En images : Airbus dévoile l'A220 issu du programme C-Series de Bombardier

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Airbus a rebaptisé A220, les avions du C-Series.
Airbus a rebaptisé A220, les avions du C-Series. (Crédits : Rémi Benoit)
Airbus a officialisé mardi 10 juillet l'intégration des avions du programme C-Series du Canadien Bombardier. Avec l'A220-100 (100-135 sièges) et l'A220-300 (130-160 sièges), le constructeur européen veut compléter sa gamme et faire décoller les ventes du programme tout en gagnant en compétitivité.

C'était un baptême presque comme les autres. Vers 12h30, mardi 10 juillet le premier A220-300 a atterri sur le tarmac du Delivery center de Colomiers, aux portes de Toulouse. Une cérémonie en grande pompe dix jours après la reprise en main par Airbus du programme C-Series du Canadien Bombardier. Le CS100 qui a une capacité de 100 à 130 sièges est pour l'occasion rebaptisé A220-100 et le CS300 capable d'accueillir 130 à 160 passagers devient l'A220-300.

 Airbus espère avec cette acquisition compléter sa gamme d'avions (en comparaison l'A320 et l'A321 disposent de 150 à 220 sièges) alors que son rival Boeing va prendre le contrôle du constructeur brésilien Embraer, concurrent de Bombardier sur ce type d'aéronefs.

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(Crédit : Rémi Benoit).

Les deux versions du C-Series volent depuis 2016, mais le programme canadien est confronté à un faible volume de ventes. À ce jour, le programme a enregistré seulement 402 commandes et 38 avions ont été livrés (principalement pour les compagnies Suiss et Air Baltic). Airbus compte muscler ces ventes et espère 3 000 commandes supplémentaires sur les 20 prochaines années. Pour y parvenir, le constructeur va revoir l'organisation de la supply chain (chaîne d'approvisionnement, ndlr).

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De gauche à droite : David Dufrenois, chef des ventes du programme, Rob Dewar responsable support clients et ingénierie, Christine De Gagne, directrice du marketing pour la partie cabine et Antoine da Costa, directeur du marketing du produit (Crédit : Rémi Benoit).

"Nous pouvons encore gagner en compétitivité grâce à quelques améliorations. Pour baisser les coûts, nous allons demander des efforts aux sous-traitants", a précisé David Dufrenois, responsable des ventes de Cesalp, l'entité qui gère le programme dans laquelle Airbus est majoritaire avec 50,01% aux côtés de Bombardier (31%) et de la province du Québec (19%).

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Pour l'instant, le cockpit garde la marque de fabrique de Bombardier (Crédit : Rémi Benoit).

Le cadre d'Airbus souligne que "40% du marché" pour cette gamme d'avions se situe aux États-Unis. C'est la raison pour laquelle Airbus construit actuellement une ligne d'assemblage à Mobile en Alabama d'où devrait sortir à terme 50 à 60 avions par an. Le reste des avions (une centaine par an) sera fabriqué depuis la chaîne d'assemblage existante au Canada.

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