Un an après, quel bilan pour MyFeelBack aux États-Unis ?

Lancée en 2011, la startup toulousaine MyFeelBack a ouvert en décembre 2014 une filiale à New-York pour accélérer son déploiement à l'international. Un an après, son logiciel de questionnaires de satisfaction est déjà utilisé aux États-Unis par L'Oréal ou la RATP et la jeune société est devenue la 4e entreprise toulousaine à remporter le Pass French Tech.

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Julien Hourrègue, Aurore Beugniez et Stéphane Contrepois les trois cofondateurs de MyFeelBack
Julien Hourrègue, Aurore Beugniez et Stéphane Contrepois les trois cofondateurs de MyFeelBack (Crédits : DR)

C'est en plein cœur de Manhattan, le poumon économique de New-York, qu'est née il y a un an MyFeelBack Inc, la filiale américaine de la startup toulousaine. Fondée en 2011, MyFeelBack a mis au point un logiciel capable lancer des questionnaires de satisfaction, de collecter et d'analyser des données sur les clients.

"Notre critère de différenciation est de fournir des données contextualisées. Un exemple : un client quitte un site de e-commerce avant d'effectuer un achat. Au moment où il quitte la page, il est invité à répondre à un questionnaire pour savoir pourquoi il n'a pas acheté. Le gérant du site peut aussi savoir quel produit le client avait mis dans son panier, quel a été son parcours de navigation sur le site. Nous ne faisons pas de conseil en marketing à partir de ces données. Le principe est qu'après une courte démonstration par téléphone, le client devienne autonome sur le logiciel et puisse lui-même lancer ses campagnes de marketing ciblées", Aurore Beugniez, cofondatrice et directrice commerciale de MyFeelBack.

38 000 utilisateurs dont un tiers aux États-Unis

En 2012, avant même de fêter son premier anniversaire, l'entreprise signe un accord de distribution aux États-Unis avec Excelerate Sytems, spécialiste de la sécurité informatique basé à Seattle. Très vite, le marché américain représente un tiers des utilisateurs du logiciel. La suite logique est donc d'implanter un filiale sur place. "Notre choix s'est porté sur New-York plutôt que sur San Francisco car la ville accueille beaucoup plus de directions marketing de grands comptes. Et puis, il n'y a que 6 heures de décalage horaire contre 13 h sur la côte Ouest", indique Stéphane Contrepois, le président de la startup. Un représentant de l'entreprise est présent sur place depuis décembre 2014 mais l'équipe marketing et supports clients reste basée à Toulouse. Un an plus tard, MyFeelBack compte 38 000 utilisateurs dans le monde en remplissant ses objectifs Outre-Atlantique.

"Nous avons désormais une dizaine de références aux États-Unis. Nous travaillons par exemple avec L'Oréal USA, la RATP ou encore le site de vente de fleurs Ode à la rose", explique Aurore Beugniez. La jeune pousse toulousaine a aussi noué des partenariats avec de grands groupes d'audits (EY, ex Ernst & Young, KPMG et CGI) qui pourront proposer le logiciel parmi leurs services.

Mais le plus gros reste à venir. En devenant mi-décembre la 4e entreprise toulousaine à décrocher le "pass French Tech" destiné aux entreprises en hypercroissance du numérique, la startup pourra assister aux délégations à l'étranger de BPIFrance et accroître encore son développement aux États-Unis :

"Nous visons 15% de croissance par mois. Nous espérons signer des contrats dans le premier trimestre 2016 avec les leaders du marché en matière de CRM ou de base de données. Dans ce cas, notre chiffre d'affaires aux États-Unis passerait de 30 à 80% sur notre activité totale", complètent les deux associés.

Et une deuxième levée de fonds pourrait alors devenir utile (MyFeelBack a déjà levé 1 million d'euros fin 2014).

"Nous avons deux gros concurrents aux États-Unis qui ont levé plus de 200 millions de dollars. Ils disposent d'énormes moyens. Ils peuvent mobiliser toute une équipe pendant deux mois pour un client. Mais si le client préfère une solution moins coûteuse où il pourra devenir autonome rapidement, il se tournera vers notre logiciel", expliquent les deux cofondateurs.

En France, MyFeelBack se concentre sur les sites e-marchands. La startup travaille déjà avec Voyages-SNCF, la Fnac, Lastminute.com mais aussi le site corporate d'Airbus. Au début du mois, la société a également décroché le label UGAP qui lui permet d'être utilisé dans les services publics sans appel d'offres. "Nous travaillons depuis un an avec la CAF (caisse d'allocation familiales) qui évalue la satisfaction par collaborateur et par type de demande, mais aussi Toulouse Métropole pour sa démarche smart city ou encore des ambassades, qui souhaitent évaluer la qualité des services proposés aux citoyens", poursuit Stéphane Contrepois. MyFeelBack compte 15 salariés et affiche un exercice rentable, même si la startup ne souhaite pas communiquer son chiffre d'affaires.

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