"French Tech Toulouse" : bilan contrasté neuf mois après la labellisation

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Toulouse a obtenu la labelisation French Tech le 12 novembre 2014
Toulouse a obtenu la labelisation French Tech le 12 novembre 2014 (Crédits : Rémi Benoit)
À la rentrée, la "French Tech" française dressera un premier bilan d'étape, au niveau national et local, de son label destiné à promouvoir le numérique. À Toulouse, les acteurs du secteur (publics, privés et associatifs) peinent à maintenir une dynamique suffisante pour se hisser au rang des villes européennes incontournables en matière de digital. Neuf mois après la labellisation, ils commentent sans langue de bois les succès et les échecs de "French Tech Toulouse".

"Si je vous disais que je suis hyper-satisfait et que je croule sous les demandes de startups qui veulent s'installer à Toulouse, je vous mentirais !"

Avec son sourire à toute épreuve, Philippe Coste, directeur délégué French Tech Toulouse, dresse un bilan optimiste mais réaliste de la labellisation. Pour rappel, la métropole a obtenu en novembre 2014 le label qui doit lui permettre de favoriser les startups en croissance et d'attirer sur son territoire des jeunes chefs d'entreprise.

"Je ne suis pas satisfait car la tâche est immense et nous n'avançons pas assez vite. Mais French Tech Toulouse est en marche, nous force à travailler collectivement, et portera ses fruits au fur et à mesure" analyse Philippe Coste, dont le rôle est de coordonner les différents acteurs du numérique à Toulouse (publics, privés et associatifs).

À ce jour, le bilan de French Tech Toulouse est difficile à établir de manière chiffrée, le secrétariat d'État au numérique ayant prévu de communiquer de manière précise à l'automne prochain. On sait en revanche qu'à Toulouse, une entreprise, Delair-Tech, a obtenu le Pass French Tech (à titre de comparaison, il y en a 5 à Montpellier et 4 à Bordeaux).

Si certaines initiatives sont remarquables (le Salon de la Mêlée Numérique, l'Innovation Day, le FailCon Toulouse, le FabLab Festival), difficile d'établir si le label French Tech y est pour quelque chose.

Pour Édouard Forzy, cofondateur de La Mêlée Numérique, "certaines choses se seraient faites de toute façon sans le label, comme la création du Airbus BizLab par exemple. Mais le label French Tech a donné un élan, de la légitimité, et de la visibilité à la démarche."

Une meilleure visibilité à l'international

L'objectif premier du label French Tech était de doter le secteur numérique français d'une visibilité internationale et de fédérer tous les acteurs du secteur sous une bannière commune. Sur ce point-là, le défi semble (en partie) relevé. La secrétaire d'État au Numérique Axelle Lemaire est venue le démontrer lors de sa visite à Toulouse le 13 février dernier. Pour Bertrand Serp, vice-président de Toulouse Métropole en charge du...

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Commentaires
a écrit le 21/07/2015 à 9:01 :
On a créé un instrument (certes intéressant) mais on ne dispose pas d'un environnement propice pour stimuler la création de start-ups..

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