L'UMP 31 a présenté ce matin à Toulouse ses 10 candidats pour les législatives

 |   |  480  mots
Jean-Luc Moudenc (au centre), président de l'UMP 31 et candidat sur la 3e circonscription, entouré de sept autres candidats UMP qui se présentent aux élections législatives en Haute-Garonne
Jean-Luc Moudenc (au centre), président de l'UMP 31 et candidat sur la 3e circonscription, entouré de sept autres candidats UMP qui se présentent aux élections législatives en Haute-Garonne
A 3 jours de la clôture des candidatures pour les élections législatives des 10 et 17 juin, Jean-Luc Moudenc, président de l'UMP 31, a présenté les candidats de son parti dans les 10 circonscriptions de la Haute-Garonne.

« Les élections ne seront pas faciles, compte tenu du résultat de l'élection présidentielle, mais le combat doit être mené et nous pouvons décrocher des succès ». En dévoilant la liste définitive des candidats de l'UMP, Jean-Luc Moudenc, président de l'UMP 31, s'est montré combatif ce matin. En 2007, au lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy, aucun député UMP n'avait été élu en Haute-Garonne. Cinq ans plus tard, les 10 circonscriptions du département ont majoritairement voté pour François Hollande. Le combat politique s'annonce donc en effet difficile pour l'UMP.

Mais pour Jean-Luc Moudenc, il est important « que la gauche n'ait pas tous les pouvoirs. Il est sain qu'il y ait une opposition suffisamment forte et nombreuse. La République n'est pas l'annexe d'un seul parti. Notre objectif pour le département est d'empêcher le grand chelem. La question n'est plus de savoir si l'on est pour ou contre Sarkozy. Le débat doit se faire projet contre projet, car le programme de la gauche n'est pas pertinent en matière d'économie et nous allons le dire. »

Les candidats de l'UMP sont pour l'essentiel « nouveaux en politique. Issus de la société civile, ils représentent le « renouveau » face à des députés sortants au bilan bien maigre. » Huit des dix candidats étaient présents ce matin à Toulouse et ont tour à tour présenté leurs ambitions.

Elisabeth Pouchelon, candidate dans la 9è circonscription, s'est dite « inquiète de la poussée du Front National dans [sa] circonscription (14,13% NDLR). Une progression qui devrait aussi inquiéter le PS. »

Grégoire Carneiro, candidat dans la 5è circonscription, s'est opposé « au vote des étrangers aux élections locales. Je constate que dans ma commune de Castelginest, les demandes dans le sens du communautarisme sont grandissantes. Je me demande parfois si dans quelques années le français sera encore la première langue enseignée à l'école. »

Pour finir, Jean-Luc Moudenc a évoqué la récente candidature, face à lui, d'Alain Fillola, en soulignant que cette candidature dissidente était le signe d'une « division qui ne peut que profiter » à l'UMP.

Mais l'UMP a également fait face à la candidature dissidente de Stéphane Diebold, membre du bureau national, qui s'est présenté face à Bertrand Serp, candidat du parti sur la 4e circonscription. Une lettre du 14 mai, signée du secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, indique l'exclusion provisoire du candidat dissident.

Les candidats dans les 10 circonscriptions :

1- Sacha Briand (le suppléant ne sera présenté que le mardi 22 mai)
2- Nicolas Bonleux (Bavino Paludetto)
3- Jean-Luc Moudenc (Laurence Arribagé)
4- Bertrand Serp (Stéphanie Rivares)
5- Grégoire Carneiro (Sabrina Suze)
6- Jocelyne Vidal (Étienne Cardeilhac)
7- Corinne Viansson-Ponte (Guillaume Brouquières)
8- Martine Rieu-Griffe (Virgile Torres)
9- Elisabeth Pouchelon (Xavier Spanghero)
10- Dominique Faure (Patrick de Perignon)


Emmanuelle Durand-Rodriguez et Mélanie Galley


Photo © Melanie Galley

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :