Alain Di Crescenzo, bilan à mi-mandat d'un président de CCI hors normes

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Alain Di Crescenzo
Alain Di Crescenzo
Face à la crise qui touche l'économie, le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse, Alain Di Crescenzo, conserve un discours volontariste. Pour lui, "l'économie est un combat" et il veut prouver l'efficacité et l'utilité des CCI. Quel bilan faites-vous de la première partie de votre mandat ?

Face à la crise qui touche l'économie, le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse, Alain Di Crescenzo, conserve un discours volontariste. Pour lui, "l'économie est un combat" et il veut prouver l'efficacité et l'utilité des CCI.

Quel bilan faites-vous de la première partie de votre mandat ?
Je tire un bilan positif. Je pense que la CCI est plus visible. Nous avons accompagné 24% d'entreprises supplémentaires. Nous avons également enregistré +69% de porteurs de projets reçus et +54% de participants à nos manifestations.
Pour la deuxième partie de mon mandat, j'ai deux objectifs : je veux être au service de nos ressortissants, les chefs d'entreprises, et je veux démontrer, avec un budget réduit de 20% par l'État, qu'en tant que CCI, nous avons un devoir d'exemplarité. Ce serait un bon exemple pour tous. Il me faut prouver l'effet de levier que représente la CCI pour l'économie régionale.

Serez-vous candidat à un deuxième mandat ?
J'ai toujours dit qu'il n'y avait pas de droit de suite obligatoire. Je suis l'homme qui représente les patrons et nous verrons, ensemble, ce qu'il convient de faire ensemble. Je pense que, face aux réductions de budget imposées par l'État, les CCI doivent revoir leur copie et n'avoir qu'un objectif : être utiles aux entreprises. Il faut serrer les dents, être réactifs et créatifs. L'économie est un combat, ce sont les actes qui comptent.

La situation économique vous inquiète-t-elle ?

Notre économie régionale est préservée malgré un contexte national difficile. Cela dit, je vois aussi la grande fatigue des chefs d'entreprise et des citoyens en général. Il ne faut pas s'étonner que les investissements soient en panne. Le taux de fiscalité est le plus élevé au monde et il faut faire très attention à ne pas étouffer les énergies.
Lorsque j'ai été invité à Matignon par le Premier ministre il y a quelques mois, je l'ai alerté notamment sur le coût du travail. Personnellement, je suis d'un naturel combatif et optimiste, l'essentiel pour moi, en tant que président de la CCI, est de mener des opérations très concrètes de soutien aux entreprises.

Comme se porte la création d'entreprise ?

Le deuxième trimestre a été très bon pour la création d'entreprises, en progression de 1,6%. Actuellement, nous travaillons beaucoup sur la transmission d'entreprises. 25% des dirigeants de Haute-Garonne ont plus de 50 ans. Les entreprises qu'ils dirigent représentent des emplois et il est très important d'agir pour les préserver. Quant au moral des chefs d'entreprise dans l'industrie, il est plutôt en hausse, mais il faut être prudent. Il ne faut pas que les municipales cassent le moral des chefs d'entreprises.

Propos recueillis par Emmanuelle Durand-Rodriguez
©photo Rémi Benoit

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