Sommet économique du Grand Sud. Christian Gollier (TSE) : "Un outil de coordination interrégionale"

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Christian Gollier, directeur de la Toulouse School of Economics (TSE)
Christian Gollier, directeur de la Toulouse School of Economics (TSE) (Crédits : Rémi Benoit)
Lors du Sommet économique du Grand Sud qui aura lieu le 3 novembre à Toulouse, Christian Gollier, directeur de la Toulouse School of Economics (TSE), prendra la parole avant le début des tables-rondes. Une intervention au cours de laquelle il souhaite insister sur l'importance d'une politique de prospective.


Le sommet du 3 novembre débutera par le discours d'ouverture du député-maire de Toulouse et président de la Communauté urbaine du Grand Toulouse, Pierre Cohen. Suivront les propos introductifs de Christian Gollier qui a accepté de répondre à nos questions en prévision de l'événement.

En quoi un tel sommet est-il nécessaire pour le développement économique de nos régions?
Un événement comme celui-ci est très intéressant car les régions sont trop petites pour traiter des problèmes d'infrastructures comme la LGV par exemple. Les rencontres sont nécessaires car il est très important d'avoir des structures de gouvernance adaptées aux enjeux. Dans cette perspective là, le sommet économique du Grand Sud suscite des attentes.

Qu'attendez-vous justement de cette journée du 3 novembre ?
Je souhaite qu'il aide à mettre en place les outils de coordination interrégionale qui permettront d'avoir des systèmes de décision plus efficaces. Ce sommet doit amener tous les acteurs à réfléchir sur le long terme et à dépasser les habitudes d'analyse qui consistent à réagir à l'actualité, dans l'immédiateté, sans mise en perspective.

Sur quoi allez-vous mettre l'accent lors de votre intervention?
Sur l'importance des infrastructures pour le développement des régions. Et les infrastructures constituent une problématique de long terme. Lorsque l'on observe les régions qui se sont développées ou non au cours de l'histoire, ce sont toujours des décisions coûteuses sur le moment qui ont permis le développement. Il faut une politique de prospective, une politique visionnaire. Il faut que les réorientations de politique ou de budget soient réfléchies sur le long terme car des décisions à court terme peuvent avoir de grosses conséquences sur le futur.

Propos recueillis par Paul Périé

En photo : Christian Gollier, directeur de la Toulouse School of Economics (TSE) (© Rémi Benoit)

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