Un "accélérateur" pour les innovations dans la e-santé, le nouveau défi du président de Midi Capital Rudy Secco

Filiale de la Caisse d'Épargne Midi-Pyrénées créée en 2005, Midi Capital collecte de l'épargne auprès d'assurances, de banques et de particuliers. L'objectif : injecter l'argent dans les PME et PMI, pour soutenir leur croissance. Son président, Rudy Secco, était l'invité de la matinale Objectif News, ce matin 22 mai, organisée au Fouquet's Casino Barrière à Toulouse. L'occasion d'aborder ses projets, notamment la création d'un "accélérateur dans le domaine de la santé digitale".
Ruddy Secco, président de Midi Capital, invité ce matin de la matinale Objectif News
Ruddy Secco, président de Midi Capital, invité ce matin de la matinale Objectif News

"Faire du conseil et investir, c'est l'ADN de Midi Capital", résume Rudy Secco. Le président de la société de gestion toulousaine, spécialisée dans l'accompagnement en fonds propres des entreprises, était ce matin l'invité de la Matinale Objectif News. Il a évoqué le nouveau projet de cette filiale de la Caisse d'Épargne Midi-Pyrénées: "un accélérateur dans le domaine de la e-santé". "Il s'agira d'une école de commerce accélérée, explique Rudy Secco. Nous voulons faire émerger des innovations dans le domaine de la santé digitale."

Comment y entrer ? "Midi Capital lancera un appel à candidatures. Il y aura une sélection à l'entrée, répond le gérant. L'objectif est de réunir une vingtaine de projets de e-santé, pour aider à leur finalisation." Le tout sur une période de 6 à 7 semaines. "Ce sera hyper intensif", complète Rudy Secco. À noter également que, dès l'entrée de ces projets innovants dans l'accélérateur, Midi Capital compte investir 15 à 20.000€ sur chaque participant.

"S'inscrire davantage dans la région"
Midi Capital réfléchit actuellement au programme de cette formation accélérée. Les porteurs de projets devraient rencontrer des entrepreneurs, afin que ceux-ci partagent leur expérience, mais également des banquiers. "J'espère que ce projet aboutira d'ici à la fin de l'année", confie Rudy Secco. Et d'ajouter : "Nous sommes aussi à la recherche d'un lieu pour accueillir cet accélérateur. Si TBS veut nous héberger...", lance-t-il en direction de Denis Lacoste, directeur de la recherche à Toulouse Business School, qui l'a interviewé ce matin aux côtés d'Emmanuelle Durand-Rodriguez, rédactrice en chef d'Objectif News.

Cet accélérateur dans le domaine de la e-santé s'insère dans le programme de Midi Capital pour "s'inscrire davantage dans la région", décrit Rudy Secco. Dans le même esprit, le président de la société de capital investissement annonce la mise en place d'un autre projet, là encore d'ici à la fin de l'année : "Deux tiers des chefs d'entreprise sont en âge de penser à partir à la retraite. Nous souhaitons faciliter la reprise, parce que le repreneur n'a pas forcément les fonds et les compétences nécessaires, développe Rudy Secco. Le rôle de Midi Capital sera donc d'investir, mais aussi de conseiller ces repreneurs, en organisant des formations et des rencontres avec des entrepreneurs. Nous ne serons pas seulement actionnaires, nous serons opérateur." Selon lui, participer à la reprise de sociétés est "un enjeu d'aménagement du territoire" et participera à la création d'emplois.

4e collecteur de fonds auprès des particuliers

Basé à Toulouse et implanté à Paris, Nice, Marseille et Barcelone, Midi Capital accompagne aujourd'hui une centaine d'entreprises, principalement des PME. Dans son portefeuille, on compte notamment le laboratoire d'analyses médicales Novescia (160 M€ de CA), le fournisseur d'accès à internet Alsatis (15 M€), la société de construction de maisons individuelles en bois Amibois (7 M€), ainsi que la société de diagnostic spécialisée en microbiologie i2A (6,3 M€), ou encore le groupe de radios d'entreprises Mediameeting (3,5 M€). Les accompagner signifie investir dans ces sociétés avec l'épargne récoltée auprès des institutionnels, mais aussi auprès du grand public. Midi Capital est d'ailleurs le 4e collecteur de fonds auprès des épargnants français.

"Sur la plateforme Club Deal, le particulier peut investir directement dans une entreprise. Plus de 48.000 demandes d'investissements ont été enregistrées au 1er semestre 2014", se félicite Rudy Secco. La recette du succès : la relation directe entre le particulier et le chef d'entreprise. "Les projets des sociétés et des vidéos sont mises en ligne. Les entreprises présentes sur la plateforme s'adressent au grand public, elles ont une relation quasi-affective avec le client. De cette façon, le particulier concrétise la valeur de son investissement", estime le gérant. Parmi ces sociétés : Smuggler, implantée à Limoges, qui fabrique des costumes haut-de-gamme en prêt-à-porter, ou encore l'enseigne de restauration Bagelstein, leader sur le marché du bagel en France. En contrepartie de leur investissement, les particuliers bénéficient d'une défiscalisation d'impôt sur le revenu ou la fortune.

En 2013, Midi Capital a collecté plus de 35 M€, ce qui représente une croissance de 50 % rapport à l'année précédente. En janvier dernier, à Paris, la société toulousaine a été récompensée par le palmarès Gestion de Fortune. Elle s'est vue décerner le deuxième prix, dans la catégorie "Capital Investissement - Gestionnaires en investissement direct".

Marie Vivent
© photo Rémi Benoit

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