Pour Telespazio France, 2015 sera l'année de la consolidation des activités

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Telespazio, la maison mère de Telespazio France, possède le plus grand télécentre privé du monde à Fucino en Italie.
Telespazio, la maison mère de Telespazio France, possède le plus grand télécentre privé du monde à Fucino en Italie. (Crédits : DR)
Après une progression importante de son chiffres d'affaires depuis trois ans, Telespazio France prévoit une année de stabilisation en 2015. La société de télécommunication satellitaire compte toutefois concrétiser deux projets lancés en 2014 : EarthLab et Mobil'in City.

À l'heure du bilan 2014 et des perspectives 2015, le mot d'ordre de Telespazio France tient en deux verbes : stabiliser et renforcer. Après trois années d'augmentation de ses activités, la branche française de la filiale de l'Italien Finmeccanica et du Français Thales affiche une progression importante. Son chiffre d'affaires est passé de 40 millions d'euros en 2011 à près de 80 millions l'an passé. Une augmentation de 40 % par rapport à 2013. L'année en cours devrait se situer au même niveau pour permettre à l'entreprise de se consolider avant de reprendre sa marche vers les 100 millions d'euros de chiffre d'affaires prévus en 2019.

Comme le présentait Corinne Mailles, directrice générale adjointe en juillet dernier dans une interview vidéo, Telespazio France est spécialisée dans les infrastructures spatiales depuis plus de 30 ans. La société qui emploie 380 personnes en France fournit également des applications satellitaires dans les domaines de la géo-information, la navigation et les télécommunications.

"Comparé aux infrastructures spatiales dont la croissance est limitée, les applications satellitaires sont un marché en expansion et porteur, a expliqué Corinne Mailles, ce jeudi 26 février, lors de la présentation des perspectives 2015. Les satellites d'observations de la Terre ne sont utilisés qu'à 20 % alors que ceux de télécommunications le sont à 80%. Les usages actuels sont très institutionnels."

Actuellement les infrastructures représentent deux tiers de l'activité de la société. L'objectif est d'équilibrer les deux activités et de moins dépendre des institutionnels comme c'est le cas actuellement.

Bilan et perspectives

Pour faire face aux nouveaux acteurs des télécommunications et des applications satellitaires comme Google, par exemple, Telespazio France a lancé deux projets en 2014 : EarthLab et Mobil'in City.

Basée en Aquitaine, le premier EarthLab s'est intéressé aux problématiques de la viticulture, de la sylviculture et du littoral. "Nous sommes partis des besoins des professionnels pour proposer des applications satellites là où il y en avait besoin", commente Nicolas Vincent, chargé des ventes et du marketing. Ainsi, Telespazio propose à des viticulteurs des cartes satellitaires permettant de traiter les vignes de façon plus précises, ou encore de sélectionner les grains de raisins en fonction de différents critères. "Nous avons également utiliser des drones pour avoir des données plus précises", ajoute Nicolas Vincent.

Un second EarthLab est en cours de déploiement au Gabon. Il devrait permettre au gouvernement gabonais de surveiller les zones de pêches et la piraterie dans le golfe de Guinée. Deux autres projets sont en négociation dont un en Europe. À terme, une "galaxie d'une dizaine d'EarthLab devrait émerger sur l'ensemble des continents". Telespazio France espère réaliser 10 millions d'euros de chiffre d'affaires par unité déployée.

La seconde initiative, qui sera au centre des intentions cette année, s'appelle Mobil'in City. Cette plateforme vise à réunir "les services de géolocalisation dédiés à la mobilité au sein des grandes agglomérations". Présentée lors du Toulouse Space Show 2014, le projet n'a pas encore été concrétisé. "Du fait de notre implantation à Toulouse, nous privilégions cette ville pour y mettre en place la plateforme, mais le temps institutionnel est un peu long et cela n'avance pas aussi vite que nous le voudrions", remarquent les responsables de Telespazio France. En discussion avec Turin sur le même sujet, la société pourrait donc développer ses services de géolocalisation de l'autre côté des Alpes, "si Toulouse ne se décide pas". À bon entendeur...

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