A l’ISAE-SUPAERO, formation, recherche et innovation sont étroitement associés

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Olivier Lesbre Directeur Général de l'ISAE-SUPERO
Olivier Lesbre Directeur Général de l'ISAE-SUPERO (Crédits : Rémy Benoit)
A l’occasion des 6e Trophées de l’aéronautique qui se sont déroulés le 18 octobre au musée Aéroscopia, Olivier Lesbre, directeur général de l’ISAE-SUPAERO détaille la stratégie scientifique de l’école et explique en quoi l’école favorise l’innovation et l’entrepreneuriat.

La Tribune : Pourquoi l'ISAE-SUPAERO a-t-il été partenaire des Trophées de l'aéronautique 2018 en y implantant un espace Research & Innovation ?

Olivier Lesbre : L'ISAE-SUPAERO est reconnue depuis longtemps comme école et organisme de formation, c'est le leader mondial pour la formation supérieure à l'ingénierie aérospatiale, qui forme chaque année 650 étudiants dont un tiers d'étrangers. Mais l'ISAE-SUPAERO est moins connue pour sa contribution à la recherche et à l'innovation. C'est pour cela que nous avons présenté aux professionnels de l'aéronautique présents à cette occasion différents axes de nos travaux de recherche - comme « Facteurs humains et neuroergonomie » ou « Additive manufacturing  et bio-inspiration » - en y associant un chercheur et une startup.

La Tribune : Quelle est la stratégie scientifique de l'Isae-Supaéro ?

O. L. : Notre stratégie s'appuie sur un triptyque formation-recherche-innovation. Dans nos domaines techniques, tous nos enseignants sont aussi chercheurs ; la recherche est ainsi au service de la formation. Elle sert aussi à l'innovation. Nous avons une politique de recherche multi-disciplinaire. Celle-ci nous permet d'engager des contrats de partenariat recherche avec des entreprises, comme cela a été le cas avec Airbus Defence & Space pour le développement de capteurs d'images à très haute résolution pour la gamme de satellites Sentinel.

La Tribune : Les startups présentées aux Trophées de l'aéronautique ont été créées par des étudiants de l'ISAE-SUPAERO. Comment faites-vous la promotion de l'entrepreneuriat au sein de l'école ?

O. L. : Aujourd'hui, les diplômés des écoles d'ingénieur ne sont plus, comme par le passé, uniquement attirés par les carrières dans les grands groupes, ils sont prêts à se laisser tenter par un passage dans une startup, voire créer leur propre entreprise. 40% des jeunes diplômés démarrent leur carrière dans une ETI ou une PME, voire une startup, c'est un phénomène assez nouveau. Il faut donc répondre à ces attentes. Nos élèves-ingénieurs sont sensibilisés à l'entrepreneuriat dès la première année. Nous favorisons cette polyvalence en offrant la possibilité d'adapter les cursus en fonction des projets professionnels de nos étudiants ; nous aménageons par exemple des césures adaptées pour certains étudiants qui créent leur startup.

Nous venons de créer un InnovSpace pour accélérer l'innovation technologique et sensibiliser nos étudiants à la culture entrepreneuriale. Cette structure permet l'hébergement et la pré-incubation de startups, qu'elles soient créées par des étudiants, de jeunes diplômés, d'anciens élèves ou des chercheurs de l'école. C'est le cas, par exemple, des startups U-Space, spécialisée dans l'ingénierie de missions intégrant des nano-satellites ou Diodon, qui développe un nouveau concept de drone « tout terrain », à structure gonflable permettant de se poser sur l'eau.

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