Air France : les syndicats dénoncent "le flou" sur l'impact du plan à Toulouse

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Rassemblement des salariés d'Air France le 16 octobre à Blagnac.
Rassemblement des salariés d'Air France le 16 octobre à Blagnac. (Crédits : Rémi Benoit)
La direction d'Air France a confirmé en CCE ce jeudi 22 octobre la suppression de 1 000 postes en 2016 si les négociations avec les syndicats aboutissent d'ici à janvier (2 900 suppressions si elles n'aboutissent pas). À Toulouse, les syndicats dénoncent le "flou" sur les conséquences sociales du plan de réduction des effectifs et annoncent de nouvelles actions.

À Toulouse, les syndicats se disent "surpris" et "dans le flou" après la tenue ce jeudi 22 octobre à Paris du comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire d'Air France. La direction de la compagnie aérienne a confirmé 1 000 suppressions de postes en 2016 sous la forme de départs volontaires. "La restructuration reste nécessaire. Malgré l'amélioration des performances cet été, Air France devra passer par des suppressions de postes, jugées nécessaires pour atteindre ses objectifs à moyen terme", a déclaré ce jeudi 22 son PDG, Frédéric Gagey.

Le chiffre des suppressions d'emplois avait été annoncé précédemment par le PDG d'Air France-KLM, Alexandre de Juniac.

"Si les négociations (avec le personnel) sont réussies d'ici le début de l'année prochaine, nous pouvons éviter de mettre en œuvre le plan B 2017", expliquait-il alors.

Ce plan alternatif menacerait 2 900 emplois.

400 manifestants à Toulouse

En revanche, la direction n'a pas détaillé aujourd'hui l'impact de ce plan sur les différents métiers (pilotes, hôtesses...) et les différents sites français. "Nous sommes très surpris de ne pas avoir eu davantage d'informations sur la situation à Toulouse", a réagi Vincent Salles, délégué CGT Air France.

Selon le syndicat, près de 400 salariés d'Air France se sont rassemblés ce jeudi midi devant l'aéroport de Toulouse-Blagnac pour dénoncer les suppressions de postes et les poursuites judiciaires à l'encontre des militants CGT qui ont arraché la chemise de certains dirigeants d'Air France le 5 octobre dernier.

"De nouvelles actions seront organisées le 28 octobre lors de la tenue des entretiens préalables au licenciement de nos collègues et le 2 décembre lors du procès", précise Vincent Salles.

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