Politic Région, naissance d’un réseau social pour les élus

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Thomas Simonian, Armand Partouche et Jean-Christophe Giesbert
Thomas Simonian, Armand Partouche et Jean-Christophe Giesbert (Crédits : EDR)
Trois Toulousains lancent un média d’un nouveau genre, à la fois magazine (vendu en kiosque à partir du 3 juin) et réseau social pour les élus (en ligne le 9 juin). Objectif : donner une visibilité différente à l’action politique.

La naissance d'un nouveau média est toujours un événement, y compris pour les journalistes qui étaient nombreux ce matin à Toulouse à la présentation de Politic Région. Le projet est porté par Armand Partouche (président), Thomas Simonian (directeur de la rédaction) et Jean-Christophe Giesbert (associé et éditorialiste) et ne ressemble à aucun autre.

Magazine mensuel tiré à 20 000 exemplaires, vendu 4,50 € en kiosque à partir du 3 juin (et qui a la bonne idée d'être distribué à la fois en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées et dans les aéroports et gares parisiennes), Politic Région est également un site d'informations (politicregion.fr) en ligne depuis ce 31 mai. Mais il se distingue par deux points, sa ligne éditoriale et son réseau social.

Ligne éditoriale élus friendly

"La politique est très décriée, explique Armand Partouche. Quand, il y a 8 mois, Thomas Simonian est venu me faire part de son projet, j'ai partagé avec lui le constat que la plupart des élus mènent des actions exceptionnelles avec dévouement. Nous voulons redonner de la noblesse à l'action politique et rendre justice aux élus de terrain."

"Même si nous n'allons pas nous priver de traiter la 'politique politicienne', nous allons effectivement nous focaliser sur le côté positif de la politique", renchérit Thomas Simonian, l'ancien rédacteur en chef du Journal Toulousain.

Cette ligne éditoriale 'élus friendly' sera appliquée par 4 journalistes (deux à Toulouse, un à Montpellier, un à Perpignan), par des éditorialistes (Jean-Christophe Giesbert, Jean-Louis Caccomo ou Jean-Marcel Bouguereau) mais aussi par les élus eux-mêmes qui contribueront via des tribunes. Chaque jour, un édito sera écrit par un représentant d'un parti.

Ce point a fait débat au cours de la conférence de presse, le journaliste Stéphane Thépot, lui-même pigiste pour Politic Région affirmant : "Ça me choque de donner des tribunes à des hommes politiques. Un éditorial fixe la ligne éditoriale du journal. Tant pis si je ne travaille pas pour le numéro 2 !"

Ce à quoi Armand Partouche a répondu : "La rédaction disposera d'une liberté totale, il n'y aura de soumission à quiconque." "Ce ne sera pas une galerie de notables", insiste également Jean-Christophe Giesbert.

Une plateforme sociale dédiée aux élus

Le dirigeant de l'agence de communication Giesbert et Associés insiste de son côté sur le caractère inédit du réseau social :

"Les élus souffrent d'une grande solitude et je crois que cette plateforme, véritable première en France, est une solution. La nouvelle région compte 5 000 maires et au total 120 000 élus. Il y a clairement une cible à la recherche de solutions et de partages d'expérience."

L'accès au réseau, qui se fera via un identifiant, sera réservé aux élus au tarif de 79 euros. Sur l'ensemble de ses offres, Politic Région vise 3 000 abonnés en 2016. Le média envisage d'étendre son réseau à la grande région Aquitaine et projette de proposer à sa cible des "prestations additives comme des formations ou de l'événementiel".

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Commentaires
a écrit le 06/06/2016 à 11:43 :
Contrairement aux propos qui me sont prêtés par Emmanuelle, je ne suis absolument pas choqué que l'on puisse accorder des "tribunes" à des élu(e)s ou des hommes (ou femmes) politiques. Les médias nationaux auxquels je collabore le font régulièrement.
En revanche, un(e) politique n'a pas, à mon sens, à signer un "édito". C'est l'apanage de certains journalistes, le cap que se fixe une rédaction. Chacun son job. Nous n'avons rien à gagner à entretenir la confusion des rôles ; et peut-être tout à perdre, tant les soupçons de connivence sont répandus dans l'opinion...
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