Un fonds d’investissement réservé à l’Occitanie voit le jour

 |   |  742  mots
Occitanie Valeurs va prendre des participations dans des entreprises régionales.
Occitanie Valeurs va prendre des participations dans des entreprises régionales. (Crédits : Rémi Benoit)
À l’occasion de la 9ème édition de la Nuit des Réseaux organisée par la Mêlée numérique, La Tribune présentait la seconde édition de son hors-série Le Réseauteur. Lors de cet événement, Jacques Burlot, le gérant du Fonds actions chez Platinium Gestion, a annoncé le lancement d’un fonds d’investissements pour les entreprises d’Occitanie remplissant certains critères, Occitanie Valeurs.

Est-ce une occasion unique que doivent saisir les entreprises de la région Occitanie ? Lors de la 9ème édition de la Nuit des Réseaux organisée par la Mêlée Numérique et La Tribune, il a été annoncé la création d'un fonds d'investissement réservé uniquement aux entreprises occitanes, du nom Occitanie Valeurs. Pour être précis, ce dernier sera un fonds d'investissement à vocation générale (FIVG) de droit français sous forme de fonds commun de placement (FCP), qui doit obtenir l'agrégation de l'Autorité des marchés financiers dans les prochains jours.

"Nous lançons un fonds dans cette région car elle est dynamique, elle s'adapte, elle évolue, comme nous pouvons le voir la croissance de son activité économique est bien supérieure à la moyenne nationale depuis très longtemps. Tous ces aspects, qui font son succès, nous ont motivé à choisir ce territoire pour y investir", lance Jacques Burlot de Platinium Gestion, associé dans l'aventure aux Toulousains Meeting CGP et IRDI Soridec Gestion.

Néanmoins, pour attirer ce fonds qui prévoit de répartir son portefeuille entre 95 % d'actions cotées et 5 % non cotées, les entreprises régionales devront respecter certains critères. Tout d'abord, le siège social de la société en question devra se situer en Occitanie, réaliser un chiffre d'affaires d'au moins 80 millions d'euros dans la région, avoir minimum 250 salariés en Occitanie et respecter un certain pourcentage d'investissement en R&D toujours dans la région. De quoi limiter les prétendants d'une initiative encore unique en France pour le moment.

L'entreprise doit s'ouvrir à ses salariés

Mais la naissance de ce fonds d'investissement régional n'était pas la seule annonce de la soirée. En effet, La Tribune a profité de l'événement pour présenter la seconde édition de son hors-série Le Réseauteur. Une revue de 134 pages qui recense pas moins de 200 réseaux en tout genre basés dans Toulouse et sa région. Ces derniers ayant une importance de plus en plus grandissante dans une économie en constante mutation, la thématique de "La Nouvelle Entreprise" et son rôle dans notre société a été abordée lors d'une table-ronde.

"La nouvelle entreprise doit remettre l'humain au cœur de sa stratégie. Pour performer, il faut être à l'écoute de ses collaborateurs, être agile et s'adapter aux besoins et aux attentes. Pour effectuer cette transformation, il faut que celle-ci soit portée par les collaborateurs, leur donner une voix de manière à ce qu'ils se sentent plus engagés", estime Julie Clément, Chief Happiness Officer (CHO) chez Makiba, une agence toulousaine qui œuvre à la transformation des entreprises.

Malgré cette "révolution" citoyenne dans la façon de manager ses équipes connue de tous et qui est devenue un véritable enjeu pour les entreprises, la jeune dirigeante admet que cette transformation "prend du temps en interne et qu'il faut un travail de fond important pour éviter que cela soit superficiel".

Le Réseauteur

L'entreprise de demain doit donner la parole à ses salariés./ Crédits : Rémi Benoit

"Désormais, les entreprises doivent obligatoirement comprendre qu'elles entrent dans la vie publique plus qu'auparavant. Les salariés veulent participer aux prises de décision, à la mise en place de moyens de mobilité, etc... Si l'entreprise ne comprend pas que son personnel veut s'impliquer, elle va dans le mur", juge sans concession Françoise Barutello, la présidente du club d'entreprises Réussir.

Cette dernière souligne également que les outils numériques et collaboratifs ont un rôle primordial à jouer dans cette transformation. Un constat partagé par d'autres.

"La démocratie directe est engendrée par le numérique et l'entreprise n'échappe pas à cette tendance de fond. Le numérique décloisonne la hiérarchie et met à mal des systèmes qui étaient solidement en place auparavant", explique Pierre Borda, directeur général de Fibre 31, la société en charge d'installer la fibre optique en Haute-Garonne.

En conclusion, "seul on ne fait rien et on ne vaut rien", comme l'a répété le président de la CCI Occitanie, Alain Di Crescenzo, mais c'est bien un collectif qui fait la force de la "nouvelle entreprise".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :