À Cahors, François Hollande rend hommage à Maurice Faure, "bâtisseur de l'Europe"

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François Hollande, lors de son discours en hommage à Maurice Faure
François Hollande, lors de son discours en hommage à Maurice Faure
Le président de la République a participé, ce lundi 10 mars à Cahors, aux obsèques du Lotois Maurice Faure, ancien ministre radical et signataire du Traité de Rome, décédé jeudi dernier. Le président du Parti radical de gauche Jean-Michel Baylet, la ministre de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme Sylvia Pinel, le président de Région Martin Malvy et le président du Conseil général de la Haute-Garonne Pierre Izard étaient également présents.

Il est 9h30 ce lundi matin, lorsque débute la cérémonie d'hommage à Maurice Faure, dans la cour d'honneur de la préfecture du Lot, à Cahors. Au premier rang : le président de la République, François Hollande, aux côtés de la ministre Sylvia Pinel, ancienne députée PRG du Tarn-et-Garonne.

Devant près de 500 personnes, Jean-Michel Baylet est le premier à prononcer son discours. Le président du Parti radical de gauche salue "un homme libre", qui fut son mentor et qui "a contribué à moderniser Cahors et à structurer le Lot. Grâce à lui, le département est passé de la ruralité au XXIe siècle", souligne-t-il. Député du Lot à 29 ans, Maurice Faure a été maire de Cahors de 1965 à 1990 et sénateur. Il a également présidé le Conseil général du Lot pendant plus de vingt ans. Un homme attiré par la politique depuis l'enfance : "À seulement 12 ans, ces camarades l'appelaient le député", sourit Jean-Michel Baylet, avant de donner la parole à François Hollande.

"Maurice Faure restera dans l'histoire"
Le président de la République insiste, lui, sur la "passion" de Maurice Faure : l'Europe, dont il fut "l'un des premiers bâtisseurs". "Il y a des actes qui donnent un sens à une vie et qui forgent un destin. Maurice Faure restera dans l'histoire de la France et de l'Europe", affirme le chef de l'État. Le 25 mars 1957, alors qu'il était secrétaire d'État aux Affaires étrangères, le Lotois a en effet signé le Traité de Rome, texte fondateur de la Communauté européenne. Il avait 35 ans. "C'était exceptionnellement jeune pour décider de l'avenir du continent européen. Mais il est vrai que pour Maurice Faure, tout avait commencé très tôt, beaucoup plus tôt que les autres", estime François Hollande, pour qui l'ancien député "était étonnamment en avance sur son temps".

"L'Europe, toujours l'Europe, insiste le chef de l'État. Il en parlait avec fougue, avec audace et avec force." François Hollande rappelle qu'en 1986, Maurice Faure fut chargé de préparer la négociation d'un nouveau traité européen : "De sa réflexion naîtra l'acte unique européen, c'est-à-dire les fondations de l'Union européenne que nous connaissons aujourd'hui."

À l'issue de cet hommage officiel, une cérémonie religieuse s'est tenue en la cathédrale Saint-Étienne de Cahors. Maurice Faure a ensuite été inhumé, dans l'intimité, dans le caveau familial de Saint-Pierre de Chiniac, en Dordogne. C'est dans ce département qu'il est né le 2 janvier 1922.

Marie Vivent
© photo MV

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