À la SNAM, une nouvelle direction prend place

Après l'éviction d'Éric Nottez, l'un des leaders européens sur le recyclage des batteries, SNAM, vient d'annoncer la nomination d'une nouvelle direction. Celle-ci aura pour mission de mettre en oeuvre le projet Phénix de la société aveyronnaise, qui consiste à produire des batteries neuves à partir de matériaux recyclés.

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Installée à Viviez dans l'Aveyron, la SNAM a désormais une nouvelle direction.
Installée à Viviez dans l'Aveyron, la SNAM a désormais une nouvelle direction. (Crédits : DR)

Après l'éviction récente du président Éric Nottez à la tête de la SNAM, société spécialisée dans le recyclage des batteries, celle-ci vient d'annoncer la nomination d'une nouvelle direction. L'Allemand Cornelius Fink prend les rênes de l'entreprise, accompagné par Laurence Gericot nommée directrice financière de l'entité par la même occasion.

Pour le premier, sa nomination, appuyée par une quinzaine d'années d'expérience dans l'industrie automobile, n'est pas une surprise. Depuis plusieurs mois, et même avant le départ de l'ancien dirigeant, sa présence au sein de l'usine de Viviez (siège de la SNAM) et la curiosité dont il faisait preuve ont été remarquées, selon plusieurs sources locales. Pour la seconde, celle-ci occupe désormais un poste nouvellement créé au sein de la société et devra donc assainir la situation financière de l'entreprise aveyronnaise.

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Pour mémoire, les nouveaux actionnaires allemands (mais minoritaires) LHS étaient mécontents de la gestion de l'entreprise menée par Éric Nottez, toujours selon des sources locales, depuis leur arrivée au capital de SNAM Group contre dix millions d'euros. Cette levée de fonds, opérée par le groupe belge Floridienne, actionnaire majoritaire de la SNAM, avait pour objectif de financer la poursuite du développement du projet Phénix.

Avec celui-ci, la société aveyronnaise compte fabriquer des batteries neuves dont les composants et matériaux seront à 80% issus de déchets recyclés et tout particulièrement des batteries. Les produits générés par ce projet serviront en partie au stockage de l'énergie électrique, ainsi que pour des sites photovoltaïques et éoliens. Le conseil régional d'Occitanie a d'ailleurs lui aussi co-investi dans ce projet à travers son agence régionale des investissements stratégiques, l'Aris. Malgré ces péripéties, cet accompagnement financier de trois millions d'euros dans une joint-venture n'est pas remis en question, pour le moment, selon l'entourage de la présidente de la collectivité, Carole Delga. Mais la vigilance est de mise dans ce dossier prévient-on.

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