Réforme territoriale : la fusion Midi-Pyrénées / Languedoc-Roussillon aura bien lieu

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Les députés ont voté en deuxième lecture, dans la nuit de mercredi à jeudi, l'article 1er de la réforme territoriale, le plus symbolique : il définit la future carte de France. Le scénario à 13 régions est acté. Dès janvier 2016, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon ne feront qu'une seule et même grande région.

L'article 1er du projet de loi de la réforme territoriale a été adopté par l'Assemblée nationale dans la nuit de mercredi 19 à jeudi 20 novembre. Les députés ont ainsi voté en deuxième lecture la carte à 13 régions (22 actuellement), dont la mise en place est prévue pour 2016. Sur la soixantaine d'amendements défendus pour supprimer ou réécrire le projet de loi, aucun n'a été adopté.

Les députés devraient probablement achever jeudi la deuxième lecture de ce texte, qui prévoit aussi de repousser les régionales de mars à décembre 2015, et fera l'objet d'un vote solennel le 25 novembre.

Les réactions

"Le débat a moins porté sur la fusion Midi-Pyrénées / Languedoc-Roussillon que sur le Nord-Pas de Calais et la Picardie, remarque le député socialiste Christophe Borgel. Je ne crois pas qu'il y ait eu d'amendement la-dessus, contrairement à ce qu'avait proposé le sénat. Aujourd'hui, nous réfléchissons à la manière dont va se faire la fusion. Comment se construirons les complémentarités et l'articulation entre Toulouse, Montpellier et les autres villes." Et de conclure : "C'est un moment très important pour la France. L'évolution des métropoles hier et des régions aujourd'hui participe à la construction de l'efficacité territoriale."

"Cette nouvelle région sera très forte sur le plan économique et touristique, se réjouit Catherine Lemorton, députée socialiste de Haute-Garonne. Elle disposera d'une ouverture sur la Méditerranée et de deux centres universitaires importants avec Toulouse et Montpellier." Elle reconnaît cependant qu'une "période d'adaptation et d'adoption mutuelle sera nécessaire entre les deux régions fusionnées".

Au moment où les députés votaient la nouvelle carte des régions, Damien Alary, le président du conseil régional du Languedoc-Roussillon, était "en tête à tête" avec Manuel Valls, le Premier ministre. "Il m'a dit que la loi serait sans doute promulguée à la mi-décembre, explique l'élu socialiste. Je suis légaliste. Je vais donc y travailler tout en défendant ma région, ses habitants et nos politiques actuelles. Il va falloir discuter car il y a beaucoup de flou, poursuit Damien Alary. Quelle sera la capitale ? Où iront le rectorat, l'ARS, la chambre régionales des comptes ? Le Premier Ministre n'a pas encore décidé, mais le gouvernement aura une responsabilité dans ces choix. Préférant parler "d'union" plutôt que de "fusion", Damien Alary conclut : "Il faudra des années pour que les choses se fassent".

Favorable à la réforme, Martin Malvy, président du conseil régional de Midi-Pyrénées, a quant à lui déclaré : "Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon formeront bientôt une seule et même nouvelle région. Il nous reste un an pour nous y préparer. Je souhaite que nous nous mettions le plus rapidement possible au travail, pour faire de cette nouvelle étape de la décentralisation une pleine réussite, au service de nos concitoyens."

Sophie Arutunian, Gael Cérez et Paul Perié
© Montage photo Rémi Benoit

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