Présidentielle 2012, dernières manœuvres avant le 1er tour

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853 992 électeurs sont inscrits sur les listes électorales de Haute-Garonne
853 992 électeurs sont inscrits sur les listes électorales de Haute-Garonne
Dimanche, les Français sont appelés aux urnes pour le premier tour de l'élection présidentielle. En Midi-Pyrénées, les partis jettent leurs dernières forces dans la bataille et préparent déjà pour certains le 2e tour. A quelques heures du scrutin, focus sur les dernières réactions, les points pratiques à ne pas négliger pour pouvoir voter, et retour sur les temps forts de la campagne.

C'est le moment de vérité pour les 10 candidats qui visent la présidence de la République. Certains sont venus en Midi-Pyrénées provoquant au fil des meetings et des rencontres des moments qui ont marqué la campagne. François Hollande a tenu un meeting le 6 octobre à Toulouse, mobilisant 2 000 personnes, avant de revenir pour Futurapolis le 11 février puis de se rendre à Albi le 16 avril. Il pourrait être de retour dans la Ville rose le 3 mai, peut-être au Stadium.

Nicolas Sarkozy n'a pas tenu de meeting à Toulouse mais s'y est rendu après les drames de Toulouse et Montauban. Il devrait être présent entre les deux tours, la date du 24 avril revenant avec insistance. La Ville rose a aussi vu le retour de son ancien maire Philippe Douste-Blazy aux côtés du candidat du Modem François Bayrou. Le co-fondateur de l'UMP a fait acte de repentance lors du meeting : «Nos routes se sont écartées. L'arrivée de Nicolas Sarkozy m'a fait comprendre que tu avais raison et donc que j'avais tort », a-t-il reconnu.

Cette campagne a été marquée symboliquement avec la prise de la place du Capitole par Jean-Luc Mélenchon. Une forêt de drapeaux rouges portés par environ 50 000 personnes ont envahi la place principale de la Ville rose. Le candidat du Front de Gauche a accusé Nicolas Sarkozy « d'avoir défiguré la France».

José Bové est lui aussi passé par Toulouse pour animer un rassemblement de soutien à la candidate d'Europe Ecologie Les Verts, Eva Joly. Les drapeaux rouges ont flotté salle Jean Mermoz où Philippe Poutou, le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) tenait un meeting en compagnie d'Olivier Besancenot, candidat en 2002 et 2007 de la Ligue communiste révolutionnaire (ex-NPA). Philippe Poutou a appelé à un rassemblement des forces anticapitalistes pour « un troisième tour social ».

Mobiliser jusqu'au bout

A quelques heures du premier tour, les partis politiques ont jeté toutes leurs forces dans la bataille pour mobiliser et récupérer le plus de voix possibles. Trois poids lourds du gouvernement UMP étaient en meeting à L'Union mercredi dernier. Le Premier ministre François Fillon,Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères et François Baroin, ministre de l'Économie, ont tenté de faire mentir les sondages et de gagner des votes jusqu'au dernier moment. « Jamais la victoire ne s'est donnée à ceux qui l'attendaient dans un fauteuil parce qu'ils avaient cru lire dans le ciel des sondages », a martelé François Fillon.

Du côté du Parti socialiste (PS), on se mobilise jusqu'au dernier moment. Le président du Conseil régional, Martin Malvy, a tenu une conférence jeudi pour rappeler « l'importance de voter François Hollande dès le premier tour ». Un message martelé également par Pierre Izard, président du Conseil général, et Pierre Cohen, maire de Toulouse. Le groupe Socialiste radical et républicain de la mairie de Toulouse donne lui une tonalité un brin dramatique à l'élection : « Jamais une élection présidentielle n'aura été aussi déterminante, par les choix qu'elle implique, pour l'avenir de notre pays. »

Le groupe d'opposition au Conseil régional Osons Midi-Pyrénées réaffirme de son côté son soutien à Nicolas Sarkozy. " Après avoir personnellement parrainé sa candidature à l'élection présidentielle, nous soutenons avec enthousiasme les propositions de Nicolas Sarkozy ", peut-on lire dans son communiqué. Reste à savoir quelle sera le taux d'abstention pour ce dimanche que la météo annonce pluvieux. En 2007, les habitants de la Haute-Garonne s'étaient plus mobilisés qu'au niveau national. Le taux d'abstention au 1er tour dans était de 12,5 % contre 14,7 % dans toute la France.

Le vote en pratique

En Haute-Garonne, 853 992 électeurs sont inscrits sur les listes électorales soit 64 800 de plus qu'en 2007 lors du dernier scrutin présidentiel. Ils pourront se rendre dans les bureaux de vote de 8h à 18h à l'exception des communes suivantes où la fermeture aura lieu à 20 h: Balma, Blagnac, Castanet-Tolosan, Colomiers, Cugnaux, Fonsorbes, Muret, Plaisance du Touch, Ramonville Saint-Agne, Saint-Gaudens, Saint-Jean, Saint-Orens, Toulouse, Tournefeuille et L'Union. En cas de doute le jour du scrutin, il sera possible de se rendre à la permanence mise en place par la mairie de Toulouse ; Cour Henri IV, rez-de-chaussée, porte 12.

Pour voter, vous devez être en possession de votre carte d'identité (même périmée), ou à défaut d'un passeport, permis de conduire, carte d'identité parlementaire, carte d'identité d'élu local, une carte d'invalidité civile ou militaire, carte du combattant de couleur chamois ou tricolore, carte d'identité de fonctionnaire de l'Etat, carte de circulation délivrée par les autorités militaires, un livret ou carnet de circulation délivré par le préfet, un récépissé valant justification de l'identité, une attestation de dépôt d'une demande de carte nationale ou encore un permis de chasser avec photo peuvent la remplacer. A noter que la carte d'électeur n'est pas obligatoire pour voter.

Wilfried Pinson

© Photo Rémi Benoit

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