Toulouse French Tech : les acteurs du numérique auditionnés par des experts le 9 octobre

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Journée décisive pour le dossier Toulouse French Tech le 9 octobre prochain : les services de David Monteau (le directeur du label au sein du cabinet d'Axelle Lemaire) ainsi que des experts du ministère de l'Économie vont auditionner les entrepreneurs du secteur numérique local et les porteurs du dossier Toulouse French Tech. Objectif : évaluer la solidité de la candidature et apporter leurs conseils.

Le 9 octobre, les équipes parisiennes du label French Tech seront à Toulouse, à la rencontre des acteurs du secteur numérique. La présence du directeur du label French Tech, David Monteau, n'est pas confirmée, mais plusieurs représentants de BPI France et de la Caisse des Dépôts, accompagnés d'experts du secrétariat d'État au Numérique, formeront cette "mission French Tech".

Objectif de cette visite : évaluer la solidité du dossier de candidature toulousain au label French Tech. "Mais aussi co-construire ce projet, analyser ses points forts et ses points faibles" précise Benjamin Böhle-Roitelet, fondateur d'Ekito (accélérateur de start-up privé à Toulouse) et membre de la gouvernance French Tech.

Cette délégation va rencontrer notamment Bertrand Serp, vice-président de Toulouse Métropole en charge du Numérique, Mireille Garcia (vice-présidente du Sicoval), Marie-Pierre Gleizes, vice-présidente de la commission Recherche et enseignement supérieur au Conseil régional, mais aussi - "et surtout !" selon Benjamin Böhle-Roitelet - les accélérateurs de start-up (Tic Valley, Ekito, FabLab entre autres) et entrepreneurs du secteur (dont les noms ne sont pas encore arrêtés). Les porteurs historiques du projet seront également sollicités ( Édouard Forzy de La Mêlée, Jean-Pierre Bayol de Digital Place, Marion Fontana de la Tic Valley).

Pourquoi la candidature de Toulouse est différente

La première vague de métropoles labellisées sera annoncée fin octobre selon David Monteau. Toulouse, qui espère faire partie de cette première "promotion" mise sur une spécialisation : l'expérimentation. "Le différenciant majeur de notre réponse est de positionner Toulouse comme la ville des expérimentations pour les start-up, en leur offrant la capacité de confronter leur projet à leur marché. Nous disposons pour cela d'un écosystème large et structuré capable d'offrir ainsi une attractivité et une réelle accélération aux start-up" explique le fondateur d'Ekito. En effet, dix accélérateurs d'entreprises sont mobilisés pour soutenir la candidature French Tech :
- l'Airbus Bizlab / Airbus Venture, mis en place très récemment par Airbus dans une volonté d'accompagner les start-up innovantes
- Artilect Lab, le premier "FabLab" français
- Le Camping, accélérateur de start-up de la Tic Valley
- Capgemini ( Lab Inno), accélérateur "corporate"
- Digital Place, le cluster du numérique en Midi-Pyrénées
- Esa Bic Sud France, l'incubateur de l'Agence Spatiale Européenne
- Ekito, accélérateur 100% privé
- Makina Corpus, accompagnement de projets "open source"
- Midi-Capital, qui vient de lancer un accélérateur dans le domaine de la e-santé
- WiSeed, spécislite du crowdfunding orienté start-up

Cette mobilisation devrait être remarquée par la "mission French Tech" du 9 octobre, étant donné qu'une enveloppe de 200 M€ en provenance de la BPI est justement destinée au financement d'accélérateurs privés. Pour attribuer ces financements, un nouvel appel à candidatures devrait être lancé dans les prochains mois.

Toulouse veut davantage de "Tech Champions"
"Nous avons un programme d'actions planifié sur trois ans", a expliqué Philippe Coste, directeur délégué de Toulouse French Tech, lors d'une conférence de presse la semaine dernière. L'objectif est clair : attirer 20% de start-up étrangères supplémentaires, augmenter de 30% les effectifs du secteur, multiplier par trois les levées de fonds des entreprises du numérique et faire émerger 10 nouveaux Tech Champions : "il s'agit de ces start-up dont la croissance est hyper-rapide, qui font leurs preuves dans les premiers mois de leur existence" détaille Benjamin Böhle-Roitelet.

Pour y arriver, les porteurs du projet Toulouse French Tech comptent sur l'enveloppe prévue de 15 M€ destinée à l' attractivité du territoire : "cet argent va nous permettre d'aller sur des salons à l'international, d'être visibles, d'organiser plus d'événements, et donc, de rentrer plus facilement en contact avec les investisseurs" énumère l'administrateur French Tech.
Car le label French Tech, avant d'être une source financière, est avant tout une marque, qui donne une visibilité sur la scène internationale. "L'essentiel, c'est d'enclencher la dynamique" conclut Benjamin Böhle-Roitelet.

Bertrand Serp, de retour quant à lui du Digital Life Festival de Tel Aviv, ne cache pas son ambition: il compte bien séduire des entreprises telles que Google ou Amazon.

Sophie Arutunian
© photo DR

En savoir plus

Qui sont les "ambassadeurs" toulousains ?

Seize chefs d'entreprises et représentants d'associations jouent le rôle d'ambassadeurs pour promouvoir l'écosystème numérique toulousain:

Daniel Benchimol (Etop/DigitalPlace)

Benjamin Böhle-Roitelet (Ekito)

Christian Carle (Pole Star)

Stéphane Contrepois (MyFeelBack/Pckado)

Éric Charpentier (Payname)

Anne-Marie Couvreur (Mediameeting)

Édouard Forzy (La Mêlée)

Frédéric Jourdan (Snootlab)

Pierre-Marie Lehucher (Berger-Levrault)

Cédric Mallet (jeuxvideo.com)

Thierry Merquiol (WiSeed)

Frédéric Montagnon (Overblog)

Sébastien Munier (PCB)

Vincent Redrado (The Tops)

Marc Rougier (Scoop-It)

Jean-Christophe Tortora (La Tribune)

En attendant l'audit du 9 octobre, Jean-Luc Moudenc les recevra tous lors d'un dîner le 26 septembre.

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