Toulouse à Table : le bilan de l'événement divise les deux coprésidents

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Guy Pressenda, coprésident de Toulouse à Table et président de l'Umih31
Guy Pressenda, coprésident de Toulouse à Table et président de l'Umih31 (Crédits : DR)
La 2e édition de Toulouse à Table, qui s'est déroulée du 24 au 27 septembre, a été un succès en termes de fréquentation avec plus de 50 000 visiteurs. Néanmoins, à l'heure du bilan, des tensions apparaissent entre les deux cofondateurs Charles de Villepoix et Guy Pressenda. En effet, dans un article intitulé "Toulouse à Table : pour se développer, l'événement cherche des partenaires" publié par La Tribune-Objectif News le 7 octobre, Charles cde Villepoix estime que la participation de la Mairie pour cet événement a été négligeable". Une réflexion qui ne passe pas pour Guy Pressenda, qui a souhaité réagir. Interview.

Vous n'êtes pas d'accord avec Charles de Villepoix quand il dit que la participation de la Mairie à l'événement est "négligeable", pourquoi ?
En effet, je ne suis pas d'accord et Charles de Villepoix a parlé dans cet article en son nom, sans me consulter ni consulter les autres membres de l'association. On n'a pas le droit de dire que la participation de la Mairie est négligeable. Certes, elle ne participe pas en monnaie sonnante et trébuchante à l'événement, mais elle fait partie des trois plus gros partenaires institutionnels avec la CCI et la Chambre des métiers. En nous mettant à disposition des espaces (Square Charles de Gaulle, Port Viguerie, place Saint-Georges, allées Jules Guesdes, etc.), du matériel (chaises, tables et poubelles, barrières) et du personnel (électriciens, éboueurs, etc.), le budget de la mairie dépasse les 30 000 euros. Évidemment, tout le monde peut mieux faire.

Pourquoi prendre ses déclarations avec autant d'émotion ?
Parce qu'en utilisant ce mot de "négligeable", Charles de Villepoix est vexant envers la Mairie et envers moi-même. En effet, c'est moi qui ai mené les relations avec la Mairie sur cet événement et cela représente de longues heures de travail.

Qu'attendez-vous de la Mairie pour l'année prochaine ?
J'attends le même investissement de la Mairie, avec, en plus, une participation financière. Cela permettrait d'accompagner la montée en puissance de l'événement. Sur ce point, je rejoins Charles de Villepoix.

Comment est structuré le budget de Toulouse à Table ?
C'est un budget "ric rac" de 200 000 euros. 30 % de ce budget sont assurés par les trois partenaires institutionnels. 70 % viennent des partenaires privés (parmi lesquels Métro, IVSO, Sobcal, Carrefour, Nespresso, EDF, etc. pour ne citer que les Premiums, car il y en a beaucoup d'autres). Dans un budget aussi contraint, rien n'est négligeable.

Charles de Villepoix estime que l'événement doit se professionnaliser dès l'année prochaine pour prendre de l'ampleur. Êtes-vous d'accord ?
Il est trop pressé. Que ce soit à la Fête des lumières de Lyon ou à la Braderie de Lille, les organisateurs nous ont dit qu'il fallait au moins 4 ans de fonctionnement avec des bénévoles avant d'asseoir l'événement de façon plus pérenne. Quand je dis bénévoles, ce sont des professionnels qui travaillent gratuitement (bouchers, charcutiers, traiteurs, serveurs, etc.) et la grande majorité des Académiciens du Prix Lucien Vanel.

Est-ce que l'article où Charles de Villepoix tire le bilan de Toulouse à Table a créé une dispute entre vous ?
Cet article a mis au jour des tensions qui existaient déjà. Nous n'avons pas la même vision de l'événement. Moi, je vois un événement grand public, basé sur la gastronomie. Lui a une vision "agence d'événementiel" : un événement international avec un budget énorme. Nous n'en sommes pas encore là.

Allez-vous repartir côte à côte pour la troisième édition l'année prochaine ?
Je ne sais pas. Nous allons faire le bilan complet de la 2e édition, nous remettre tous autour d'une table et discuter. Pour ma part, je me lance dans la 3e édition quoiqu'il arrive, avec ou sans lui, mais avec mes bénévoles. Selon moi, le bilan de la 2e édition n'est pas mitigé, il est excellent.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2015 à 21:39 :
Le point de vue de M. Pressenda est tout à fait pertinent.
Dans un contexte difficile pour les collectivités locales, il est très maladroit de critiquer la Mairie de Toulouse.
Bien au contraire il faut la féliciter pour son implication avec son appui en logistique.
M. Pressenda par un travail assidu a pu gagner la confiance des Elus. Mais ces derniers ne lui ont pas donné une reconnaissance éternelle ... ils ont voulu du résultat pour poursuivre.
L'équipe de M.Pressenda a su relever ce défi et reussir cette 2eme édition.
Un tel acquis ne peut que renforcer le partenariat gagnant -gagnant.
Avec de tels propos déplacés envers M.le Maire, M. De Villepoix se «tire une balle dans le pied» mais surtout a l'événement et aux centaines de bénévoles.
Souhaitons que M.Pressenda (et son Association) puisse continuer et qu'il maintienne son partenariat avec la Maire de Toulouse, comme avec les autres parrtenaires et sponsors.
Les résultats des deux premières éditions parlent d'eux mêmes et devraient ainsi faciliter le dialogue vers un développement de l'événement, mais de façon progressive comme le suggère avec sagesse et métier M.Pressenda.
Désormais nous sommes tous attachés à «Toulouse à Table» et nous comptons sur vous M.Pressenda.

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