IoT Valley : le Sicoval ne veut pas se restreindre à l'internet des objets

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Alain Serieys, vice-président du Sicoval
Alain Serieys, vice-président du Sicoval
Alain Serieys, vice-président du Sicoval, est délégué à la politique d'aménagement du territoire de l'espace et de l'habitat. Pour lui, le projet d'Iot Valley porté par Ludovic Le Moan et l'association ne doit pas concerner seulement les entreprises des objets connectés. Interview.

Où en sont les discussions sur le projet immobilier de l'IoT Valley ?

Nous sommes en négociation mais le Sicoval envisage d'élargir le positionnement du projet. C'est pourquoi nous parlons plutôt de village numérique que d'IoT Valley. Le projet concernera les objets connectés, mais pas seulement. Sur ces 8 hectares, nous envisageons de positionner le siège de Sigfox, bien sûr, mais aussi la nouvelle pépinière du Sicoval dédiée au numérique. Nous travaillons aussi sur des projets de santé connectée et de retail. Nous avons enfin un projet d'implantation de showroom avec la Région.

En élargissant le projet à l'ensemble du secteur du numérique, ne craignez-vous pas de perdre la puissance de frappe de Sigfox ?

Nous nous faisons accompagner depuis six mois par deux cabinets de conseil. L'un spécialisé en développement économique (Sémaphores), l'autre sur le numérique (Praxidev). Nous sommes arrivés à la conclusion que développer une stratégie mono produit, uniquement dédiée à l'internet de objets, serait mortelle pour le territoire. Nous avons conscience que le développement de Sigfox peut aller très vite, mais nous avons d'autres demandes.

L'architecte Jean-Paul Viguier a déjà présenté un dossier immobilier à la demande de l'IoT Valley. Qu'en pensez-vous ?

C'est aller un peu vite en besogne ! J'ai vu les grandes lignes de ce projet et, pour l'instant ,il n'a lancé que l'ébauche de grands projets d'aménagement. Nous sommes loin de le valider. Nous avons la réactivité pour nous adapter à la réalité du monde de l'entreprise mais le problème est de savoir qui va payer ? Leur modèle ne leur permet pas de payer l'immobilier au prix du marché. Et donc, à un moment, le modèle économique prime.

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