Dépollution de la Garonne : Toulouse Clean-up en phase de tests

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De gauche à droite : Alexis Eskenazi créateur du projet, Sylvie Meslin Saint-jean pour Orange Fondation, Sébastien Trouillard ingénieur mécanique sur le projet, Claude Soria vice-président d'Artilect Open et Audrina Gasq assistante Fabmanageuse.
De gauche à droite : Alexis Eskenazi créateur du projet, Sylvie Meslin Saint-jean pour Orange Fondation, Sébastien Trouillard ingénieur mécanique sur le projet, Claude Soria vice-président d'Artilect Open et Audrina Gasq assistante Fabmanageuse. (Crédits : Rémi Benoît)
Le projet Toulouse Clean-up, initié par Artilect FabLab avec l'aide d'Orange Fondation a bien avancé depuis son lancement en 2016. La machine, qui a pour but de dépolluer la Garonne des déchets flottants, est prête pour des premiers tests sur l'eau.

"80% des déchets plastiques proviennent des continents par les fleuves". C'est de ce constat qu'est parti Alexis Eskenazi, initiateur du projet Toulouse Clean-up. Avec l'aide d'Artilect, le FabLab toulousain, il a terminé la phase de conception d'une machine dépolluante et entre désormais dans la phase opérationnelle. Démarré en 2016 dans le cadre du Challenge "I Make 4 my City", Alexis Eskenazi avait pour ambition de réaliser un dispositif autonome permettant de nettoyer la Garonne de ses déchets plastiques et ainsi, les stopper dans leur course vers l'océan.

Avec son équipe, des jeunes par ailleurs issus de la Mission Locale et de l'association Trajectoire vers l'Emploi, ils ont élaboré cette machine innovante et 100% non-polluante.

Comment ça marche?

toulouse clean-up

Vue de l'arrière du Toulouse Clean-up. ©photo Rémi Benoit

Les deux roues à aubes génèrent de l'énergie grâce à l'action de l'eau, qui active (par un système de poulie) le tapis roulant. Ce dernier entraîne ensuite les déchets, qui tombent dans le bac à l'arrière.

toulouse clean-up

Présentation du prototype avant les premiers tests à partir de février. ©photo Rémi Benoit

Le récupérateur de déchets flottants est attaché aux berges afin de couvrir une grande surface. Un barrage constitué d'un tissu remplit de bouteilles plastiques - pour la flottaison - bloque le passage des déchets et les entraine naturellement vers le tapis roulant. Ces déchets sont ensuite reconduits vers les circuits classiques de recyclage, mais cela n'empêche pas d'utiliser les déchets recyclables à des fins expérimentales, élément essentiel pour un FabLab.

prototype Toulouse Clean Up

Un des premiers prototypes 3D du Toulouse Clean-up. © Toulouse Clean-up

Le barrage et le récupérateur ont été conçus pour être montés sous licence libre. L'objectif est que chaque FabLab puisse développer une solution à partir du modèle de Toulouse Clean-up pour lutter contre la pollution plastique fluviale.

Les prochaines étapes de Toulouse Clean-up :

De février à mai 2017 : la prochaine étape consiste à faire des tests en bassin pour contrôler le bon fonctionnement.
De juin à septembre 2017 : le récupérateur sera installé sur la Garonne pour 3 mois.
Automne 2017 : Sensibilisation des jeunes dans les écoles à la situation d'urgence en lien avec la pollution des océans et le 7e continent.

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Commentaires
a écrit le 05/02/2017 à 14:39 :
Dépolluer des objects flottants notre Garonne (et le canal du Midi +canal latéral) est une excellente chose. Limiter les rejets quotidiens des divers hôpitaux et du canceropole serait une obligation (ou en est la start-up Loïra rachetée par Derichebourg Water ?). Quid de l'éducation des "citoyens" ... (sanctionner financièrement les jets de mégots de cigarette -qui chacun d'eux souille 500L d'eau !-)... encore beaucoup de travail !!

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