À Toulouse, le maire de Montpellier avoue réfléchir à sa candidature aux régionales

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Philippe Saurel pourrait se lancer dans la campagne pour les régionales 2015
Philippe Saurel pourrait se lancer dans la campagne pour les régionales 2015 (Crédits : Rémi Benoit)
"Il y a deux chances sur trois pour que je présente ma candidature." Philippe Saurel, maire sans étiquette de Montpellier (il a été exclu du PS en 2014), envisage de se présenter aux élections régionales de 2015. Il a évoqué cette possibilité alors qu'il était de passage à Toulouse pour assister aux Premières rencontres de la nouvelle région. S'il se décide, Philippe Saurel mènerait alors une liste "d'élus et de citoyens sans étiquette". Sa décision définitive est attendue pour le mois de juin.

C'est à Toulouse que le maire de Montpellier a évoqué l'hypothèse autour d'un déjeuner. En marge d'un événement sur la fusion des régions organisé par La Tribune-Objectif News et Objectif Languedoc-Roussillon, Philippe Saurel a convié une poignée de journalistes toulousains "pour faire connaissance". Mais surtout pour faire part de son intention de mener la campagne des régionales de 2015. "Je viens rarement à Toulouse pour rien", confirme-t-il.

"Il y a deux chances sur trois pour que je me présente. Je prendrai ma décision en juin, quand tous les voyants seront au vert", souffle Philippe Saurel. Et l'élu prend l'enjeu très au sérieux : "Les régionales, c'est une petite présidentielle."

Une liste de "non-encartés"

Face au déroulement de la fusion des deux régions, Philippe Saurel avait menacé le 4 mai dernier de mener "une résistance politique". Aujourd'hui, le maire de Montpellier, s'il se présente ( "j'y réfléchis avec passion", dit-il), mènera une liste "citoyenne, républicaine, divers gauche et écologiste".

"Je souhaiterais une liste d'élus locaux et de citoyens, de gens non encartés. La République d'en bas, celle qui connait le pays, celle qui me passionne. Je suis l'un des rares élus à travailler encore, en tant que chirurgien-dentiste. Si je voulais juste de l'argent, je n'aurais pas besoin de faire de la politique. La politique doit être faite par ceux qui ont les mains dans le cambouis, pas par les apparatchiks qui ont confisqué la démocratie aux citoyens."

Dans le collimateur : Reynié et Delga

Dans le viseur de Philippe Saurel, Dominique Reynié (le candidat UMP) et Carole Delga (la candidate PS) qui représentent selon lui "les candidats de Sarkozy et de Valls. Delga et Reynié n'ont aucun programme. Ils sont les candidats du pouvoir. D'ailleurs, il y a une tromperie sur la candidature de Carole Delga, dont on dit que c'est un binôme avec Damien Alary (président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon, NDLR). Il n'y a pas de binôme. C'est juste pour faire plaisir aux gens de Languedoc-Roussillon. Quant à Reynié, il fait campagne sur les plateaux de TV parisiens (référence à son passage sur Canal + dimanche midi, NDLR)."

Le maire de Montpellier, qui se voit comme un "rider" sur sa moto, n'est pas avare du "moi je" : "Je n'ai besoin de personne, je ne demande rien à personne. J'ai remporté Montpellier sans parti et neuf conseillers départementaux ont été élus avec ma photo sur leurs tracts. Je suis le seul à porter un nouveau modèle."

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--> Entre son déjeuner de presse et le débat sur la fusion des régions organisé à TBS, Philippe Saurel s'est accordé une pause "rider"

Le manifeste

Compétiteur dans l'âme, Philippe Saurel a du mal à cacher son envie d'en découdre. "Je trouve que la campagne électorale est plus jouissive que la victoire", affirme-t-il. Qu'est-ce qui le retient ? "Tous les voyants ne sont pas encore au vert. Si je ne le sens pas, je n'irai pas. Il y a 80 % de travail et 20 % de feeling." Le maire de Montpellier travaille donc ses soutiens, mais aussi ses propositions : "Je suis en train d'écrire un petit manifeste qui sortira peut-être en septembre prochain. Il parlera de ma façon de faire de la politique autrement, en dehors des partis, en toute liberté." Ironie du sort, c'est aux Éditions Privat, éditeur très connu à Toulouse, que Philippe Saurel devrait publier son ouvrage.

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Commentaires
a écrit le 19/05/2015 à 11:12 :
Mr Saurel est une pointure d'une nouvelle façon de faire de la politique.Il a l'instinct animal,il a tout compris avant les autres.Il a une parole franche,Je le suivrait bien volontiers.Dommage que le PS ne l'ai pas suivi pour garder quelques petits barons féodaux.Bonne chance pour ses prochains combats politiques.
a écrit le 19/05/2015 à 10:39 :
Bon voilà donc notre Maire qui est bien parti pour faire des infidélités à ses "convictions" dévoilés lors de la campagne municipale d'il y a 1 an, genre: Maire à plein temps, non cumul des mandats et surtout le grand standard de "l'élève" sur les leçons du "Maître" Georges Frêche lequel confiait avoir perdu son enthousiasme quand il est devenu Président de Région. Cela ne pouvait remplacer sa mission de Maire, disait-il en substance à son jeune adjoint d'alors. Paix à son âme..les temps changent comme le chante Bob Dylan dans sa chanson "The Times They Are A-Changin" Affaire à suivre. RMA
a écrit le 19/05/2015 à 9:54 :
Une liste de non encartés ... moi je suis prête !
a écrit le 18/05/2015 à 21:07 :
je suis pour que nôtre président mr Saurel tente sa chance ! Je crois qu il peut y aller.
a écrit le 18/05/2015 à 20:02 :
A la lecture de cet article, on voit déjà la tactique parisienne à l'œuvre "diviser pour régner" ! Mais n'y comptez pas trop : "Aici l'avem la vila ont lo cel se clavèla, Tolosa excumenjada e Tolosa rebela !
a écrit le 18/05/2015 à 19:56 :
Le nom de la Grande Région doit être Languedoc tout court (y ajouter, pour être plus exact "Roussillon - Gascogne" ne ferait que l'alourdir. Surtout pas "Occitanie", car ce terme inclut aussi l'Aquitaine, le Limousin, l'Auvergne et la Provence ; un jour peut-être une "Fédération Occitane" ... Cette Région, c'est le Comté historique des Raymond de Saint Gilles reconstitué. Il y a quelques semaines les représentants de Toulouse, Montpellier et Narbonne ont tenu une réunion, soulignant que c'est la culture qui fera l'unité de la Grande région et ils ont cité le grand écrivain occitan Max Rouquette "Vous savez, à Paris, qu'ils soient de droite ou de gauche, ils ne nous aiment pas, ils n'aiment pas notre culture .. " Ca travaille doucement . rendez-vous le 24 octobre à Montpellier

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