Le Crédit Foncier livre des prévisions optimistes pour 2015

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Les montants investis dans l'immobilier de bureaux devraient continuer à progresser en 2015
Les montants investis dans l'immobilier de bureaux devraient continuer à progresser en 2015 (Crédits : ON / Rémi Benoit)
Le Crédit Foncier a fait un point sur le marché immobilier dans la Ville rose à l’occasion de son tour de France des marchés immobiliers.

Persistance des taux bas, hausse des prix dans l'hyper-centre et progression du volume de transactions... Voilà à quoi pourrait ressembler le marché immobilier à Toulouse cette année, selon les prévisions du Crédit Foncier de France. Si Toulouse fait partie des agglomérations qui ont plutôt bien résisté l'année dernière en matière d'immobilier, les transactions dans l'ancien y ont quand même été moins nombreuses (- 2 %).

"C'est la même tendance qu'au niveau national avec 700 000 transactions actées, soit une baisse de 3 %. Il faut se rappeler qu'avant la crise, nous étions au-delà de 800 000 transactions", a pointé Gérard Rul, directeur général adjoint du Crédit Foncier Expertise.

Pour 2015, ces spécialistes se veulent optimistes, tablant sur une hausse des prix uniquement dans les quartiers recherchés de Toulouse, tandis que la correction des prix devrait encore se poursuivre dans les faubourgs. Ils prévoient en revanche un redémarrage des transactions, avec une hausse attendue de 5 %. Du côté des montants de crédits dans le secteur de l'habitat, l'embellie est aussi attendue. "Le marché devrait rebondir et augmenter de 10 % avec 130 milliards d'euros de volumes de crédit à l'habitat escomptés au niveau national en 2015, contre 119 milliards d'euros octroyés l'année dernière. Des montants qui ne tiennent pas compte des rachats et renégociations", a décrit Jean Blain, le directeur régional Sud-Ouest du Crédit Foncier.

"Une année 2014 schizophrénique"

Sur le marché de l'immobilier d'entreprise Gérard Rul a décrit une "année 2014 schizophrénique" au niveau national, avec d'un côté une reprise très modérée de la demande locative de bureaux et un stock tertiaire historiquement élevé en Ile-de France. De l'autre, "une divine surprise" avec 22,5 milliards d'euros investis en 2014, contre 15 milliards d'euros en 2013. "Une hausse qui s'explique par trois importantes transactions atypiques, notamment l'achat par un fonds saoudien de 9 immeubles très bien placés dans Paris pour plus d'1 milliard d'euros et l'achat par la foncière Carmila de plusieurs centres commerciaux pour 1,4 milliard d'euros.

En Midi-Pyrénées, les montants investis ont atteint 425 millions d'euros l'année dernière. "La hausse est encore attendue pour 2015. Au final, nous tablons sur une progression de 70 % en deux ans", a estimé Gérard Rul.

Un point est à souligner cependant concernant les loyers faciaux, "s'ils restent globalement stables, on note ensuite des écarts significatifs avec les loyers réels, sous forme d'accompagnements aux locataires". À Toulouse, ces écarts seraient estimés entre 8 et 10 %. "C'est deux fois plus important qu'il y a cinq ans", précise Gérard Rul.

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