Municipales à Toulouse : Christine de Veyrac lâchée par l'UDI de Jean-Louis Borloo

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Christine de Veyrac et Jean-Luc Moudenc
Christine de Veyrac et Jean-Luc Moudenc
C'est officiel :"les instances nationales de l'UDI ont décidé d'apporter leur soutien à la liste conduite à Toulouse par Jean-Luc Moudenc" lors des municipales 2014. La candidate centriste Christine De Veyrac, ne s'en émeut pas, et poursuit sa campagne. "Cela ne change rien, je mène une campagne apolitique" affirme-t-elle. Pour le candidat UMP non plus, "ce n'est pas une surprise". Pourtant, Jean-Louis Borloo avait fait de Toulouse "une priorité"pour l'UDI.


L'UDI de Jean-Louis Borloo se désolidarise de Christine de Veyrac pour soutenir Jean-Luc Moudenc lors des municipales 2014 à Toulouse. Une information officialisée par Jean Iglesis et Laurence Massat, respectivement président et déléguée départementale de l'UDI 31, qui appellent donc désormais "à l'union derrière Jean-Luc Moudenc". "La ville de Toulouse a impérativement besoin d'une alternance. Seul un vaste rassemblement des forces du centre et de la droite peut permettre de mettre un terme aux errements de l'actuelle municipalité", écrivent-ils dans un communiqué. Christine de Veyrac, elle, poursuit son chemin, et ira "jusqu'au bout".

Revirement
Flashback : le 18 janvier 2013, le président de l'UDI Jean-Louis Borloo était à Toulouse pour affirmer que Toulouse "est une priorité pour l'UDI" (lire notre article). Avec Christine de Veyrac à ses côtés, investie par le parti depuis juin 2013, il assumait : "Notre rêve est d'avoir un maire UDI pour Toulouse". Mais la campagne menée par Christine de Veyrac, "sur le terrain, loin de la politique politicienne" selon elle, n'a pas convaincu les instances nationales.

"La décision a été prise la semaine dernière à Paris, comme dans d'autres grandes villes", explique Laurence Massat. Pour la déléguée départementale, "l'UMP et l'UDI sont appelés à être partenaires, quand c'est une décision réfléchie et discutée". Le revirement de Jean-Louis Borloo ne la surprend pas : "il ne faut pas confondre la période pré-campagne d'il y a un an, et la vraie campagne, qui démarre maintenant. Les sondages et les médias nous présentent une finale annoncée entre l'UMP et le PS. Par ailleurs, l'UDI a une bonne image, mais qui met du temps à s'imposer. Nous avons choisi la meilleure façon de continuer." Une stratégie d'alliance dès le 1er tour approuvée et défendue depuis longtemps par l'UDI Philippe Lasterle.

De Veyrac continue
Il n'est pas question de parler de désaveu pour Christine de Veyrac. La candidate, qui mène depuis le début une campagne qu'elle qualifie d' "apolitique", affirme "je suis sans étiquette politique depuis le début. Tout cela ne me regarde pas". Et d'évoquer " le copinage et les arrangements entre partis". Dans le dernier sondage BVA pour Le Parisien, elle était créditée de 3% des intentions de vote. Peu importe, "je suis libre" clame-t-elle " et cela a au moins le mérite de clarifier la situation".

Jean-Luc Moudenc, de son côté, n'a pas réagi de façon officielle. "Je ne suis pas surpris, j'avais déjà 90 % de l'UDI derrière moi. Cela parachève le grand rassemblement de la droite républicaine à Toulouse", commente le candidat UMP.

Sophie Arutunian
© photo Rémi Benoit

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