"Les Français doivent accepter l'idée d'un prix à la pompe de plus en plus élevé"

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La contribution climat énergie (CCE) est l'un des principaux facteurs de la hausse du prix de l'essence.
La contribution climat énergie (CCE) est l'un des principaux facteurs de la hausse du prix de l'essence. (Crédits : Reuters)
Un mouvement de contestation citoyen, les gilets jaunes, va protester samedi 17 novembre en France à travers 1 500 points de rassemblements, notamment à Toulouse. Cette mobilisation vise à dénoncer la forte hausse des carburants ces dernières semaines, et plus particulièrement du diesel. Gilles Lafforgue, professeur d'économie à la Toulouse Business School et chercheur associé à la Toulouse School of Economics, analyse point par point la hausse du prix de l'essence et sa principale cause, la "taxe carbone" (ou CCE). Tribune d'un expert dont ses recherches portent sur l'économie des ressources naturelles, de l'environnement et du climat.

Face à la soudaine montée du prix des carburants, le mécontentement des automobilistes grandit et la révolte s'organise. Pour autant, cet épisode inflationniste n'est ni le premier, ni le dernier. Aussi compréhensibles soient les revendications des Français à ce sujet, ils doivent dès à présent accepter l'idée d'un prix à la pompe de plus en plus élevé et, plus généralement, d'une énergie d'origine carbonée de plus en plus onéreuse.

Pour en comprendre la raison, il est nécessaire d'identifier les composantes du prix des carburants qui varient au cours du temps, et connaître les raisons de leur évolution. On peut ainsi répondre à la double question de la hausse générale des prix à la pompe et de la réduction de l'avantage tarifaire dont bénéficiait jusqu'à présent, en France, le gazole face à l'essence.

Ce sont donc le prix du pétrole et les diverses taxes qui pèsent le plus sur le prix final

Pour simplifier, le prix d'un litre de carburant comprend le prix du pétrole brut (à hauteur de 26,8% du prix total en moyenne en 2018 pour le SP95 contre 28,3% pour le diesel[1]), le coût du raffinage (4,6% pour le SP95 contre 5,5% pour le diesel), le coût de la distribution (7,2% contre 7,6%) et enfin la fiscalité (61,4% contre 58,6%). Ce sont donc le prix du pétrole et les diverses taxes qui pèsent le plus sur le prix final. Ce sont également ces deux éléments qui évoluent, ou sont susceptibles d'évoluer, le plus fortement dans le temps.

La volatilité des cours du pétrole brut sur les marchés mondiaux est la principale cause de fluctuation du prix des carburants à court terme. À titre d'illustration, le prix du baril était de 69$ à la mi-août 2018. Celui-ci a grimpé jusqu'à 87$ début octobre, pour redescendre à 67$ à la mi-novembre, soit une augmentation de 26%, suivie d'une diminution de près de 23% de sa valeur en l'espace de trois mois[2]. Indépendamment de ces fluctuations conjoncturelles, la tendance sur le long terme du prix des énergies fossiles est à la hausse, poussée par une diminution des réserves économiquement accessibles et une exploitation des gisements toujours plus coûteuse.

La fiscalité sur le prix des carburants comprend trois volets. La taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques (TICPE) est une taxe unitaire constante dont le montant est inscrit dans la loi de finance de l'année en cours. En 2018, elle s'élève à 0,68€/litre pour le SP95 et à 0,59€/litre pour le diesel. Cet avantage fiscal dont bénéficie le diesel tend à s'amenuiser et il est prévu un rattrapage complet du montant du SP95 pour 2021[3]. Depuis 2014, s'ajoute à cette taxe la contribution climat énergie (CCE), assimilable à une taxe sur les émissions carbonées. Cette contribution a fortement augmenté entre 2017 et 2018 (+46%), passant de 7 centimes/litre à 10,25 centimes pour le SP95 et de 7,9 à 12,65 centimes pour le diesel[4]. Elle doit encore augmenter de 23% l'an prochain. Notons que le gazole est ici désavantagé par rapport à l'essence du fait de son contenu en CO2 supérieur. Enfin, la TVA à 20% porte sur l'ensemble des composantes que nous venons de citer. Celle-ci joue un rôle d'amplificateur des variations nominales du prix des carburants.

Manque de pédagogie sur la fiscalité carbone

En résumé, les prix à la pompe - tous carburants confondus - augmentent du fait de l'augmentation des prix du pétrole et de l'accroissement de la taxe carbone, et le prix du diesel croît plus vite que celui de l'essence en raison de l'alignement prévu des niveaux de TICPE et d'une plus forte pénalisation par la CCE. L'inquiétude des automobilistes est donc fondée. Néanmoins, leur mécontentement est accentué par trois phénomènes :

  • Le manque de pédagogie sur la fiscalité carbone. Autant la signature des Accords de Paris en décembre 2015 a suscité une forte adhésion de la part des citoyens, autant il est très difficile de leur faire accepter l'idée d'une fiscalité sur le carbone, ce qui peut paraître paradoxal. Pour rappel, à la suite de la COP 21, la France a établi une stratégie nationale bas carbone (SNBC) qui ambitionne une réduction de 40% des émissions de CO2 d'ici 2030, et l'atteinte de la neutralité carbone à horizon 2050. Pour parvenir à cette transition énergétique, les dispositifs d'accompagnement existants jusqu'alors (bonus-malus automobile, crédits d'impôt et autres formes de subventions pour l'amélioration de l'efficacité énergétique, etc.) ne suffisaient plus[5]. À l'image de ce qui s'est fait dans d'autres pays européens (pays scandinaves, Irlande, RU, Suisse...), une taxe carbone (la CCE précédemment citée) a donc été instaurée par anticipation dès 2014... dans la quasi indifférence générale. En effet, celle-ci a été introduite à un niveau initial très faible (7€/tCO2) et alors que les prix du pétrole étaient au plus bas, ayant donc des effets peu visibles sur le prix des énergies fossiles. Pourtant, son principe de progressivité était acté dès le départ, et les montants qu'elle atteint aujourd'hui, déjà prédéterminés. Plus d'informations sur ce dispositif aurait donc permis à la population de s'habituer à l'existence de cette nouvelle taxe dans leur paysage fiscal, et à en anticiper l'évolution sur leur pouvoir d'achat. De plus, des doutes subsistent auprès de cette même population quant à l'utilisation des recettes fiscales générées par cette taxe, sensée pourtant contribuer au financement de la transition énergétique.

  • Le système de bonus-malus automobile. Créé en 2007 à la suite du Grenelle de l'environnement, ce dispositif avait pour but de rediriger les acheteurs de véhicules neufs vers des modèles moins émetteurs de CO2. Les taux d'émissions étant proportionnels aux niveaux de consommation des véhicules, et les voitures fonctionnant au gazole consommant en moyenne moins que les modèles essence équivalents, le système s'est donc transformé en un vaste plan de subventions du diesel en France. Déjà avantagés par une plus faible fiscalité sur les carburants, la part des véhicules diesel a atteint 62% du parc automobile français en 2016[6]. Ce sont ces mêmes modèles qui, pour d'autres raisons environnementales - leur taux élevé d'émissions de particules fines et de NOx qui contribue à la pollution de l'air en zones urbaines - sont aujourd'hui pénalisés.

  • Le manque de visibilité dans les mesures d'accompagnement. Les plus touchés par la hausse des prix du carburant sont sans nul doute les ménages les plus démunis et/ou les plus dépendants des énergies fossiles (i.e. ceux dont la part des dépenses énergétiques dans le revenu est la plus forte). À ce sentiment d'injustice s'ajoute l'incompréhension de ces mêmes personnes face à l'exonération de CCE de certains secteurs[7]. Dans l'urgence, le gouvernement a annoncé des mesures spécifiques d'accompagnement. Mais à l'heure où ces lignes sont écrites, celles-ci restent encore trop peu précisées, et leur durée d'action trop incertaine, pour réellement permettre l'adhésion de la population à la fiscalité carbone.

La taxation des énergies carbonées à des niveaux qui croissent au cours du temps, entraînant une hausse de leur prix, reste le moyen le plus efficace pour envisager de réduire leur utilisation (et donc les émissions de CO2). En ce sens, le dispositif mis en place par la France constitue une véritable avancée. Tout l'enjeu à présent consiste à convaincre la population pour qu'elle l'accepte !

[1] Calculs d'après les données de l'UFIP (https://www.ufip.fr/). Ces parts incluent les marges des différents intermédiaires.

[2] L'évolution corrélée de l'euro face au dollar atténue partiellement ces variations sur le marché français puisque mesuré en euros, le prix du pétrole a alors augmenté de 21% puis diminué de 19% sur les mêmes périodes.

[3] Plus d'informations sur le site ministériel https://www.prix-carburants.gouv.fr/rubrique/documentation/

[4] Ses valeurs sont calculées à partir deux types de données : le taux d'émission de CO2 de chaque type de carburant et le montant officiel de la taxe carbone. Le SP95 émet 2,3kg de CO2 par litre et le diesel, 2,6kg. La taxe carbone était de 30,5€/tCO2 en 2017, contre 44,6€ en 2018. Son montant doit augmenter à 55€/tCO2 en 2019. Il est prévu qu'il augmente encore dans les années à venir - afin de faire respecter les engagements de réductions des émissions de CO2 que s'est assignée la France - mais les niveaux sont encore à l'étude.

[5] Dans la théorie économique, ces dispositifs sont qualifiés de « second rang » car ils ne portent pas directement sur le bien économique à l'origine de l'externalité environnementale, c'est-à-dire les énergies fossiles. Ils sont donc moins efficaces qu'un instrument dit de « premier rang », par exemple une taxe carbone, pour réduire les émissions de C02. Mais ils bénéficient d'une meilleure acceptabilité sociale.

[6] Source CCFA (http://www.ccfa.fr/)

[7] Sont exonérés de CCE les entreprises déjà actrices sur le marché européen des permis d'émission (EU-ETS) et, pour préserver leur compétitivité, les entreprises à forte intensité énergétique, i.e. dont les dépenses énergétiques sont supérieures à 3% de la valeur de la production.

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Commentaires
a écrit le 20/11/2018 à 11:24 :
Travaillant en société unipersonnelles j'ai été poussé à prendre en LDD un Diesel (en 2016!) par les incitations fiscales, alors que j'avais acheté mon premier hybride Prius en 2008. A l'époque pour un véhicule de société un hybride était beaucoup moins intéressant financièrement qu'un Diese (non récupération de la TVA sur le SP 95 et même pas sur l'E10. Bravo le lobby des constructeurs fanco-allemands!

Arrivant au bout de mon LDD je vois qu'il est possible de revenir plus écolo : la TVS est devenue plus importante pour les diesels que pour les hybrides. Il faut encore amotir le différentiel de récupération TVA: 20% en 2018 pour le SP ou l'E10,au lieu de 80% pour le diesel. PAr contre impossible de rouler avec du Superethenol 85 (pas de garantie constructeur!!!) et les hybrides rechargeables sont juste un vitrine. A quand un développemnt de l'hybriderechargeable + roulant à l'ethanol (CF Bresil, USA) ( autonomie 5 fois plus grande que les électiques actuels? Il faudrait une obligation de grantie sur ce carburant (rôle de l'Etat mais il joue un double jeu avec la TIPP et la taxe carbone: bcp de revenus qui ne vont pas à la transtion énergétique!
a écrit le 16/11/2018 à 22:26 :
La taxe carbone sur le gaz (TICGN) qui augmente petit à petit, comme dit dans le texte pour les carburants, est arrivée à 20% du kWh gaz HT, partie de pas grand chose la première année (1er avril 2014), sera à 50% en 2022. Je suis à 6MWh/an, à 18°C, je teste 17°C cet hiver, voir comment ça baisse (en facture et donc en CO2 émis, effort écologique de ma part), l'an prochain, si c'est significatif, je passe à 16°C, avec un tricot ça doit aller (à 18° suis souvent en short/TShirt), il faut réduire le CO2 ! (les camions aussi) A quand la TICGN deux ou trois fois le prix du gaz ? Les chaudières fioul jetées et remplacées par du gaz c'est une très mauvaise idée d'aider les gens pour ça, une impasse ! Même bio (fermentation de déchets, y en aura pas pour tout le monde). 4 millions de pompes à chaleur (à la place du fioul) ça va consommer combien d'électricité ?
Ma 208 consomme 4,02L/100 pour 3L officiels mais mon mini est de 3,6L/100 en Suède sur longues routes à 70km/h (y a aussi du 80km/h) sur routes double largeur des nôtres), je contribue donc peu au CO2. Je vais acheter du pain, et le Canard le mercredi, à pieds en ville 5km A/R, 45min à allure soutenue même en montée au retour (mais je dégage du CO2 en respirant :-) ).
Le pétrole à 60$, pourquoi ne serait-il pas venu 300$, étant un produit fossile ? Certains puits amortis le produisent à quelques $/baril. Les producteurs seraient richissimes et on paierait le "vrai" prix de la rareté à venir.
a écrit le 16/11/2018 à 18:31 :
Il existe des voitures à air comprimé produites en France, mais taxer l'air pour l'État c'est délicat ! Donc ce dernier n'en veut pas. voir MDI sur le net.
Réponse de le 16/11/2018 à 22:31 :
L'air comprimé n'est qu'une source d'énergie secondaire. Pour faire de l'air comprimé il faut une source primaire
a écrit le 16/11/2018 à 18:13 :
cette contestation va bien au delà du simple prix du carburant : CSG , gel des salaires et retraites , contrôle technique etc.. ; dans les campagnes le carburant cher ou pas cher les gens ont besoin de circuler : fermeture de services publics ,de commerces , pertes de médecins etc... cette soi- disant transition énergétique est un truc de bobos citadins loin des réalités ,les taxes ne sont pas une réponse à tous les problèmes surtout quand elles sont sélectives (avions ? bateaux ?)
a écrit le 16/11/2018 à 18:08 :
Pour régler le changement climatique il n'y a qu'une seule solution : c'est de consommer rapidement tout le pétrole de la planète. Il ne faut PAS réduire la consommation de pétrole, donc ne surtout pas augmenter les prix. De toutes façons, le changement climatique est enclenché et rien ne le ralentira, alors autant en finir rapidement avec le pétrole.
Réponse de le 16/11/2018 à 20:47 :
N'avez vous pas remarqué que depuis 45 ans, il reste toujours pour 40 ans de pétrole (alors que la consommation mondiale en a considérablement augmenté) ? Tout simplement parce que de la réserve pétrolière, ça se fabrique, en prospectant mais aussi en faisant évoluer les techniques d'extraction, par exemple en améliorant les taux de récupération des gisements existants. Du pétrole, il en reste probablement pour plusieurs siècles, et lorsqu'on finira par arrêter d'en extraire parce qu'on en n'aura presque plus besoin (à part pour faire un peu de plastique neuf), il en restera encore 80 à 90% sous terre.
a écrit le 16/11/2018 à 17:53 :
Nous n'avions pas de pétrole mais avions des idées, le nucléaire en faisait parti... mais rien pour le remplacer! L'excuse est le changement climatique et la privatisation des moyens!
Réponse de le 16/11/2018 à 20:48 :
eh oui, on n'a même plus d'idées. Quand on vous dit que le niveau baisse...
a écrit le 16/11/2018 à 17:09 :
Encore un expert pointu qui nous explique que le prix du pétrole va augmenter(monsieur irma) et que la hausse des taxes est inévitable(pourquoi???).Jamais rien lu de plus stupide.Le problème vient de la forte pression démographique:plus on est nombreux,plus la pollution augmente.Si on veut baisser la pollution,on arrete les grandes messes internationales,les déplacements mémoriels a 40 bagnoles,les compétitions auto,la patrouille de France etc...On ne s'attaque pas au petit travailleur dans sa clio a la campagne
a écrit le 16/11/2018 à 16:34 :
On va évidemment vers un baril à 100 $ (cela ne se discute même pas) sous deux/trois ans, et donc cela va faire mal aux français et à leurs portefeuilles: on le sait, c'est une donnée. La question est que fait-on avec les taxes qui sont recueillies, et comment prépare-t-on l'avenir: et c'est là que nous sommes dans un trou noir...Si nous n'arrivons pas à rendre notre dépense publique efficace, les français ne l'accepteront jamais!
Réponse de le 16/11/2018 à 20:53 :
on a survécu au pétrole à 150$ en 2008 (avant qu'il retombe à moins de 30$ après la crise financière). L'expérience montre donc que le brut peut redescendre (il est d'ailleurs dans une phase descendante), contrairement, malheureusement, aux taxes qui, rappelons-le, constituent de loin l'essentiel du prix des carburants...
a écrit le 16/11/2018 à 16:12 :
Il ne faut pas oublier que la taxe carbone impacte aussi le coût de toutes les énergies (gaz électricité) payé par les consommateurs mais pas le transport maritime et aérien. Si l'on ajoute l'explosion à venir de la TGAP (taxe générale sur les activités polluantes ) qui impacte sur la taxe sur les ordures ménagères. On a les taxes mais qu'en est-il des résultats? Il faudra faire un jour un audit sérieux des investissements verts et de leurs effets
a écrit le 16/11/2018 à 15:55 :
Moi je n’accepte pas cette idée car elle va renchérir non seulement les coûts de déplacement, mais aussi ceux du transport des marchandises et qui va payer tout cela, je vous le donne en mille : le consommateur !!! Ce Pays va vraiment entrer dans une civilisation de décroissance avec de moins en moins de gens capables de s’en sortir....
Réponse de le 17/11/2018 à 11:19 :
De grè ou de force il a falloir accepter l'essence de plus en plus cher que ce soit par l'augmentation du prix du baril ou par les taxes ,la ressource n'étant pas inépuisable, sans même parler du réchauffement climatique. Le retour aux tickets de rationnement comme pendant la crise de Suez n.est pas impossible. Il va falloir changer les modes de vie ou disparaître de la surface de la planète ....
a écrit le 16/11/2018 à 15:38 :
MRS les journalistes pourquoi avez vous cache que la sUbvention pour changer les fenetres etait supprimee RESULTAT LE GOUVERNEMENT annonce pour 500 m de primes voiture MAIS repique 800 m sur les fenetres ??????
a écrit le 16/11/2018 à 15:38 :
Pour changer il faudrait déjà indiquer comment seront produit toute l'électricité et/ou l’hydrogène nécessaire à de nouveaux véhicules.
Réponse de le 16/11/2018 à 15:55 :
si tous les Français passaient au véhicule électrique, il n'y aurait pas assez de centrales nucléaires dans le monde pour approvisionner la France !! et la pollution des éoliennes ? et le kérosène non taxé ? et les bateaux de croisière ? et le fait que tous les moteurs électriques seront fabriqués en chine, (qui depuis ce mois ci s'est vantée d'avoir mis la main sur toutes les terres rares !!)
a écrit le 16/11/2018 à 15:35 :
L'énergie n'est pas taxée du tout : zéro, il faut la taxer et tout et tout sera résolu. Note n° 6 du CAE. Qui le comprendra enfin ?
a écrit le 16/11/2018 à 15:30 :
Macron Le Taxo, a pour le moment de la chance d'avoir des nuls, ou has been, ou fou-furieux dictateur, en face. Si Valérie Pécressei et Marion Le Pen, émergeaient du verrouillage, l'espoir serait " quelque peu " permis.
a écrit le 16/11/2018 à 15:18 :
Quand "la conversion " sera presque achevée, les 60 Milliards d'eur/An de TAXES seront basculées intégralement sur les autres motorisations, Y COMPRIS MOTEURS A EAUX USEES. Qui est assez naif pour croire le contraire ?
a écrit le 16/11/2018 à 15:14 :
"Plus d'informations sur ce dispositif aurait donc permis à la population de s'habituer à l'existence de cette nouvelle taxe dans leur paysage fiscal, et à en anticiper l'évolution sur leur pouvoir d'achat."
Vous pensez bien que le gouvernement s'est abstenu de faire de la publicité là-dessus, car dans le cas contraire, devant la perspective d'un prix à la pompe dépassant les 2 euros, les Gilets jaunes auraient donné de la voix bien plus tôt !
a écrit le 16/11/2018 à 15:11 :
Ce n'est pas qu'une question de pédagogie. Je dirais même que celle-ci est pratiquement inutile. Quand on affirme qu'on met en place la taxe carbone pour développer les alternatives au pétrole, il faut investir dans ces alternatives, pas se contenter de rendre le pétrole plus cher. Il faut juste ne pas mentir aux Français. Ne pas se servir du prétexte de l'écologie pour les ponctionner un peu plus et payer d'autres promesses, comme la fin de la TH ou la fin de l'ISF.
Quand les diligences ont disparu au profit des voitures, ce n'est pas en augmentant le prix des chevaux qu'on a accompli ce saut technologique, mais parce que la voiture offrait plus d'avantages réels que la diligence. Si pour l'instant, le VE ne perce pas, c'est parce que la technologie n'est pas mature (problèmes autonomie et temps de recharge). Il faut forcer la R&D dans ce domaine. Raison de plus pour ne pas utiliser la taxe carbone juste pour boucher le trou du budget.
Réponse de le 16/11/2018 à 21:28 :
Oui mais non... même si on basculait la totalité de la fiscalité énergétique (40 à 50 milliards par an) de notre seul pas, on serait loin de couvrir le besoin. Et même en admettant qu'on arrive à résoudre les problèmes d'autonomie et surtout de temps de charge des voitures électriques (400 km d'autonomie peuvent être suffisants -c'était l'autonomie des voitures thermiques il y a 30 ans - s'il ne faut pas plus de 10mn pour recharger-ce qui suppose aussi de trouver partout une borne de charge libre et en état de marche à proximité), l'infrastructure électrique à développer donne le vertige. Il y a actuellement en France une 32,5 millions de voitures particulières ; et il y a actuellement une borne de recharge pour 6 voitures électriques en circulation (ce qui fait que leurs utilisateurs n'ont guère de mal à en trouver une de disponible actuellement). Une telle proportion conduirait à déployer 5 millions de bornes pour 30 millions de VE. Or recharger une batterie de 60kWh en 10 minutes suppose une puissance par borne de 360kW (en négligeant encore les pertes thermiques) soit... la puissance de 1100 EPR si toutes les bornes doivent pouvoir fonctionner simultanément. Avec un système d'information intelligent qui permettrait de guider les voitures vers la borne libre la plus proche, on peu sans doute réduire leur nombre à 750000-1million. En supposant aussi qu'en moyenne ces VE n'aient pas besoin de plus d'une charge par semaine (et donc ne parcourent pas plus de 2-300 km par semaine), et qu'enfin leurs utilisateurs acceptent qu'une recharge dure 1h, on pourrait se contenter de 180000 bornes de 60kW, mais qui fonctionneraient H24 (ce qui exclut les renouvelables intermittents pour les alimenter), et même dans cette situation très optimisée, il faut encore 8 EPR pour couvrir le besoin... Et des milliers de lignes à haute tension à construire pour acheminer toute cette électricité...
a écrit le 16/11/2018 à 15:07 :
Les Français en France, pas ceux nombreux vivant dans les pays au coût de la vie réduit
a écrit le 16/11/2018 à 14:51 :
De la pedagogie !!!!!!!!!!la meilleure pedagogie serait de montrer l'exemple !!!!

ex du tres mauvais EX de MR MACRON Combien a coute en € ET polution +++++le deplacement de MR Macron sur le porte avion pour un enfumage d'une 1/2 H ??

LE RETOUR à vide d(un tokio paris de mr PHILIPPE

DE FAIRE decoller des helicoS pour un lacher d'ours du MINISTRE DE L'ECOLOGIE alors que les journalistes sont monté à pied

TOUS LES JOURS NOS POLITIQUES SE MOQUENT DE NOUS Quand à l'auteur il ne gagne pas le smig !!!!!!
a écrit le 16/11/2018 à 14:45 :
Non, quand la hausse du carburant vient des taxes pour financer de grotesques lobbies écolo, ce n'est en aucun cas justifié. Il y a mieux à faire en s'attaquant au fuel soufré des containers sur mer, dont les 40 premiers polluent autant que la totalité du parc automobile mondial. Ces arguments écolos sont une fumisterie, pour débiles à deux neurones.
a écrit le 16/11/2018 à 14:22 :
Le parler vrai sort de votre bouche. Il faudra revenir peu à peu aux années 60 où les gens partaient une fois par an en vacances et encore pas tout le monde, pas de week-end à la campagne ou à la mer. il y avait dans les petits appartements souvent qu'un seul poêle pour chauffer le tout.Et pourtant les gens étaient heureux....
a écrit le 16/11/2018 à 14:13 :
les français sont résignés depuis longtemps à payer un prix des carburants beaucoup plus élevé que son prix réel de revient. Et paradoxalement (en apparence) c'est quand le baril est au plus cher que la proportion (et non le niveau !) des taxes est la plus basse. La France a depuis toujours une fiscalité sur les carburants très lourde, malgré une pause d'une dizaine d'années. On peut imaginer qu'une fiscalité qui suivrait la moyenne européenne (qui monte régulièrement et où un certain rééquilibrage entre les différents carburants s'opère) ne causerait pas de remous considérables. Le problème français actuel est la boulimie sans précédent en la matière de l'actuel exécutif. Il n'y a eu qu'une seule fois dans le dernier demi-siècle une hausse de taxes comparable à celle qui nous a été infligée le 1er janvier dernier (et qui s'apprête à nous être infligée à nouveau en 2019), c'était en 1993 à l'arrivée de Balladur-Sarkozy dans un contexte de chute dramatique des recettes budgétaires : +42ct (de franc) sur l'essence (et seulement +4ct sur le gazole car l'exécutif d'alors voulait favoriser l'industrie automobile française qui était très en pointe sur le gazole). Et c'était dans un contexte de prix du baril très faible (environ 20$). Sur cette question, notre gouvernement, qui a d'ailleurs fortement aggravé la trajectoire de hausse de la CCE votée sous la précédente législature, fait clairement sur cette affaire une politique qu'on peut qualifier d'extrémiste. Avec sans doute en toile de fond le fait qu'il a besoin de ces recettes pour tenir ses budgets (le rendement de l'IS tendant à s'amenuiser) sans s'attaquer à la dépense publique et sociale. Autrement dit il doit espérer en secret que la consommation de carburants ne baissera pas trop à cause de ces taxes... C'est simplement un problème d'optimisation de rendement fiscal : trouver le bon niveau de taxes pour maximiser les rentrées (puisqu'au delà d'un certain niveau leur rendement diminue). Et les carburants est un terrain plus facile que l'impôt sur le revenu pour lequel il existe deux taux pour lesquels le rendement fiscal est nul : 0% (facile à comprendre) et 100% (tout le monde se débrouille pour ne plus avoir de revenu).
a écrit le 16/11/2018 à 13:36 :
Il n'y a pas d'alternative !

"There is no alternative" https://fr.wikipedia.org/wiki/There_is_no_alternative
a écrit le 16/11/2018 à 12:59 :
Il faudra accepter alors sans alternative crédible qu'on se déplace moins : le rayon de recherche de travail autour du domicile se réduira, les zones de chalandises autour des centres commerciaux se réduiront également, les déplacements pour un week-end au vert ou sur le littoral se réduiront. Il faut accepter les conséquences de ce renchérissement du pétrole et pas simplement dire qu'il va falloir payer plus le pétrole dans un contexte de budget restreint et de très faible voire inexistante augmentation du pouvoir d'achat.
Réponse de le 16/11/2018 à 15:22 :
Telles seront, et sont déjà, les conséquences. BIEN VU.

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