Une école de pilotage de drones s'installe à Toulouse

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Le secteur des drones a permis de créer de nombreux métiers
Le secteur des drones a permis de créer de nombreux métiers (Crédits : Rémi Benoit)
Toulouse s'apprête à accueillir une école des métiers du drone sur le site de l'aéroport Francazal. En effet, Pixiel, société nantaise spécialisée dans la fabrication de drones civils professionnels, y proposera une formation de télépilotage de drones. Objectif du PDG Moïse Rogez : "structurer rapidement la filière des drones, au vu de la croissance de ce secteur et de l'avenir du métier de télépilote".

Pilote de drones, serait-ce le nouveau métier à la mode en France ? C'est le pari de la société nantaise Pixiel, qui a décidé d'installer 5 nouveaux centres de formation aux métiers du drone sur le territoire national, dont un à Toulouse.

"Les drones civils sont un secteur à la fois créateur d'emploi et créateur de nouvelles technologies", assure Moïse Rogez, PDG de Pixiel.

Et, en effet, la Fédération professionnelle du drone civil estime à 5 000 le nombre d'emplois créés par la nouvelle filière en France, rien que pour l'année 2015. Un chiffre qui devrait être multiplié par trois ou quatre d'ici à 2020.

Pixiel, la société nantaise atterrit sur Toulouse

Pixiel est une société créée à Nantes début 2011 par Moïse Rogez, son actuel PDG. Son activité principale : créer et développer des drones civils professionnels. Elle travaille notamment avec de gros clients comme Airbus, Alstom ou encore Bouygues. Les domaines d'application des drones étant très larges, les clients de la société sont extrêmement variés, allant d'acteurs de l'audiovisuel à ceux de la cartographie, par exemple.

Profitant pleinement du développement rapide du marché, la société ne cesse de croître depuis sa création. Elle a ainsi réalisé un chiffre d'affaires d'un million d'euros en 2014. "La société connaît une croissance annuelle de plus de 100 % systématiquement, affirme Moïse Rogez, et elle ne compte pas s'arrêter là." En effet, en 2015, Pixiel a décidé de s'ouvrir à l'exportation et compte réaliser un chiffre d'affaire de deux à trois millions d'euros début 2016.

Fabriquer des drones... et former les pilotes

Mais Pixiel n'est pas qu'une entreprise créatrice de drones. Elle forme aussi de futurs télépilotes au sein de ses propres centres de formation, et c'est précisément cette activité qui la pousse vers Toulouse. En effet, le premier centre de formation dédié aux métiers du drone a vu le jour à Nantes en 2011. Étant donné la croissance du secteur et la demande croissante de télépilotes, Pixiel a décidé d'étendre ses activité de formation au pilotage dans plusieurs villes françaises. À travers ces formations, Moïse Rogez souhaite structurer complètement la filière.

"Avec ses centres de formations, Pixiel a la volonté de se rapprocher de ses clients et de créer une relation de proximité avec ces derniers. Nous voulons créer un véritable maillage national."

Les formations spécialisées dans les drones étant à ce jour très peu nombreuses, cet élargissement de l'offre est le résultat d'une véritable stratégie pour Pixiel.

Quel type de formation s'installe à Toulouse ?

Pour le PDG Moïse Rogez, le fait d'installer un centre de formation au sein de la Ville rose était une évidence.

"Toulouse ? Un bassin économique et aéronautique reconnu, qui attire forcément des entreprises comme nous."

La société souhaite faire de la métropole midi-pyrénéenne son point d'ancrage pour la région Sud-Ouest. Elle a choisi d'installer son centre de formation sur l'aéroport de Francazal.

"Cet aéroport possède déjà une aire de drones sur place, justifie le PDG de Pixiel.Il est intéressant, pour nous, d'avoir accès à cet espace de qualité. Il y aura par ailleurs trois personnes en permanence sur le site toulousain."

Implanté depuis le 13 avril, le centre de formation toulousain s'adresse aux professionnels exclusivement.

"Il n'y a pas vraiment de prérequis pour participer à nos formations ni d'âge minimum, précise Moïse Rogez, mais elles s'adressent tout de même à des professionnels, à des personnes en formation et aux entreprises qui ont besoin de télépilotes."

La formation est composée de modules théoriques et pratiques, adaptés en fonction des besoins de "l'élève". Le brevet d'ULM, indispensable pour pouvoir télépiloter, et l'apprentissage du code de l'Aviation, par exemple, sont des aspects de la théorie. Concernant la pratique, il s'agit d'apprendre à piloter un drone pour en avoir une maîtrise professionnelle, notamment au niveau de la sécurité, et d'explorer les principaux domaines d'applications des drones (l'audiovisuel, la thermographie, la cartographie et l'inspection d'ouvrage). Tout cet apprentissage est enseigné par des Intructeurs-Télépilotes, professionnels et salariés de Pixiel, ainsi que par des intervenants extérieurs à la société.

Quel est le coût pour une telle formation ? Ce dernier peut "varier de 900 à 3 000 euros" d'après le PDG de Pixiel, selon les modules choisis et la durée de la formation.

À terme, l'objectif de la mise en place d'un tel maillage de formation en France est la reconnaissance du métier de télépilote comme un vrai métier, avec notamment "la création d'un CQP (Certificat de qualification professionnelle)".

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Commentaires
a écrit le 18/01/2018 à 16:49 :
Bonjour, je suis un jeune camerounais, je vis à Yaoundé et j'ai beaucoup d'attirance pour les aéronefs plus particulièrement les drones. J'en ai meme que jai moi meme conçu, seulement j'aimerai que l'on m'aide à intégrer une école de conception des drone en Europe. J'ai longtemps fait des recherches sur le net mais j'y arrive pas Merci pour votre attention.

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