"Toulouse a besoin de bureaux neufs ! "

L’immobilier d’entreprise se porte bien dans l’agglomération toulousaine. Michèle Bellan, présidente de l’Office toulousain de l’immobilier d’entreprise (Otie) présente des chiffres en hausse, mais alerte sur le manque de bureaux neufs sur le marché.
Le tertiaire va notamment se développer au futur quartier Enova de Labège.
Le tertiaire va notamment se développer au futur quartier Enova de Labège. (Crédits : HDZ/Urbanistes Architectes)

Selon les derniers chiffres de l'Otie, le volume de transactions réalisées sur le marché toulousain de bureaux sur les neufs premiers mois de l'année est au-dessus de la moyenne de ces cinq dernières années. Est-ce une tendance de long-terme ?

On aura une belle année 2017. Sur les cinq dernières années, l'évolution est très positive. Nous avons la chance d'avoir une agglomération très dynamique, qui porte tout le marché. Je suis confiante pour l'avenir, le marché de l'immobilier d'entreprise, notamment tertiaire, va changer avec les nouvelles habitudes de travail qui se font jour. L'utilisation des bureaux ne sera plus la même. Grâce au dynamisme de Toulouse, il y aura toujours une consommation forte de bureaux, mais d'une façon différente avec ces nouvelles habitudes de travail.

 Le niveau de stock n'est-il pas trop élevé ?

Le stock n'est pas bas, mais le taux de vacance reste raisonnable. Nous avons un stock principalement de seconde main qui a du mal à s'écouler parce qu'il n'est pas adapté à la demande. Les sociétés sont aujourd'hui clairement à la recherche de locaux de qualité, de dernière génération, connectés, avec une qualité environnementale marquée, des plateaux efficaces et efficients... Toulouse a besoin de bureaux neufs ! C'est aussi pour cela que plusieurs constructions sont en cours. Le stock est principalement ancien. Il s'écoule progressivement, notamment grâce à des grandes opérations de plus de 1 000 m2 qui ont eu lieu au 3e trimestre, mais il a beaucoup de mal à baisser car il ne correspond pas vraiment à la demande.

Airbus Group vient de louer 8 400 m2 au sein du programme Galaxia. Est-ce l'aéronautique qui anime avant tout le marché ?

Évidemment, mais n'oublions pas qu'il y a d'autres secteurs d'activité, que l'on met moins en avant mais qui malgré tout existent, comme la formation, les services aux entreprises, les services à la personnes, etc.

Quid du marché des locaux d'activité et entrepôts ?

On va passer un trimestre historique sur le marché de l'entrepôt grâce aux grandes transactions  de surfaces logistiques qui sont de plus en plus présentes sur Toulouse. Évidemment, il y a eu les locaux d'Airbus, mais aussi il y en a eu dans le Nord. Le poids de la logistique sur Toulouse est de plus en plus important.

Sur quels secteurs les prochains programmes neufs de bureaux vont-ils sortir de terre ?

Des bâtiments vont fleurir à Labège, qui prépare le futur quartier Enova, mais aussi à Balma, qui continue sa progression sur ce marché. À Montaudran, nous sommes également sur du court/moyen terme. Il y a évidemment sur ce site le grand projet Toulouse Aerospace. On espère surtout que Teso (Toulouse EuroSudOuest) va arriver vite car il y a un vrai besoin dans le centre ville. L'offre n'est pas adaptée dans ce secteur.

 Comment se situe le marché de l'agglomération toulousaine au regard des autres métropoles ?

Le parc d'immobilier tertiaire de Toulouse se situe régulièrement dans le top 3 des villes de province, composé généralement de Lyon, Lille et Toulouse. La Ville rose est très bien positionnée, notamment dans les grandes transactions supérieures à 5 000 m2. Il y en a eu sept sur les neufs premiers mois de l'année, c'est un record par rapport aux autres grandes villes.

Un marché en croissance

Selon les chiffres de l'Otie présentés par sa présidente, Michèle Bellan, le marché toulousain de bureaux suit une belle progression. Sur les neuf premiers mois de 2017, il atteint 196 transactions pour 122 300 m2 (contre 150 transactions pour 61 800 m2 en sur les neuf premiers mois de 2013), bien au au-dessus de la moyenne des cinq dernières années sur la même période (182 transactions pour 99 700m2). La tendance est identique pour le marché des entrepôts, où "de plus en plus de grosses transactions ont lieu", précise Michèle Bellan.

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