Biznext : oui, les "sauvages" du numérique obéissent eux aussi à des règles du jeu

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Willy Braun, cofondateur du fonds de capital-risque Daphni.
Willy Braun, cofondateur du fonds de capital-risque Daphni. (Crédits : DR)
Qui sont ces "sauvages" du numérique qui viennent bousculer les modèles établis ? Pour Willy Braun, cofondateur du fonds de capital-risque Daphni, ces nouveaux acteurs, s'ils n'obéissent pas aux règles économiques traditionnelles, se sont néanmoins fixé leurs propres principes : le mouvement permanent, l'ouverture, la transparence et l'international. Décryptage avec Willy Braun, qui interviendra lors de Biznext, le 16 décembre à Toulouse.

Quand d'autres les qualifient de "barbares"Willy Braun, lui, les surnomme les "sauvages". Pas pour tirer à boulets rouges sur ces nouveaux acteurs du numérique qui viennent bousculer les structures économiques traditionnels, mais pour souligner leur singularité. "Ils n'obéissent pas aux règles que nous nous imposons nous", constate le cofondateur du fonds de capital-risque Daphni. Ce qui ne signifie pas pour autant qu'ils évoluent dans un monde sans règle. Bien au contraire. Willy Braun se prête d'ailleurs à un périlleux exercice de style consistant à lister, justement, les nouvelles règles du jeu économique liées à l'irruption de ces acteurs du numérique.

Avec un premier principe : celui du mouvement permanent.

"'S'arrêter, c'est mourir' : cela pourrait être la devise de ces nouveaux acteurs, assure-t-il. Ces sociétés sont en permanence en train de se réinventer. Auparavant, les entreprises pouvaient rester un peu en vase clos. Aujourd'hui, les produits doivent évoluer en permanence pour s'adapter aux besoins. D'une ère du segment marketing, nous sommes passés à l'ère de la personnalisation."

Faisant de l'innovation un socle stratégique, les acteurs du numérique se sont ainsi construits en plaçant le client au centre du jeu.

Un modèle de "plateforme"

Autre principe : l'ouverture et la transparence. "Ces acteurs mettent en place une organisation horizontale, une hiérarchie moins stricte, analyse Willy Braun. Cette organisation interne permet une prise de décision plus rapide." De même, ces fameux "sauvages" développent des collaborations en externe, sur un modèle de "plateforme".

"Ils font des alliances avec la multitude, c'est-à-dire avec les consommateurs, explique Willy Braun. Ils cherchent à comprendre leurs habitudes et leurs usages, de façon à pouvoir s'adapter en temps réel."

Cette alliance se double d'un rapprochement avec d'autres créateurs de services, qualifiés de "sur-traitants".

Enfin, dernier principe sur lequel se base leur modèle : l'international.

"Même de très jeunes entreprises comprennent la nécessité d'aller très vite à l'export", constate Willy Braun.

Une stratégie qui les pousse à rechercher des structures adaptées, moins figées et plus évolutives. "La démarche internationale est par ailleurs gourmande en capitaux et nécessite de recruter des collaborateurs issus de cultures différentes", ajoute le cofondateur de Daphni.

"Celui qui s'arrête est condamné"

Willy Braun l'assure, ce phénomène concerne tous les secteurs d'activités.

"Même des industries très capitalistiques comme l'aéronautique et le spatial peuvent voir leur façon d'opérer bouleversée", estime-t-il.

Mais alors, comment doivent réagir les acteurs économiques traditionnels face à cette nouvelle donne ? "Le pire serait d'arrêter de bouger !, martèle-t-il. Il faut qu'elles mettent l'innovation et le client au centre de leur stratégie". Car le cofondateur de Daphni l'assure : "Celui qui s'arrête est condamné".

Pour écouter et échanger avec Willy Braun, rendez-vous à Biznext le 16 décembre. Les inscriptions se font ici.

Découvrez également une présentation de cette soirée et les nominés de la remise de prix ici.

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