Les députés PS de Haute-Garonne voteront-ils la confiance au nouveau gouvernement ?

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Catherine Lemorton ne sait pas encore si elle votera la confiance au gouvernement Valls II.
Catherine Lemorton ne sait pas encore si elle votera la confiance au gouvernement Valls II.
Présenté mardi soir, le gouvernement Valls II devrait être soumis au vote de confiance de l'assemblée nationale en septembre ou en octobre (la date n'est pas encore arrêtée). D'après le Premier ministre, la majorité sera au rendez-vous, même si la composition du gouvernement n'a pas fait rentrer dans le rang les députés frondeurs. Qu'en est-il des députés socialistes de Haute-Garonne ? Voici leurs réactions.


Proche d'Arnaud Montebourg, Catherine Lemorton se dit indécise : "On ne vote jamais la confiance avant un discours de politique générale, explique cette inconditionnelle de l'ex-ministre, qui avoue avoir eu les larmes aux yeux lors de son discours de passation de pouvoirs avec Emmanuel Macron. Ce gouvernement a le mérite de la clarté par rapport à la politique annoncée, mais la question du pouvoir d'achat se pose. J'attends des réponses concernant les mesures qui devaient le favoriser pour les salariés qui touchent le revenu minimum. Mesures qui ont été retoquées par le conseil constitutionnel cet été. Ce matin à la radio, Michel Sapin a affirmé qu'il avait une solution. Je veux être rassurée."
Le départ d'Arnaud Montebourg est-elle une faute politique, s'interroge aussi la présidente de la commission des affaires sociales de l'assemblée nationale s'interroge : "Le nouveau gouvernement est dans la ligne du président. Il n'y aura plus de voix dissonante. Mais qui parlera aux couches populaires que nous sommes en train de perdre à présent ?"

En dehors de cette voix indécise, les autres députés font front commun derrière la nouvelle équipe : "Je voterai la confiance sans aucune hésitation, déclare Monique Iborra. Le changement de gouvernement a ouvert une crise de confiance, mais pas de régime. Ensuite, il faudra voter sur les actes et non sur les paroles. Le gouvernement Valls mène une politique rigoureuse, mais pas de rigueur, dans une situation compliquée."

Même réaction pour Christophe Borgel qui votera "par définition la confiance quand la question sera posée". Le député de la 9e circonscription salue le rajeunissement des effectifs avec "la montée en puissance de Najat Vallaud-Belkacem, Fleur Pellerin et Emmanuel Macron, ainsi que Thomas Thévenoud et Pascale Boistard". Il approuve également l'acte d'autorité : "Ce n'est pas un acte de fermeture. Nous ne sommes pas dans l'austérité, car le gouvernement crée des postes de fonctionnaires, ne baisse ni les retraites ni les remboursements de la sécurité sociale."

D'après Gérard Bapt, "à partir du moment où une synthèse entre les deux lignes du parti n'est plus possible, le président et le Premier ministre ont choisi d'aller au bout de leur logique pour réussir leur politique de l'offre. Le nouveau ministre aura l'oreille des entreprises. C'est par elles qu'on pourra retrouver la croissance. Je trouve cela logique car il faut restaurer la compétitivité des entreprises." Et le député de la 2e circonscription de prévenir : "Si la confiance n'est pas votée, c'est la dissolution. Je ne pense pas que cela soit l'intérêt de la France."

Joël Aviragnet, suppléant de Carole Delga (secrétaire d'État au Commerce) sur la 8e circonscription, rappelle quant à lui "qu'il y a un temps pour le débat et un temps pour le choix. La décision s'impose ensuite à tout le monde. Arnaud Montebourg connaissait les limites. Je vais voter la confiance avec conviction et parce qu'il faut penser au travail du gouvernement sur les autres thématiques, même si on en parle moins que les questions du chômage et de l'économie."

Enfin, Martine Martinel estime que "le départ d'Arnaud Montebourg était inévitable" et se réjouit "de la nomination de Najat Vallaud-Belkacem à l'Éducation nationale. Par ailleurs, j'espère que l'on va aboutir sur les dossiers de l'intermittence et de l'audiovisuel", dossier désormais suivi par la ministre de la Culture, Fleur Pelerin.

Certaine de voter la confiance, la députée de la 4e circonscription déclare à propos d'Emmanuel Macron : "Je ne le connais pas. J'entends dire qu'il n'est pas un symbole de gauche et qu'il a travaillé pour la banque Rothschild. Henri Emmanuelli aussi travaillait pour cette banque. On ne peut pas dire qu'il n'était pas de gauche."

Ne souhaitant pas réagir, Françoise Imbert votera la confiance au nouveau gouvernement, selon son entourage. Émilienne Poumirol et Patrick Le Masle n'ont pu être contactés pour répondre à nos questions.

Gael Cérez
© photo Rémi Benoit

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