Toulouse Métropole : 500 millions d'euros jusqu'en 2020 pour devenir une smart city

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Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, hier soir au Quai des Savoirs
Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, hier soir au Quai des Savoirs (Crédits : Fred Lancelot)
Un an quasiment jour pour jour après le lancement officiel de la démarche smart city, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, a dévoilé mercredi 9 décembre lors d'un point d'étape au Quai des Savoirs son schéma directeur pour transformer la Ville rose en "Open Métropole" d'ici à 2020.

Il aura donc fallu un an, la consultation de 350 citoyens, la mobilisation de plus de 80 entreprises, clusters et groupements et l'implication d'une trentaine de sociétés pour élaborer ce schéma directeur de la Smart City. "Je crois beaucoup au dialogue permanent avec les citoyens pour la définition des politiques publiques. L'esprit smart city invite les élus à dialoguer et c'est dans cette démarche que nous avons travaillé", a introduit mercredi 9 décembre Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, au Quai des Savoirs.

500 millions d'euros jusqu'en 2020

La ville intelligente de demain, l'"Open Metropole", devra donc être ouverte et collaborative, et pour prendre corps, elle bénéficiera d'une enveloppe de 500 millions d'euros d'ici à 2020.

"Nous avons accolé le principe de smart city à notre plan pluriannuel  d'investissements d'1,5 milliard d'euros. Un tiers de ce budget, soit 500 millions, relève totalement de la démarche smart city", a annoncé Jean-Luc Moudenc.

Le fléchage de cette enveloppe est par ailleurs déjà arrêté. Toulouse Métropole prévoit en effet d'en mobiliser la moitié, soit 250 millions d'euros, pour financer des projets structurants tels que les nouveaux quartiers Toulouse Montaudran Aerospace (TMA) et le futur quartier de la gare LGV, Toulouse EuroSudOuest (TESO). Les 250 millions d'euros restants seront quant à eux utilisés pour améliorer les questions de mobilité, d'efficience énergétique et d'e-citoyenneté.

Pour financer sa ville du futur, Toulouse Métropole mise aussi sur les financements privés. "Dans le cadre des projets H2020, nous espérons décrocher des crédits privés supplémentaires de l'ordre de 200 millions d'euros auprès des industriels", ajoute Bertrand Serp, vice-président de Toulouse Métropole en charge de l'économie numérique et robotique, et par ailleurs président d'Open Data France.

Une smart city dernière génération

Les principes de cette smart city nouvelle génération sont donc basés sur un schéma directeur à co-construire avec les industriels, les startups et les citoyens.

"Nous avons travaillé depuis un an avec tous les services de la ville, mais aussi avec les communes de la métropole ainsi que les sociétés d'aménagement public comme Europolia et Oppidea, et cela nous différencie de nombreux autres schémas directeurs", pointe Caroline Lapelerie, directrice "Recherche Innovation Filières" à Toulouse Métropole et cheffe du projet "smart city".

Le principe d'un territoire d'expérimentation avec des startups et des consortiums de petites et grandes entreprises est également acté. Une dizaine de startups sera ainsi accompagnée chaque année.

Ce schéma affiche cinq grandes ambitions à déployer d'ici à 2020 pour transformer Toulouse en "Open Metropole" : "une ville adaptable, efficiente et respirable", "une mobilité plus simple et fluide", "une métropole internationale et ancrée dans ses racines", "une ville du bien-vivre plus chaleureuse et intergénérationnelle" et "une ville plus belle, propre et sûre".

15 grands chantiers à déployer

Pour concrétiser ses ambitions, Toulouse Métropole a annoncé la mise en œuvre de quinze grands chantiers. Ils concernent :

  • Une implication et une interactivité renforcée avec les citoyens, grâce à des outils de concertation et de consultation.
  • La promotion des initiatives citoyennes et entrepreneuriales, dont l'objectif est de valoriser et de développer les actions proposées ou portées par des citoyens ou collectifs.
  • Le développement d'une Data plateforme autour des données publiques ouvertes. Toulouse délivre des informations aux citoyens, à propos du tourisme, de la mobilité, des travaux sur la voie publique et des e-services.
  • En projet également, le déploiement des objets connectés pour faciliter la vie quotidienne en matière d'habitat et de transports en commun.

"Pour une mobilité optimisée"

  • La création d'une dizaine de hubs multimodaux, qui s'apparenteront à des "places de villages" pour faire converger une multitude de services.
  • Le développement d'un réseau de transport structurant et innovant en matière d'énergie et d'interconnexion. La 3e ligne du métro, dont le tracé définitif sera connu le 18 décembre prochain, ainsi que le téléphérique entre Paul-Sabatier et l'Oncopole, et un meilleur maillage de bus devraient constituer ce futur réseau.
  • La lutte contre la congestion urbaine.
  • Le déploiement des véhicules autonomes et connectés, sur le modèle de la navette sans chauffeur développée par la société EasyMile installée à Francazal.

"Pour une ville adaptable, efficiente et respirable"

  • Des opérations d'aménagement intégrées, comme La Cartoucherie, Las Fonses ou Andromède, qui comprendront notamment des zones ciblées basse consommation, des réseaux optimisés et une accessibilité.
  • Un observatoire urbain environnemental qui devra permettre d'observer, de modéliser et de déployer des solutions prédictives autour des technologies spatiales, aériennes, terrestres.
  • Un éclairage public intelligent qui permettra une réduction des consommations jusqu'à 80 %.
  • Une mutualisation des réseaux qui permettra d'optimiser les investissements et coûts de maintenance dans une logique "smart grids". Ce réseau électrique intelligent est déjà en test à Toulouse Métropole et l'idée sera de l'amplifier.

"Pour une ville internationale et ancrée dans ses racines"

  • Un parcours visiteur "simple et fluide" pour une expérience culturelle et touristique intuitive et interactive.

"Pour une ville du bien vivre, chaleureuse et intergénérationnelle"

  • 10 quartiers intergénérationnels pilotes en 5 ans. Sur le modèle du quartier Andromède, déjà lancé.

 "Pour une ville belle, propre et sûre"

  • Un plan de rénovation des trottoirs et de la voirie.

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