Startup : Fourchette & Bicyclette lance l’opération de la dernière chance

 |   |  462  mots
Fourchette & Bicyclette lance l’opération de la dernière chance.
Fourchette & Bicyclette lance l’opération de la dernière chance. (Crédits : DR)
En proie à des difficultés financières, Fourchette & Bicyclette a publié un message sur Facebook intitulé "Un t-shirt ou le crash". Fondée en 2013, la startup toulousaine, qui propose des paniers pour l’apéro, est à la recherche de 60 000 euros pour éviter la sortie de route. Explications.

"Un t-shirt ou le crash...Voilà les seuls mots qui nous viennent à l'esprit à la veille de mettre fin à une belle aventure qui s'avère pourtant prometteuse. Simplement sans vous, l'aventure s'arrête ici."

C'est par ces termes que la startup Fourchette & Bicyclette, qui propose des paniers pour l'apéro une fois par mois, a entamé son message publié sur Facebook la semaine dernière.

Dans ce post, les deux fondateurs expliquent les difficultés financières rencontrées par la jeune pousse qui est à la recherche de 4 à 6 mois de trésorerie (60 000 euros), pour atteindre son objectif : une levée de fonds. "Si on peut vous garantir une chose, c'est que le crash est pourtant inévitable sans votre aide", insistent-ils.

"Avec Tristan, mon associé, nous nous sommes versés notre premier salaire plus de deux ans après la création de Fourchette et Bicyclette, qui remonte à juin 2013. Aujourd'hui encore, cela reste très occasionnel. Nous n'arrêtons pas de nous endetter à titre personnel pour que l'aventure continue", confesse Olivier Neyme, l'un des fondateurs.

Tee-shirts et crowdfunding

Pour poursuivre l'aventure, la startup, qui a livré plus de 15 000 colis pour l'apéro depuis sa création en 2013, a décidé de vendre... des tee-shirts. Pour Olivier Neyme, c'est la solution la plus facile en termes de logistique et de perception de marge :

"En proposant des bons pour notre site, nous aurions eu du mal à gérer l'afflux de commande massive. Par exemple, pour avoir un stock conséquent de saucisson, on doit s'y prendre 3 voire 4 mois à l'avance auprès des producteurs."

En parallèle, Fourchette & Bicyclette a décidé de lancer une opération de crowdfunding sur Kisskissbankbank. Grâce à la plateforme, la jeune pousse espère récolter 15 000 euros.

"La somme escomptée est assez conséquente, nous en sommes conscients, développe-t-il. Cependant si nous y parvenons, cela sera un argument supplémentaire auprès des investisseurs."

L'opération sera également coupler d'une autre campagne de financement participatif, cette fois-ci sur la plateforme toulousaine Wiseed.

Une question d'honnêteté

À l'image d'Atelier Tersi et de MoiChef, Fourchette & Bicyclette a fait le choix de la transparence et de l'honnêteté sur ses difficultés économiques. Une décision assumée par la startup, qui considère actuellement son message ni comme un succès ni comme une déception.

"Nous n'avons plus rien à perdre, puis cela fait du bien de tout lâcher, déclare Olivier Neyme, l'un des fondateurs. Nous montrons par la même occasion que le monde de l'entrepreneuriat n'est pas tout rose, que nous passons aussi par des moments difficiles."

Une semaine après la publication de son post Facebook, la jeune pousse a vendu 237 tee-shirts, ce qui représente un bénéfice de 2 400 euros.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 31/05/2016 à 7:21 :
Startup ou entreprise ? Ça respire plus l'entreprise. Trop de soi disantes startup ont été créées. Startup porte pourtant bien son nom. C'est comme faire un prototype. Tu ne connais pas toujours le résultat. Donc il faut pas pleurer. On essaie autre chose ou on s'aventure pas dans une startup.

Bientôt les startupers vont demander de l'aide à l'État pour survivre...

Le social en France... je ne serais pas surpris

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :