L'entreprise toulousaine Betem Ingénierie se diversifie et mise sur l'export

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Une des réalisations de Betem, le théatre du domaine d'O, à Montpellier
Une des réalisations de Betem, le théatre du domaine d'O, à Montpellier
Le bureau d'études techniques toulousain spécialisé dans les techniques du bâtiment, de l'infrastructure et de l'environnement, inaugure cette année une filiale dédiée à l'export.

La TPE créé en 1967 à Toulouse par Alain Bittard a bien grandi ! Betem ingénierie, dirigée aujourd'hui par Vivian Peauger et Philippe Mercier, emploie 200 personnes, dispose de 11 antennes dans des métropoles françaises de plus de 500 000 habitants, et affiche un chiffre d'affaires consolidé de 17 M€ en 2013. "Nous avons misé sur le déploiement du groupe en France et sur la diversification ces cinq dernières années", décrit Philippe Mercier. Betem a ainsi acquis la société Chapelle, spécialisée dans la géolocalisation et la cartographie des réseaux. En 2014, le groupe est intéressé par le rachat d'une structure à Lille, "la dernière agglomération dans laquelle nous ne sommes pas encore présents", indique Vivian Peauger.

Grâce à ces stratégies, le groupe a parfaitement résisté à la crise et s'est défait en quelques années de la dépendance du "tout marché public". Ces commandes ne pèsent plus aujourd'hui que pour 50 % dans l'activité du groupe contre 70 % avant 2008. De même, Betem, qui réalisait 90 % de son chiffre d'affaires dans l'agglomération toulousaine, a réduit cette part à 45 % aujourd'hui.

Cap sur l'export en 2014
Parmi les nombreuses réalisations d'envergure du groupe Betem, on peut citer la construction du training center d'Airbus à Blagnac, l'Oncopole, le Muséum d'Histoire naturelle ou le centre d'affaires de la gare de Perpignan. Pour décrocher ses premiers contrats hors des frontières, Betem s'est notamment appuyée sur son expérience dans l'industrie aéronautique et spatiale. Elle accompagne alors les donneurs d'ordres dans leur déploiement, comme au Kazakhstan, où la société construit le centre d'intégration et d'essais de satellites d'Astrium, ou au Turkménistan pour Thales.

Mais le groupe a décidé désormais de consacrer une filiale à son développement à l'export. "Nous réalisons actuellement 10 % de notre chiffre d'affaires à l'international, et espérons faire monter ce chiffre à 30 % dans moins de 5 ans, grâce à cette filiale dirigée par Frédéric Lidos", expliquent les dirigeants.
Prochains objectifs ? Continuer à se diversifier, se déployer, se faire un nom à l'international et devenir dans quelques années une ETI de 500 salariés.

Béatrice Girard

© photo DR

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