Affine envisage d'autres opérations à Toulouse d'ici à 2016

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Alain Chaussard
Alain Chaussard (Crédits : Affine)
La foncière Affine, qui a investi dans les deux premières tranches du programme Amarante à Borderouge, est sollicitée à Montaudran et s'intéresse à Andromède. Interview d'Alain Chaussard, directeur général.

Affine a fortement investi à Toulouse ces derniers mois. Qu'est-ce qui caractérise votre groupe ?

Affine est une foncière sous statut SIIC (Société d'investissement immobilier cotée) spécialisée dans l'immobilier d'entreprise. Notre patrimoine est constitué d'environ 80 immeubles pour un portefeuille d'actifs d'un milliard d'euros, répartis pour un tiers en région parisienne, un tiers dans les autres régions françaises et un tiers dans notre filiale belge Banimmo. Nos investissements concernent en général des surfaces entre 3 000 et 8 000 m2 et des montants qui oscillent entre 10 et 20 millions d'euros. Nous avons trois pôles de compétences : les bureaux, les commerces de centre-ville et les plateformes logistiques. Notre caractéristique, peu commune parmi les SIIC, est de consacrer une part importante de notre développement aux régions. Nous ciblons particulièrement six grandes métropoles, dont Toulouse. Nous réaliserons d'ailleurs sans doute d'autres opérations à Toulouse à horizon 2016. Cette ville méritait en effet un rattrapage en matière d'investissements dans notre portefeuille et nous y veillons.

Quels sont vos territoires cibles à Toulouse et ceux auxquels vous croyez moins ?

Nous avons investi récemment dans deux immeubles du programme Amarante à Borderouge et nous croyons beaucoup à ce quartier. Il sera donc logique pour nous de regarder attentivement le 3e bâtiment le moment venu, mais il faut pour l'instant être attentif à ne pas saturer ce secteur. Globalement, pour nous, le nord de Toulouse a le vent en poupe : nous sommes ainsi attentifs à Blagnac et la zone d'Andromède ainsi qu'à Balma-Gramont.

Nous sommes par ailleurs intéressés par les zones de Saint-Martin-du-Touch et de Montaudran, un site sur lequel nous sommes sollicités. Ensuite, il est évident que nous nous intéresserons de près, comme tout le monde, au quartier Matabiau le moment venu. Il nous paraît prématuré, en revanche, de cibler Labège pour l'instant, car c'est un peu loin du centre-ville. Quant aux projets de transports en commun qui y sont discutés en ce moment, ce ne sont encore que des projets.

Quelles sont, selon vous, les règles d'un bon investissement ?

La présence des transports en commun et une certaine densité caractérisent toujours un bon investissement. À Borderouge, par exemple, il y a à la fois la présence du métro et une certaine masse critique avec des logements et des commerces, qui constituent un centre-ville. C'est presque la même chose à Montaudran, avec un assemblage d'initiatives publiques autour de l'ancienne piste de l'aéropostale

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