À Toulouse, Scentair France se positionne sur le "marketing olfactif"

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Les diffuseurs de parfum de ScentAir
Les diffuseurs de parfum de ScentAir (Crédits : ScentAir)
Sur le marché peu commun des ambiances olfactives, une entreprise toulousaine se distingue : ScentAir France (créée en 1997 sous le nom de Parfum Indigo). L'entreprise a embauché neuf personnes en 2016 et son chiffre d'affaires est en progression.

C'est un secteur presque invisible mais loin d'être inodore. Leader mondial de "l'ambiance olfactive", ScentAir parfume les intérieurs des magasins, hôtels, cliniques ou maisons de retraite. La société toulousaine profite du marché en pleine expansion du "marketing olfactif" qui consiste à utiliser des odeurs afin de déclencher des émotions et de rendre plus agréable un univers (et, in fine, déclencher un acte d'achat chez le consommateur).

"Depuis 1997, nous proposons des diffuseurs de parfums électriques permettant de parfumer des grands volumes allant de 50 à 3 000 m2", explique Pascal Charlier, directeur général de ScentAir France.

Créée en 1997 à Toulouse sous le nom Parfum Indigo avec des fonds de l'Irdi et de la Caisse des dépôts et consignation, l'entreprise est rachetée par le normand Lampes Berger en 2003. Elle devient alors Air Berger. "Nous avions besoin d'un industriel pour financer la croissance et la R&D. Lampes Berger a rapatrié la production en Normandie tout en en maintenant l'équipe à Toulouse", retrace Pascal Charlier.

Dix ans plus tard, la société change à nouveau de propriétaire et passe sous bannière américaine. Devenue filiale française de ScentAir, l'entreprise en adopte les méthodes commerciales : plutôt que vendre des machines à senteurs, ScentAir les loue et s'assure un revenu récurrent. De l'audit pour déterminer le produit adéquat en passant par l'installation du diffuseur jusqu'à sa maintenance, son modèle "full service" a convaincu 2 200 de ses 5 000 clients français.

Un marché à gros potentiel

En 2015, ScentAir France a récupéré la gestion des distributeurs européens, renforçant ainsi sa place dans l'organisation du groupe. Ses résultats et ses effectifs ne cessent de progresser. De 1,8 millions d'euros en 2013, son chiffre d'affaires atteindrait "entre 5 et 10 millions d'euros" aujourd'hui. Dans le même temps, l'entreprise est passée de 9 employés en 2013 à 33 l'an dernier. "Nous avons embauché neuf personnes l'an dernier", s'exclame le directeur général.

En 2017, ScentAir France compte recruter trois nouvelles personnes, notamment pour "étoffer sa force commerciale". "Nous allons absorber notre hausse d'effectif et consolider notre activité", décrit Pascal Charlier.

Des négociations devraient aboutir dans les secteurs du sport, de la pharmacie, de la grande distribution, de l'hôtellerie internationale et du retail. ScentAir vise également le secteur médical pour, par exemple ,diffuser des "odeurs apaisantes" dans les cabinets de dentistes.

Selon Pascal Charlier, seulement 5 à 6 % des points de vente français seraient équipés aujourd'hui de diffuseurs d'odeurs. Un potentiel de croissance important, à vue de nez.

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Commentaires
a écrit le 23/06/2019 à 17:47 :
Une entreprise peu scrupuleuse de l'ethique commerciale et des lois du travail. Du Responsable technique a la direction, tout est fait pour penaliser les employés en essayant de reduire leur commissionnement, leurs avantages et le tout avec la benediction aveugle de la maison mere aux USA.
Pour avoir travaillé dans cette entreprise j'ai pu voir comment leur representant legal a tenté de penaliser la force de vente commerciale
Comment il n'accepte aucune idée qui lui est proposé
Comme il cache et masque l'importance des problemes techniques aupres de la direction EMEA (qui sait pertinement qu'il y a des problemes) et comment un bilan "positif" est dressé face aux USA qui ne se doutent pas de l'ampleur des problemes.
Pire, plusieurs employés sont hacelés moralement et sont pousser a la demission a cause d'une seule personne qui "fait semblant de rien"

Pour finir, tout est fait pour essayer de leser les employés au niveau de leur prime

On ne peut esperer qu'une seule chose, que la direction US s'en rende compte a temps...

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