Les élus Europe Écologie - les Verts réaffirment leur opposition à la LGV

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Guillaume Cros, président du groupe EELV au Conseil régional
Guillaume Cros, président du groupe EELV au Conseil régional
Les élus Europe Écologie - les Verts du Conseil régional présentait ce matin leurs vœux à la presse. Aux côtés du président du groupe Guillaume Cros, ils ont fait le bilan de leurs actions au niveau régional. Ils ont également abordés la question de la LGV, l'élection présidentielle et la réforme territoriale.

Le président du groupe a d'abord axé son discours sur les échéances électorales à venir en 2012. "L'enjeu est clair pour nous, il faut changer de président de la République", a ainsi déclaré Guillaume Cros avant de dénoncer "cinq années de gaspillage et de mensonges, sur l'environnement, la dette publique, le chômage, le logement, l'école..." Mais il a tenu a rappeler que "la défaite de Nicolas Sarkozy n'aura d'effet que si nous proposons une vraie alternative et non une simple alternance". Une alternative incarnée selon lui par la candidate Europe Écologie - les Verts, Eva Joly. "Elle sera plus audible dans la deuxième partie de campagne, quand elle se concentrera sur nos fondamentaux : éthique, Europe et environnement."

Guillaume Cros est aussi "persuadé que nous pouvons réindustrialiser la France en changeant de source énergétique. Il y a aujourd'hui plus d'emplois en Allemagne dans les énergies renouvelables qu'en France dans le nucléaire." Selon son président, le groupe EELV, 2e groupe de l'Assemblée régionale, "utilise au maximum son poids pour influencer les politiques régionale. Nous sommes obstinés et combatifs, ce qui nous est reconnu et reproché." Sur la LGV, les élus se sont montrés clairs. Pour François Simon, "ces projets sont de moins en moins financés par l'État. Nous ne sommes pas opposés au train à grande vitesse mais en quoi la LGV est-elle indispensable à la région ? Midi-Pyrénées est déjà la région la plus dynamique de France. Et puis pour éviter le TGV, généralement pris par des hommes d'affaires, il y a les visio-conférences."

Remise à plat de la réforme territoriale en cas de victoire

Gérard Onesta, vice-président du Conseil régional en charge des affaires européennes, des relations internationales, de la coopération décentralisée et de la réflexion sur l'avenir des régions, a ensuite abordé les questions à sa charge. Selon lui, "2012 sera l'année de la concrétisation dans de nombreux domaines", qu'il s'agisse de politique internationale, ou de développement de l'Eurorégions, avec par exemple l'inauguration de nouveaux locaux pour EELV à Bruxelles le 7 février prochain. Sur la réforme territoriale, il a affirmé que l'accord EELV - PS prévoit une remise à plat de ce projet, avec une grande conférence par région réunissant tous les acteurs afin de "définir compétences et moyens. Europe Écologie défend une monté en puissance de la Région par rapport au département et des intercommunalités par rapport aux communes."

L'ancien député européen a également fortement insisté sur le rôle que doivent jouer les médias locaux et principalement les télés locales et régionales. "Nous appelons à une réunion avec les acteurs public, les acteurs privés et les professionnels du secteur pour se donner les moyens de l'audiovisuel local. Dans les autres pays, ces télés ont un poids et une importance bien plus grands qu'en France."

Sur les questions environnementales, Françoise Dedieu-Casties, vice-présidente du Conseil régional en charge de ses dossiers, a tenu à rappeler les actions menées par la Région. Elle a ainsi souligné l'importance du Schéma régional climat air énergie, de l'éco-chèque logement. Pour 2012, elle souhaite "un développement de l'éducation à l'environnement et au développement durable." Sur la question plus précise de l'économie sociale et solidaire, Marie-Christine Pons, la présidente de la Commission sur le sujet, a rappelé que "2012 sera l'année de la coopération et que la Région veut être facilitateur et financeur dans le cas de salariés qui souhaitent reprendre leur entreprise".

François Simon a lui parlé santé, où "trois axes sont essentiels : l'accès aux soins en terme de coût, l'accessibilité aux soins en raison notamment de la désertification de certains territoires et la prévention." Il a notamment insisté sur le plan Cancer et l'importance de la prévention dans ce domaine et il a regretté que le projet d'institut de recherche des causes du cancer défendu par EELV n'ait pas été suivi par la Région.

Paul Périé

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