Bertrand Monthubert, président de l'Université Paul Sabatier, démissionne

 |   |  347  mots
Bertrand Monthubert, le président de l'Université Paul Sabatier, démissionne et rejoint Carole Delga
Bertrand Monthubert, le président de l'Université Paul Sabatier, démissionne et rejoint Carole Delga
Président de l'université Toulouse 3 - Paul Sabatier, Bertrand Monthubert a présenté sa démission ce jeudi 24 septembre. Membre du Parti Socialiste, il rejoint la liste de Carole Delga pour les élections régionales et travaillera pour Thierry Mandon, le secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur. Sa démission sera effective le 1er octobre.

Président de l'université Toulouse 3 - Paul Sabatier depuis mai 2012, Bertrand Monthubert démissionne quelques jours après la rentrée universitaire. Après un exercice "passionnant", "exigeant" et "stimulant", pendant lequel l'universitaire a mené plusieurs chantiers difficiles, "de la réorientation de l'IDEX jusqu'aux questions budgétaires", Bertrand Monthubert a choisi de revenir en politique.

Coprésident du conseil scientifique du PS depuis 2012, ce mathématicien avait auparavant occupé le poste de secrétaire national en charge de l'enseignement supérieur et de la recherche pendant 4 ans.

Deux raisons expliquent ce "choix très difficile". La première est politique. Membre du Parti Socialiste, il rejoint la liste de Carole delga.

"La candidate qui représentera la majorité m'a fait l'honneur de me faire figurer en bonne position sur la liste de la Haute-Garonne. À ce titre et à cette place, je contribuerai à ce que les enjeux de l'enseignement supérieur et de la recherche soient portés à leur juste place dans notre nouvelle région", explique-t-il dans sa lettre de démission.

Chargé de mission auprès du secrétaire d'État à l'enseignement supérieur

La seconde raison est "intellectuelle". Rapporteur de la stratégie nationale pour l'enseignement supérieur, Bertrand Monthubert a remis un rapport, avec Sophie Béjean, le 8 septembre dernier au président de la République.

"Celui-ci a souhaité que cette stratégie se traduise concrètement et rapidement dans les faits, et le secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur et à la recherche, Thierry Mandon, m'a demandé de travailler à la mettre en œuvre", poursuit Bertrand Monthubert, qui occupera bientôt le poste de chargé de mission.

Alors que ces nouvelles fonctions "imposent des obligations d'engagement fort", Bertrand Monthubert ne souhaite pas "cumuler ces engagements avec celui de président d'université" car "les deux investissements, personnels comme professionnels, ne sont pas compatibles".

Sa démission, qui interviendra le 30 septembre au soir, entraînera la dissolution des conseils universitaires. Un administrateur provisoire sera nommé par la rectrice pour organiser les élections et assurer la bonne marche de l'université dans la période de transition.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :