L'enquête publique sur le Scot toulousain démarre

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Le Smeat, syndicat mixte d'études de l'agglomération toulousaine, lance à partir du 15 décembre et jusqu'au 4 février 2011 une enquête publique sur le projet de Schéma de cohérence territorial (Scot) de l'agglomération toulousaine. L'enjeu est de taille. Une fois validé, ce document définira les conditions d'aménagement du territoire des 117 communes membres du Smeat. 300.000 habitants supplémentaires sont attendus d'ici 2030 dans l'agglomération toulousaine, soit une augmentation de 30%.

Le Smeat, syndicat mixte d'études de l'agglomération toulousaine, lance à partir du 15 décembre et jusqu'au 4 février 2011 une enquête publique sur le projet de Schéma de cohérence territorial (Scot) de l'agglomération toulousaine. L'enjeu est de taille. Une fois validé, ce document définira les conditions d'aménagement du territoire des 117 communes membres du Smeat.

300.000 habitants supplémentaires sont attendus d'ici 2030 dans l'agglomération toulousaine, soit une augmentation de 30%. Un véritable défi pour les collectivités, tant en matière d'urbanisme que d'habitat, de transport ou encore d'environnement. Depuis 2005, 117 communes travaillent donc sur un Schéma de cohérence territorial (Scot), anciennement schéma directeur, destiné à définir les grandes politiques d'aménagement du territoire de l'agglomération toulousaine. « Notre volonté est de trouver la bonne harmonisation entre l'habitat et l'économie, entre les espaces naturels, ruraux et les zones construites », relève Pierre Cohen, président du Smeat.

C'est ce document qui sera soumis, du 15 décembre au 4 février, à l'avis des habitants des 117 communes du Smeat. Le Scot présenté lors de l'enquête publique répond à trois objectifs : absorber une forte croissance démographique, densifier l'habitat et mettre en place un « système de déplacement efficace selon un modèle de développement durable ». Il prévoit des zones denses dites de « ville intense », des zones de développement mesuré autour de noyaux villageois et une couronne verte mêlant espaces verts et zones agricoles. Pour François-Régis Valette, vice-président du Smeat et président du Sicoval, cette couronne verte est fondamentale : « Nous souhaitons maintenir des espaces agricoles viables et pas uniquement de petites parcelles. Le corollaire est qu'il nous faut, dans le même temps, concentrer l'urbanisation le plus près possible des noyaux villageois. »

Le défi de la densification passera par une division par deux de l'espace moyen consommé chaque année par l'agglomération. Il s'agira de passer dans les prochaines années de 680 hectares de surfaces agricoles et naturelles transformées en surfaces urbanisées par an, à moins de 340 hectares. « Nous ne pouvons pas gérer l'étalement urbain tel qu'il se dessine actuellement. En termes de transport, ce n'est pas viable » explique François-Régis Valette. De 40 logement à l'hectare, on devrait ainsi passer en moyenne à 70 ou 80 logements. Pour absorber les 300 000 habitants attendus, il faudra accélérer la construction de logements et passer de 7.800 logements construits par an à plus de 9.000.

L'approbation du Scot est prévue pour la mi-2011. Une fois validé, il pourra être modifié au cours des années et devra dans tous les cas être révisé au bout de 6 ans. Le dossier est consultable sur internet : www.scot-toulouse.org

Marie Grivot

En Photo : Pierre Cohen, président du Smeat (© Rémi Benoit)

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