Autoroute Toulouse-Barcelone : une étude confirme l'intérêt des travaux

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Le Conseil Général de l'Ariège demande au gouvernement le lancement d'une étude de faisabilité technique et d'une étude financière sur le prolongement de l'A66. Les travaux permettraient à l'Ariège de poursuivre son désenclavement et à Toulouse de doper ses échanges avec Barcelone. A travers une étude prospective, le CG 09 et la CCI de Foix viennent de démontrer l'intérêt économique de cette nouvelle liaison autoroutière. Actuellement, sur l'axe européen Rotterdam-Barcelone (E9), il reste 71 kilomètres qui ne sont pas équipés en deux fois deux voies.

Le Conseil Général de l'Ariège demande au gouvernement le lancement d'une étude de faisabilité technique et d'une étude financière sur le prolongement de l'A66. Les travaux permettraient à l'Ariège de poursuivre son désenclavement et à Toulouse de doper ses échanges avec Barcelone. A travers une étude prospective, le CG 09 et la CCI de Foix viennent de démontrer l'intérêt économique de cette nouvelle liaison autoroutière.

Actuellement, sur l'axe européen Rotterdam-Barcelone (E9), il reste 71 kilomètres qui ne sont pas équipés en deux fois deux voies. 71kilomètres situés entre Tarascon-sur-Ariège et Puigcerda en Espagne. Les Espagnols prévoient d'ouvrir les 18 kilomètres qui les concernent en 2012. Reste à réaliser les travaux côté français soit 53 kilomètres Tarascon et Bourg-Madame. Le Conseil général de l'Ariège est favorable à ces travaux et le dossier est personnellement défendu par le président PS du CG 09, Augustin Bonrepaux. L'assemblée départementale et la Chambre de commerce et d'industrie d'Ariège viennent de rendre publique une étude prospective réalisée entre juillet et novembre par Egis Mobilité.

Le cabinet d'étude toulousain rend deux conclusions :
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Le projet a une vraie pertinence économique. « Actuellement, explique Daniel Raynal, directeur général de la CCI d'Ariège, la région est située à l'écart des principaux flux européens qui passent par les côtes atlantiques et européennes. Avec cette nouvelle liaison, les trajets seraient plus courts, plus rapides et donc moins chers. Il y aurait un effet de levier pour les relations entre Toulouse et Barcelone car l'aller-retour dans la journée serait possible.» L'itinéraire (dont les travaux coûteraient entre 600 M€ et un milliard) réduirait la distance Toulouse-Barcelone de 140 kilomètres (260 km contre 400 km actuellement par le Perthus) et pourrait favoriser les échanges entre la région Midi-Pyrénées, la Catalogne, Andorre et l'Aragon.

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Le projet n'est pas une hérésie du point de vue du développement durable. Au contraire. L'étude fait apparaître une économie de 4.000 tonnes de carburant soit 13.000 tonnes de CO2. Moins dangereux que l'actuelle RN20, le tracé permettrait également une réduction du nombre d'accidents avec un coût d'insécurité en moins pour la
collectivité estimé entre de 8,3 M€ et 13,8 M€.

Le projet également soutenu par le Conseil économique et social régional (CESR) et par son président Jean-Louis Chauzy prendrait la forme d'une autoroute concédée à péage. Même si Augustin Bonrepaux le précise : « La gratuité des tronçons de voie rapide déjà existants ne serait pas remise en cause. » La balle est désormais dans le camp du gouvernement. Le préfet de l'Ariège a été saisi d'une demande d'étude de faisabilité qu'il doit maintenant faire remonter à Paris sur le bureau du ministre Dominique Bussereau. « Si tout est rondement mené, estime Daniel Raynal, l'autoroute pourra être mise en service en 2020. »

En savoir :
www.cg09.fr
www.ariege-expansion.com
www.ariege.cci.fr
www.cesr-midi-pyrenees.fr

En photo : Selon l'étude, la liaison directe par les Pyrénées provoquerait une hausse de trafic dans la vallée de l'Ariège (+3 400 véhicules en
2020, dont 350 camions) mais supprimerait les problèmes de circulation et améliorerait la sécurité routière (Ariège Expansion).

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