Aerospace Valley : Jean-Marc Thomas dresse le bilan avant son départ

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Mercredi 28 septembre, les membres d'Aerospace Valley se réunissent en assemblée générale. A l'ordre du jour notamment, la nomination d'un nouveau conseil d'administration et d'un nouveau président. Après sept années passées à la tête du pôle de compétitivité aéronautique, Jean-Marc Thomas ne sera pas candidat à sa propre succession et devrait être remplacée par la Bordelaise Agnès Paillard. Il dresse le bilan de ses années de présidence. Que retenez-vous de votre expérience de président d'Aerospace Valley ?

Mercredi 28 septembre, les membres d'Aerospace Valley se réunissent en assemblée générale. A l'ordre du jour notamment, la nomination d'un nouveau conseil d'administration et d'un nouveau président. Après sept années passées à la tête du pôle de compétitivité aéronautique, Jean-Marc Thomas ne sera pas candidat à sa propre succession et devrait être remplacée par la Bordelaise Agnès Paillard. Il dresse le bilan de ses années de présidence.

Que retenez-vous de votre expérience de président d'Aerospace Valley ?

Que le projet s'est construit au fur et à mesure à partir de quelques mots clés : industrie, technologie, formation... En quelques années nous avons réussi à mettre en place une structure très importante, qui compte parmi les trois premiers pôles de compétitivité en France. Depuis sept ans, Aerospace Valley a labellisé 480 projets, 725 millions d'euros ont été investis dans des projets de recherche par des acteurs publics et privés. Le pôle s'est aussi imposé comme un acteur du développement territorial en permettant le financement de projets structurants, comme par exemple en Midi-Pyrénées le centre de démantèlement des avions à Tarbes. Nous avons énormément travaillé avec des PME.
Au fil des années, un rôle socio-économique s'est aussi dessiné avec la mise en place d'un club de financeurs. Enfin, il faut noter l'ouverture vers l'international avec la mise en place de contrats de Volontariat international en entreprise (VIE). Au final, nous avons réussi à partir d'un projet de recherche pour élargir nos compétences vers de grands projets industriels et financiers.

Avez-vous certains regrets ? Des projets que vous n'avez pas pu mener comme vous le vouliez ?
Non, ces années ont été dans l'ensemble des années de grand bonheur. Ce que j'ai pu regretter parfois, c'est l'antagonisme entre les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées. Certaines personnes ont voulu les opposer alors que le but était de travailler main dans la main, ce qui fut le cas la majorité du temps. Cette rivalité était indaptée. Sur certains projets, elle a pu freiner l'enthousiasme des personnes qui y travaillaient.

Vous avez été très impliqué dans le dossier de l'Institut de recherche technologique (IRT) de Toulouse. Où en est-on ?

Après le choix de l'Etat de retenir Toulouse parmi les six projets sélectionnés en mai, se déroule maintenant une phase de discussion. Entre 100 et 200 millions d'euros sont en jeu, il faut donc régler beaucoup de détails. Concernant la gouvernance de l'IRT, un directeur général devrait être recruté d'ici la fin de l'année. L'IRT va s'appuyer sur une fondation de coopération scientifique, qui aura à sa tête un président.

Vous avez présidé le comité d'orientation stratégique de l'IRT. Briguerez-vous la présidence de cette fondation ?
Pour l'instant je suis senior vice-président recherche et innovation chez EADS. A chaque jour suffit sa peine...

Propos recueillis par Victor Matet

En photo : Jean-Marc Thomas a passé sept ans à la présidence d'Aerospace Valley.(© Rémi Benoit)

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