Fibre optique : les logements sociaux pas encore équipés

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L'Union sociale pour l'habitat et la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) de Midi-Pyrénées organisait ce jeudi 4 mars une journée de discussion autour du thème de l'équipement du parc social en fibre optique. À ce jour, Midi-Pyrénées compte 110.000 logements sociaux, dont 57.000 dans le Grand Toulouse, qui ne sont que très rarement équipés.Il y a plus de deux ans, la Loi de Modernisation de l'Economie (LME) a installé dans la loi française le « droit à la fibre », qui a lancé un grand mouvement de mise en place de cette innovation en France.

L'Union sociale pour l'habitat et la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) de Midi-Pyrénées organisait ce jeudi 4 mars une journée de discussion autour du thème de l'équipement du parc social en fibre optique. À ce jour, Midi-Pyrénées compte 110.000 logements sociaux, dont 57.000 dans le Grand Toulouse, qui ne sont que très rarement équipés.

Il y a plus de deux ans, la Loi de Modernisation de l'Economie (LME) a installé dans la loi française le « droit à la fibre », qui a lancé un grand mouvement de mise en place de cette innovation en France. La technologie de la fibre optique, qui permet des transferts d'informations très rapides, pourrait devenir un standard dans les Technologies de la Communication (TIC) dans les années à venir. Existant depuis de nombreuses années, mais toujours éclipsée par des technologies moins coûteuses (ADSL, Numericable), la fibre optique est aujourd'hui l'une des priorités technologiques des collectivités de Midi-Pyrénées, Conseil régional et Mairie de Toulouse en tête.

« Pour développer la fibre en Midi-Pyrénées, nous devons nous appuyer sur le logement social, explique Serge Bergamelli, directeur de la Caisse des Dépôts de Midi-Pyrénées. Les bailleurs sociaux, gestionnaires de grands ensembles, peuvent donner de la voix et peser dans des négociations éventuelles avec des fournisseurs d'accès. » L'objectif : éviter que cette nouvelle génération de connexions soit réservée aux plus aisés. La Caisse des Dépôts estime ainsi que « le déploiement des réseaux ne concernera que les zones financièrement attractives pour les opérateurs, soit entre 4 et 8 millions de ménages ». Qui n'habitent pas en logement social.

Aujourd'hui, nous n'en sommes qu'aux prémices du très haut débit offert par la fibre optique : on ne compte que 60.000 abonnés en France. L'Union sociale pour l'habitat en Midi-Pyrénées a pour objectif de multiplier les discussions sur le sujet, afin de prévoir le fibrage dans la région. « Nous n'en sommes qu'au début du processus, explique Stéphane Carrassou, son président. Offrir cette technologie aux bailleurs sociaux est également une façon de réduire la fracture numérique. »

Problème : en Midi-Pyrénées comme ailleurs, on n'est pas encore bien conscient de l'intérêt d'abandonner les offres ADSL actuelles, qui allient téléphonie, télévision et Internet pour les remplacer par la fibre optique qui offre le même usage. « C'est une erreur que nous devons rectifier, répond Serge Bergamelli. Les recherches sur l'utilisation future de la fibre optique sont en cours. Nous avons déjà une idée des services qu'elle pourra rendre dans un immeuble : optimisation des dépenses énergétiques, service aux personnes, entre autres. Mais tout reste à inventer. »

Clément Sirdey

Photo : Serge Bergamelli, directeur de la Caisse des Dépôts et Consignations de Midi-Pyrénées, et Stéphane Carrassou, président de l'Union Sociale pour l'Habitat de Midi-Pyrénées (photo : Clément Sirdey)

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