Le cap des 1 000 contrats d'avenir est passé en Midi-Pyrénées, 2 600 restent à créer dans l'année

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Henri-Michel Comet
Henri-Michel Comet
Promesse de campagne n°34 du candidat François Hollande, les contrats d'avenir ont été lancés en novembre dernier. Destinés à former et faciliter l'insertion professionnelle des jeunes les plus éloignés de l'emploi, 3 646 contrats d'avenir doivent être signés en Midi-Pyrénées en 2013. La borne des 1 000 contrats vient d'être franchie. Mais le dispositif peine à séduire les employeurs. Le Préfet et les services territoriaux de l'emploi évoquent des efforts à accomplir pour maintenir le rythme.

La signature du 1 024e contrat d'avenir en Midi-Pyrénées, mardi 14 mai, a été l'occasion d'un premier bilan régional du dispositif. Satisfaction et prudence en étaient les maitres mots. "Avec cette signature, nous marquons une borne entre le chemin parcouru et celui qui reste à parcourir, a commenté Henri-Michel Comet, préfet de la région Midi-Pyrénées avant d'ajouter, la dynamique est avérée mais nous lançons un appel à mobilisation aux grands établissements publics, aux grandes entreprises et aux associations".

Un satisfecit mesuré partagé par Janine Loïdi, 1ère vice-présidente du Conseil régional de Midi-Pyrénées. "Nous avons un taux de recrutement nettement supérieur à ce qui nous avait été demandé au niveau national. C'est un motif de satisfaction mais nous devons maintenir nos efforts."

Objectif atteint à 28 % en Midi-Pyrénées contre 20 % au niveau national
Sur les 150 000 contrats d'avenirs prévus par le gouvernement en France, 4,3 % seront en Midi-Pyrénées soit 3 646. Pour le moment, la région se situe dans le groupe de tête puisqu'elle compte 5,8 % des 17 594 contrats d'avenirs d'ores et déjà entérinés. L'objectif est donc atteint à 28 % pour Midi-Pyrénées contre 20,6 % au niveau national.

Un dispositif incitatif qui peine à séduire
Les contrats d'avenirs font depuis leur lancement l'objet d'une campagne de communication intensive. Si les jeunes semblent avoir bien reçu l'information, les employeurs paraissent moins réceptifs. Malgré le caractère incitatif de la mesure mis en avant par l'État, avec le financement à 75 % du salaire du jeune dans le secteur non marchand et 35 % pour le secteur marchand, les employeurs ne se bousculent pas. Nicolas Tissot, président de l'Association régionale des missions locales Midi-Pyrénées avance un début de réponse. "Du côté des jeunes, on ne manque pas de candidats. L'inertie est lié au temps d'intégration de l'information dans les entreprises et les collectivités".

Les différents partenaires (Préfecture, Mission locale, Pôle Emploi, Cap Emploi, Conseil régional) partagent le même diagnostic. Les efforts doivent être poursuivis autour de 3 points : promouvoir davantage le dispositif auprès des collectivités locales, faciliter les démarches administratives, mobiliser le secteur marchand. Actuellement, 35 des 1 094 contrats d'avenirs signés le sont dans le secteur marchand alors que "le potentiel dans ce secteur se situe entre 300 à 500 contrats. Des efforts restent à faire" estime Henri-Michel Comet avant de rappeler que le nombre de jeunes demandeurs d'emplois en Midi-Pyrénées s'élève à 37 000.

Vincent Pléven
Photo © Rémi Benoit

En savoir plus :
Premier volet de la politique du gouvernement en faveur de l'emploi des jeunes, avant le contrat de génération, le contrat d'avenir s'adresse aux 16-25 ans (30 ans pour les personnes en situation de handicap), issus de zone de revitalisation rurale ou urbaine sensible, peu ou pas diplômés et à la recherche d'un emploi. D'une durée de 1 à 3 ans, ce contrat aidé comporte une obligation de formation de la part de l'employeur. L'Etat s'engage à financer le contrat à hauteur de 75% du Smic pour les employeurs du secteur non marchand et 35 % du Smic pour le secteur marchand. In fine, ces contrats d'avenir sont censés permettre aux jeunes d'acquérir des compétences et des qualifications qui leur permettront une insertion professionnelle durable une fois leur contrat d'avenir arrivé à échéance.

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