2014, l'année du "rebond" pour le président de la CCI Alain Di Crescenzo

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Alain Di Crescenzo
Alain Di Crescenzo
Le président de la CCI de Toulouse a présenté ce jeudi ses vœux à la presse. Toujours optimiste, Alain Di Crescenzo a présenté les raisons qui le poussent à penser que "l'économie va rebondir". Il a également dressé les priorités de la CCI en 2014, basées sur un mot d'ordre : l' "hyper-proximité" entre la chambre consulaire et les entreprises du territoire.

Le président de la CCI de Toulouse a présenté ce jeudi ses vœux à la presse. Toujours optimiste, Alain Di Crescenzo a présenté les raisons qui le poussent à penser que "l'économie va rebondir". Il a également dressé les priorités de la CCI en 2014, basées sur un mot d'ordre : l' "hyper-proximité" entre la chambre consulaire et les entreprises du territoire.

Troisième année de mandat, et troisième cérémonie des vœux pour Alain DiCrescenzo. "Depuis trois ans, nous faisons entendre la voix des entreprises, de toutes les entreprises, quelque soit leur taille, leur activité, leur lieu d'implantation", a rappelé le président de la CCI de Toulouse 31. Pour lui l'année 2014 sera une année de "défi", mais celui qui se bat pour la baisse du coût du travail et un allègement de la fiscalité, est optimiste. "Nous allons rebondir", affirme-t-il.

2013, année "de transition"
En 2013, la CCI de Toulouse a accompagné 4.000 porteurs de projets, 6.000 entreprises, a accueilli 18.000 personnes et traité 100.000 appels téléphoniques. Voilà pour les chiffres. Mais 2013 a également été l'année "où nous avons accepté une baisse de notre budget", rappelle Alain Di Crescenzo. L'État a en effet imposé une restriction du budget des CCI de 20 % pour 2014. "Nous allons réaliser cette baisse de budget, sans diminuer les prestations auprès de nos ressortissants, a fermement affirmé le président. Nous serons moins à l'aise, mais nous le ferons. Cela devrait d'ailleurs servir de leçon aux services publics. Si c'est possible pour la CCI, c'est possible pour les autres." Alain Di Cresenzo a évoqué une année mouvementée, notamment à cause des inondations dans le Comminges pour lesquelles la CCI a déboursé 200.000 € d'aides remboursables. Adoptant une vision plus globale, il a évoqué "une année de transition", dans un monde "en mutation, qui évolue de plus en plus vite".

2014, année « de rebond »
Le commerce international a représenté 3 % du PIB mondial en 2013. "Il passera à 4 % en 2014 et à 5 % en 2015", selon Alain Di Crescenzo, qui se donne un impératif, "ne pas louper le train du commerce international !" Et le président a des raisons d'y croire. "Sur notre territoire, l'emploi salarié a augmenté au 3e trimestre 2013, le chômage, particulièrement celui des jeunes, a baissé, et la démographie des entreprises est hyper positive avec 1.036 nouveaux établissements au registre du commerce et des sociétés. Nous avons les moyens de rebondir en 2014." Cependant, malgré une forte industrie et une "belle dynamique entrepreneuriale", Alain Di Crescenzo veut rester les pieds sur terre. "En France, on prévoit une augmentation du PIB de 0,7 % en 2014. Tant qu'on sera sous la barre des 2 %, il n'y aura pas de création d'emploi durable." La CCI publiera en mars prochain son enquête annuelle sur l'économie du département, mais le président sait déjà que "le territoire s'est développé inégalement, avec des services à l'industrie forts, mais des secteurs du BTP, de l'hôtellerie et du commerce en difficulté".

La CCI va jouer l'hyper-proximité
"Quatre mots d'ordre pour 2014 : plus d'efficacité, plus de lisibilité, plus de présence sur le terrain, plus d'influence." Quatre mots d'ordre qu'Alain Di Cresenzo finit par résumer en un seul : "En 2014, la CCI va travailler sur l'hyper-proximité." Ainsi, une fois tous les deux mois, la CCI sera "délocalisée" dans les entreprises du territoire, pour rencontrer les entrepreneurs. Ce sont les "rencontres entreprises et territoires". "Il s'agit de mailler le territoire, de faire collaborer les entrepreneurs entre eux, de rompre l'isolement, et d'être encore plus à l'écoute des chefs d'entreprises, qui en ont besoin, développe le président. La CCI continuera de défendre les intérêts des entreprises, sans tabou", a t-il conclu, réaffirmant son engagement pour la baisse du coût du travail d'au moins 10 %, l'allègement de la fiscalité, et la réduction des formalités administratives.

Sophie Arutunian
© photo Rémi Benoit

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