TLT, la Mairie de Toulouse dément vouloir fermer la chaîne locale mais fixe de nouveaux objectifs

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Un conseil d'administration de TLT s'est tenu hier, mercredi 14 mai. La Mairie, principal actionnaire de la chaîne, a demandé une remise à plat du contrat d'objectifs et de moyens (COM), exigeant davantage d'ambition en termes d'audience et de recettes publicitaires. "Jean-Luc Moudenc ne veut pas fermer TLT", affirme aujourd'hui le directeur de cabinet du maire Antoine Grezaud, contredisant un article paru sur un site d'information national.


Non, la Mairie de Toulouse n'en a pas fini avec TLT. Ce jeudi, le directeur de cabinet de Jean-Luc Moudenc, Antoine Grezaud insiste : "la mairie n'a aucunement l'intention de fermer la chaîne". C'est un article de Renaud Revel paru sur un blog hébergé par l'Express.fr qui a semé le doute. "Le nouveau maire UMP de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, fraîchement nommé, veut fermer Toulouse Télévision, qui est historiquement la toute première chaîne de télévision locale en France" peut-on y lire. L'article intervient alors que s'est tenu hier un conseil d'administration de la chaîne, le premier depuis l'arrivée aux manettes de la nouvelle municipalité. La Mairie de Toulouse est actionnaire à 60 % de TLT.

TLT, toujours en difficulté
Emmanuel Schwartzenberg, PDG de TLT, ne souhaite pas s'exprimer ce jour. "Nous faisons tout pour trouver des solutions", se contente-t-il de dire. Car TLT est toujours dans une situation extrêmement délicate. La chaîne croule sous le poids de ses charges structurelles (notamment son loyer) et fait face à un plan de restructuration (un ré-échelonnement des dettes) qui doit être honoré jusqu'en 2019. Son déficit s'élève à 200.000 euros.

Pour Antoine Grezaud (qui connaît bien le dossier pour avoir été le collaborateur de Dominique Baudis quand ce dernier était président du Conseil supérieur de l'audiovisuel), "il est temps de définir une réelle stratégie au long cours, financièrement responsable et juridiquement bordée. Nous devons faire en sept jours ce que la précédente municipalité a refusé de faire en 7 mois", tacle au passage le directeur de cabinet du maire.

Renégocier le COM
Le contrat d'objectifs et de moyens qui lie TLT à la Mairie de Toulouse arrive à échéance à la fin du mois de mai. Emmanuel Schwartzenberg doit donc renégocier ce contrat avec son actionnaire principal et Antoine Grezaud affirme que la chaîne doit "être plus au clair en termes d'audience et de recettes publicitaires, avec des objectifs concrets. À charge pour la direction de les atteindre." De son côté, le PDG affirmait en février dernier : "Je suis convaincu qu'une télé locale ne peut pas vivre seulement sur ses recettes commerciales. La publicité, c'est 10 % à 15 % du budget" (lire notre article Un an après son arrivée à la tête de TLT, Emmanuel Schwartzenberg croit en l'avenir de la chaîne locale). Les salariés de TLT, quant à eux, ne souhaitent pas s'exprimer pour l'instant.

Sophie Arutunian
© photo Rémi Benoit

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