« Réglez le problème de la commande publique ! »

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Christian Carle, président de Pole Star
Christian Carle, président de Pole Star
Si les entrepreneurs saluent la création de l'Institut des applications spatiales, ils appellent surtout à l'instauration de la préférence régionale dans les marchés publics.

Si les entrepreneurs saluent la création de l'Institut des applications spatiales, ils appellent surtout à l'instauration de la préférence régionale dans les marchés publics.

Le futur Institut des applications spatiales assurera le marketing territorial de la filière à l'international. « La communication, ça ne fait pas manger, coupe Edgar Antoine, PDG de la société Navocap, spécialiste de la géolocalisation appliquée aux transports. Oui, il faut en faire un peu, c'est important d'avoir un label local auquel les PME pourraient s'accrocher. Mais la clé du développement n'est pas là. Il y en a deux, d'ailleurs : l'appui des financiers, mais amusez-vous à aller les chercher en ce moment, vous allez voir ! Non, ce qui compte vraiment, ce sont les références. L'essentiel n'est pas de faire des machins, c'est que les politiques règlent le problème de la commande publique. Le Code des marchés publics interdit la préférence locale, et bien faisons bosser les juristes ! Si Navocap existe toujours aujourd'hui, c'est sans doute grâce à la Semvat, qui exploitait le réseau des transports en commun de Toulouse et qui nous avait fait confiance, nous acteur local, en 1993. Le jour où Tisséo a été créée, nous avons été virés. Et encore aujourd'hui, les gens me demandent pourquoi je ne compte pas Toulouse dans mes références : leur question est légitime. »

Le président du Club Galaxie et de Magellium, Jean-Pierre Madier, ne dit pas autre chose - en plus policé :« La création de l'Institut est une bonnechose. Mais gardons aussi à l'esprit qu'il est important que le soutien des acteursinstitutionnels ne se manifeste pas que par des flux de subventions, mais aussi par l'accès à des territoires démonstrateurs et aux marchés publics. »

« Nous sommes très attentifs à ces questions, se défend Nicole Belloubet, vice-présidente du Conseil régional en charge de l'Éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche. Concernant la préférence locale, ce n'est pas de notre ressort. Il faudrait modifier la réglementation au niveau européen, et je crois d'ailleurs que nous nous dirigeons dans ce sens. Mais lorsque nous le pouvons, nous soutenons le tissu régional. Lors de l'appel à projets Lapérouse 2010 consacré aux applications spatiales, les deux projets retenus impliquait des entreprises et des laboratoires de Midi-Pyrénées. » Ce qui est somme toute logique, l'appel à projets ne s'adressant qu'aux PME implantées dans la région.

La suite de l'article à lire dans Objectif News n°22, actuellement en kiosque ou téléchargeable en PDF

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