Conférence Failcon : "les meilleurs entrepreneurs sont ceux qui se sont plantés avant"

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Jack Lodwick, Clémence Wurtz, Didier Pasmonik, Guillaume Meulle et Raphaël Krivine
Jack Lodwick, Clémence Wurtz, Didier Pasmonik, Guillaume Meulle et Raphaël Krivine (Crédits : DR)
Faire des échecs des réussites, dédramatiser les loupés et apprendre de ses erreurs et de celles des autres, c'est tout l'objet du Failcon. La deuxième conférence toulousaine de l'échec aura lieu le 18 juin à l'initiative de l'accélérateur d'entreprises Ekito. Parmi les 16 orateurs qui partageront leurs expériences, il y aura Jake Lodwick, le cofondateur de la plateforme de vidéos Vimeo.

Importé des États-Unis, le Failcon est une conférence atypique à destination des entreprises, des startups, et de toute personne impliquée dans l'innovation ou tout simplement curieuse. Dédiée à l'échec, cette conférence permet de partager les expériences, apprendre des erreurs et finalement transformer les échecs en réussites.

"Savoir qu'on peut se planter est une nécessité pour pouvoir prendre des risques, explique Benjamin Böhle-Roitelet, organisateur du Failcon Toulouse. Derrière chaque réussite, il y a des années d'erreurs."

Des erreurs, le fondateur de l'incubateur de startups Ekito en a vu de toutes sortes en accompagnant les jeunes entreprises. Il y en aurait une douzaine de catégories, depuis "la folie des grandeurs", au "défaut d'association", en passant pas le "déni". "Il faut briser l'omerta sur l'échec car on constate que les meilleurs sont ceux qui se sont plantés avant", assure-t-il.

Responsable startup et innovation d'Ekito, Guillaume Cerquant va dans le même sens : "la chance d'un entrepreneur est le résultat d'années d'essais et de non-abandon. Celui qui réussit, c'est celui qui reste debout malgré les échecs. C'est le plus habile à s'adapter et à se remettre en cause. Ce n'est pas le plus fort."

Et de citer en exemple le site Flickr, plateforme bien connue de partage de photographies. "Ils faisaient des jeux vidéos au départ mais quand ils se sont rendus compte que leurs visiteurs utilisaient plus le partage de photos, ils se sont réorientés."

Banquier, investisseur et startupper

Le 18 juin, à La Grainerie, 16 orateurs se succéderont devant les 200 spectateurs attendus. Sur les 150 profils étudiés, l'équipe d'Ekito en a entendu 60. "Il y a un gros travail éditorial pour explorer des sujets différents et complémentaires", affirme Benjamin Böhle-Roitelet.

  • Parmi les orateurs, Didier Pasamonik, spécialiste reconnu de la bande dessinée, viendra parler des "dividendes invisibles", ces échecs qui nourrissent la réussite pendant toute une carrière.
  • Clémence Wurtz, responsable Marketing et communication chez Über, racontera comment, après l'échec de ses deux sociétés, elle a su rebondir.
  • Guillaume Meulle, vice-président du fond d'investissement Iris Capital, expliquera que l'échec fait partie intégrante de son métier.
  • Membre du comité de direction d'AXA Banque, Raphaël Krivine dirige Soon, la banque 100 % mobile du groupe Axa. Un témoignage rare car "il est mal vu dans le secteur bancaire de parler des échecs", selon Benjamin Böhle-Roitelet.
  • Enfin, Jack Lodwick, le cofondateur de la plateforme de partage de vidéos Vimeo, viendra expliquer pourquoi il considère que vendre sa société en 2006 a été l'une de ses plus grandes erreurs.

En guise d'avant-goût de son intervention, voici ce qu'il pouvait en dire en 2013 :

"Après la vente de Vimeo à IAC, la jeune énergie créatrice a été siphonnée peu à peu. Au lieu d'être libre de travailler sur ce qui nous paraissait intéressant comme auparavant, nous assistions à des réunions sans intérêt où de vieux incompétents qui ne comprenaient rien à internet mettaient en doute nos intuitions et banalisaient nos ambitions."

Dont acte.

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