À Toulouse, Nicolas Dupont-Aignan lance "la bataille des européennes" dans le Sud-Ouest

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Nicolas Dupont-Aignan (à droite) en compagnie de Pascal Lesellier, candidat aux élections européennes pour la circonscription Sud-Ouest
Nicolas Dupont-Aignan (à droite) en compagnie de Pascal Lesellier, candidat aux élections européennes pour la circonscription Sud-Ouest
Le président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan, était à Toulouse hier après-midi, mercredi 5 mars, pour lancer "la bataille des européennes". Lors d'une conférence de presse, il a présenté le candidat pour la circonscription Sud-Ouest, Pascal Lesellier, ainsi que les grandes lignes du programme de son parti pour les élections du 25 mai prochain.

Les élections municipales n'ont pas encore eu lieu que le parti gaulliste de Nicolas Dupont-Aignan s'engage déjà dans les européennes. "Ce n'est pas trop tôt pour lancer la bataille, justifie le président de Debout la République, hier à Toulouse. Les élections européennes sont un scrutin national déterminant. Les décisions au niveau de l'Europe ont des répercussions au niveau national et local." Or, selon lui, "tout est fait pour qu'on n'en parle pas. Les autres partis, à savoir le PS, l'UMP, les Verts et les centristes, ne veulent pas en parler. Et pour cause : ils ont signé les traités européens ces vingt dernières années. Ils sont coupables du chômage de masse et de l'insécurité qui règnent !", s'exclame-t-il.

Mobilisation tôt, donc, car "il faut que les Français se réveillent", explique Nicolas Dupont-Aignan, pour qui le plus grand "fléau" de ces élections en mai prochain sera l'abstention. Il ajoute : "Trois alternatives s'offrent aux Français : le Front de Gauche, le Front National et nous. Nous sommes une alternative cohérente. Nous voulons sortir de la crise sans pour autant tout casser. Il faut quitter le système, sans partir vers les extrêmes." D'où le slogan de DLR pour ces européennes : "Debout la France, ni système, ni extrêmes". "Nous avons une carte à jouer", est persuadé l'ancien candidat à l'élection présidentielle.

"Nous ne voulons plus de l'euro"

Le président de Debout la République présente également les grandes lignes du programme de son parti pour ces élections, prévues le 25 mai : "Annuler la directive des travailleurs détachés et rétablir les contrôles aux frontières. Enfin, nous ne voulons plus de l'euro." Le changement de monnaie, une proposition qui ressemble à celle du Front National. "La manière de le faire est différente, se défend Nicolas Dupont-Aignan, qui prône l'indépendance de la France. Nous voulons avoir notre monnaie, libre et que nous gérerons. Toutefois, nous ne sommes pas pour nous isoler, contrairement au FN, complète le député de l'Essonne. Nous comptons investir dans les entreprises, développer l'industrie ou encore les sciences avec nos partenaires européens."

Première élection européenne
La conférence de presse d'hier après-midi est aussi l'occasion d'introduire la tête de liste DLR pour la circonscription Sud-Ouest (Aquitaine, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées). À 53 ans, Pascal Lesellier, expert en aéronautique et domicilié à Bayonne, se présente pour la première fois aux élections européennes. Secrétaire départemental DLR en Pyrénées-Atlantiques, il était notamment candidat DLR aux législatives sur la 5e circonscription, en 2007 puis en 2012. "J'ai rejoint Nicolas Dupont-Aignan en 2007 pour défendre les valeurs de la République, raconte-t-il. Je n'étais encarté à aucun parti. Son projet gaulliste social m'a séduit." Le président de DLR justifie le choix de son candidat : "Il vit dans la vraie vie, il travaille. Et c'est l'un de nos meilleurs secrétaires départementaux. Il a créé DLR tout seul en Pyrénées-Atlantiques."

Un candidat au programme chargé ces prochaines semaines. "Je vais poser des congés et faire le tour des 18 départements de la circonscription, se projette Pascal Lesellier. Les déplacements seront particulièrement intenses dans les trois dernières semaines avant le scrutin."

Enfin, interrogé sur les élections municipales à Toulouse et notamment le choix de DLR de soutenir le candidat UMP Jean-Luc Moudenc - Olivier Arsac, secrétaire départemental DLR en Haute-Garonne, est n°19 sur la liste de l'ancien maire toulousain - Nicolas Dupont-Aignan répond sans détour : "Il sera bien meilleur que le maire actuel. La situation à Toulouse est catastrophique. Les Toulousains que je connais me parlent d'insécurité et d'embouteillages. Pierre Cohen n'a pas fait grand-chose pour la ville", juge le président de Debout la République.

Marie Vivent
© photo Rémi Benoit

En savoir plus sur Debout la République :

Création de l'association DLR en 1999
Congrès fondateur du parti DLR en 2008
13.000 adhérents en France, 250 en Haute-Garonne

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