LGV Toulouse-Bordeaux : le tracé définitif sera décidé fin 2011

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Après l'approbation ministérielle concernant le fuseau des 1.000 mètres, le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) est entré dans la 2e phase qui consistera à rechercher le meilleur tracé possible à l'intérieur du périmètre retenu. Parallèlement, le ministre a néanmoins demandé à Réseau Ferré de France une comparaison avec une « variante ».

Après l'approbation ministérielle concernant le fuseau des 1.000 mètres, le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) est entré dans la 2e phase qui consistera à rechercher le meilleur tracé possible à l'intérieur du périmètre retenu. Parallèlement, le ministre a néanmoins demandé à Réseau Ferré de France une comparaison avec une « variante ». A l'issue de ce nouveau temps d'étude doublé de concertation, une proposition de tracé définitif sera formulée fin 2011.

Le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest, qui comporte la création de deux lignes nouvelles de Bordeaux vers Toulouse d'une part et de Bordeaux vers l'Espagne d'autre part, se précise : « C'est une étape importante qui a été franchie le 27 septembre dernier avec l'approbation par Jean-Louis Borloo du fuseau des 1.000 mètres », annonce Christian Maudet, chargé de mission GPSO. L'étape 2 des études du GPSO entre désormais dans une phase de concertation.

« Nous recherchons, depuis l'été, le meilleur tracé possible à l'intérieur du périmètre retenu. On va rentrer dans quelque chose de beaucoup plus précis en tenant compte de tous les éléments qui s'y trouvent : humains, géographiques, agricoles sans oublier les enjeux économiques, énumère Christian Maudet. On va ensuite présenter, jusqu'à fin 2010, à l'ensemble des élus des territoires concernés deux ou trois hypothèses de tracé. » Celui-ci représentera une emprise comprise entre 80 et 100 mètres maximum.

Ce premier temps de concertation avec les élus des collectivités locales (communes, Conseil général, Conseil régional) et les tous les autres acteurs (services de l'État, économiques, associations) vise à « consolider » les hypothèses de tracé. Parallèlement, le ministre a demandé à Réseau Ferré de France une comparaison avec une « variante ». Une forme de victoire pour le collectif USV (Union pour la sauvegarde des villages) qui réclame une étude comparative depuis février. « Mais leur proposition n'a pas été retenue, précise Christian Dubost, directeur régional de RFF. C'est toujours le fuseau D (ndlr, celui choisi) qui reste la base. Il nous a seulement demandé d'étudier un tracé qui longerait l'autoroute A62. Mais l'étude de cette variante ne doit pas retarder le processus général d'étude. » Une variante qui concerne cinq nouvelles communes dont Bruguières, Saint-Sauveur et Lespinasse.

Une analyse comparative multicritères entre les différentes hypothèses sera menée de janvier à avril (un peu plus pour celle du deuxième fuseau) : « Elle prendra en compte les enjeux économiques, humains, environnementaux, etc..On espère avoir terminer au plus tard début juin pour être en mesure de sélectionner ce qui nous semblera être le tracé le plus pertinent à approfondir, poursuit le chargé de mission GPSO. Il pourra ensuite être "ajusté" durant l'été 2011. »

Cette troisième phase, dite de la « finalisation du tracé » débouchera sur une présentation au Comité de pilotage, composé de l'État, RFF et des Conseils régionaux d'Aquitaine et Midi-Pyrénées. Une fois validé, il sera ensuite présenté au ministre Jean-Louis Borloo. Un parcours « en entonnoir » dixit Christian Maudet qui sera jalonné par des consultations publiques : « La commission du débat public l'impose avant chaque décision. Dans la mesure où la consultation du public n'est pertinente que s'il est informé, nous lui fournirons, au fur et à mesure, sous forme de feuilles pédagogiques, une information préalable. »

L'idée de RFF est que le public soit mieux informé que le jour où il sera officiellement consulté à l'occasion de l'enquête d'utilité publique dont l'étude préparatoire interviendra après l'approbation ministérielle soit au début de l'année 2012. « A son issue, un arrêt du Conseil d'État permettra de déclarer le projet d'utilité publique. Ce n'est qu'ensuite que pourront intervenir les acquisitions foncières, travaux et mise en service, toujours envisagée à l'horizon 2020 », conclut Christian Dubost. Et ce malgré la vive opposition des riverains : « Nous sommes relativement sereins, a confié Christian Maudet. Si les associations se multiplient et qu'elles ne s'entendent pas, c'est l'État qui tranchera. Car une chose est sûre : le choix du tracé sera décidé fin 2011. »

Jean Couderc

En photo : Christian Dubost, directeur régional de Réseau Ferré de France, Christian Maudet, chef de mission GPSO et Patrick Castan, chef de pôle mission GPSO (© Jean Couderc)

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