Le Lotois Romain Ravaud, créateur de Whylot, remporte le prix Jeune entrepreneur La Tribune

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Romain Ravaud
Romain Ravaud
La cérémonie de remise des prix du concours Jeune entrepreneur La Tribune s'est tenue hier soir au théâtre Marigny, à Paris. Parmi les 6 lauréats, le Lotois Romain Ravaud, 29 ans, remporte le trophée dans la catégorie Industrie avec sa start-up Whylot, qui développe, construit, et commercialise des moteurs électriques à très haut rendement pour réduire la consommation d'énergie dans l'industrie. Interview.

Vous venez de recevoir le prix du Jeune entrepreneur La Tribune. En 2011 déjà, vous aviez reçu un Scopus Award France, pour avoir obtenu le record de publications scientifiques. Comment recevez-vous cette récompense ?
C'est un très bon début ! Je suis heureux et ému. Ce prix récompense beaucoup d'années de travail. Se lancer dans l'industrie high-tech était un vrai pari, et c'est toute une équipe qui reçoit ce prix. Nous avons déjà déposé 10 brevets et tout misé sur l'innovation. Être reconnu au niveau national est une bonne chose.

Whylot, basé à Combes, invente des moteurs à très hauts rendements. Qui sont vos clients et vos concurrents ?
Nous travaillons en Midi-Pyrénées pour Ratier Figeac, le Groupe Cahors ou encore la centrale de Golfech. Il faut savoir que le parc industriel français compte environ 12 000 millions de moteurs, très gros consommateurs d'énergie avec un rendement moyen de 60 à 70%. Or, l'énergie est de plus en plus coûteuse et polluante à produire. L'une des réponses à cette problématique est d'utiliser plus efficacement l'énergie pour en consommer moins. Cela passe par une performance accrue des moteurs. Ceux que nous fabriquons ont un rendement de 95 à 99 %.
Concernant la concurrence, nous n'en avons pas pour le moment. Nous sommes les seuls à faire ça en France, voire en Europe.

Vous avez enregistré lors de votre 1er exercice en 2012 un CA de 460 000€. Quelles sont vos perspectives de développement ?

Notre modèle économique est exceptionnel puisque nous sommes une start-up, dans le domaine industriel, et nous sommes déjà rentables au bout d'un an et demi. C'est un peu fou ! Nous mettons de côté nos bénéfices pour augmenter notre capital, qui est déjà passé de 36 000 à 250 000 euros. En 2014, nous construirons une usine à Figeac et nous souhaitons doubler notre CA chaque année ! Des recrutements de techniciens de production sont également au programme.

Propos recueillis par Sophie Arutunian
© photo DR

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