Philippe Gonçalvès, élu président du conseil régional de l'ordre des architectes. Interview

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Philippe Gonçalvès
Philippe Gonçalvès
L'architecte toulousain (agence Seuil architecture) vient d'être élu pour trois ans à la présidence du conseil régional de l'ordre des architectes de Midi-Pyrénées. Il succède à Vincent Defos du Rau. Interview.Quels seront vos axes prioritaires pour ce mandat ?

L'architecte toulousain (agence Seuil architecture) vient d'être élu pour trois ans à la présidence du conseil régional de l'ordre des architectes de Midi-Pyrénées. Il succède à Vincent Defos du Rau. Interview.

Quels seront vos axes prioritaires pour ce mandat ?

Je connais bien la structure puisque j'y exerçais déjà une fonction de conseiller et j'ai eu envie naturellement de m'impliquer dans la continuité de Vincent Defos Du Rau. Je souhaite continuer à mettre l'accent sur la formation continue de la profession qui s'est développée ces deux dernières années grâce au dispositif îlot formation. Ensuite nous allons continuer à nous mobiliser sur les problématiques de défense générale de la profession, nous militons par exemple pour la mise en œuvre d'une charte de qualité qui nous garantisse plus de transparence lors des consultations lancées par les collectivités locales : mairies, conseils régionaux, et les sociétés d'aménagement.

Comment se porte votre profession dans la région ?

En Midi-Pyrénées, nous comptons 1 600 architectes inscrits à l'ordre, dont près de 700 exercent dans l'agglomération toulousaine. Plus de 50 % des structures comptent deux personnes maximum. En ce moment, notre profession est un peu crispée, à l'image de l'état d'esprit national car les commandes sont en baisse dans le public comme dans le privé et les recrutements dans les agences sont au point mort. Néanmoins les architectes font jouer la solidarité.

Où se situe la commande aujourd'hui à Toulouse ?

Le logement social soutient le marché, même si cela ne compense pas la baisse enregistrée dans la promotion immobilière privée. Le marché des particuliers est aussi actif avec du neuf et surtout de la rénovation et des extensions. Je considère d'ailleurs que c'est un segment qui représente beaucoup d'opportunités pour notre profession, car à ce jour, les constructeurs y sont encore omniprésents. Enfin, Toulouse porte des projets d'envergure comme la Cartoucherie, mais dans ce cas les consultations se jouent au niveau national et international. La délocalisation est assez forte, même si les architectes locaux y sont parfois associés.

Propos recueillis par Béatrice Girard
©photo DR

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