À Toulouse, trois ans d'attente en moyenne pour obtenir un logement social

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Pour 2016, l'État fixe l'objectif de 15 000 logements à lancer dans la grande région
Pour 2016, l'État fixe l'objectif de 15 000 logements à lancer dans la grande région (Crédits : ON / Rémi Benoit)
L'Union sociale pour l'habitat Midi-Pyrénées présentait ce jour le bilan et les objectifs de production, ainsi que l'état de la demande de logements sociaux dans la grande région LRMP. Le nombre de logements progresse mais la demande aussi. Délai moyen d'attente : 3 ans dans la métropole toulousaine pour obtenir un logement social.

Très en retard il y a quelques années en matière de production de logements sociaux, le territoire de Midi-Pyrénées qui constitue désormais avec Languedoc-Roussillon la nouvelle grande région, serait en passe d'inverser la courbe. "Nous sommes l'une des régions les plus dynamiques de France sur le sujet", indiquait ce 25 février, Jean-Michel Fabre le président de l'Union sociale pour l'habitat (USH), lors de la présentation du bilan du secteur.

Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées est exactement la 4e région de France en production de logements sociaux après l'Ile-de-France, Rhône-Alpes et Paca, avec un parc de 261 000 logements, 500 000 personnes vivant en logement social, et la présence de 71 bailleurs sociaux. En 2015, 11 742 logements ont obtenu des autorisations de financements et 8 792 logements ont été livrés dans les 13 départements de la grande région.

Pour 2016, l'État a publié il y a quelques semaines ses orientations en matière de logements sociaux et fixé l'ambitieux objectif de 15 000 logements à lancer, dans la nouvelle grande région. "À ce jour, nous avons déjà 9 000 logements en cours", a assuré Jean-Michel Fabre, qui a aussi reconnu que cet objectif de 15 000 logements serait peut-être difficile à atteindre.

220 logements sociaux vacants en Midi-Pyrénées

D'autant que, derrière ces chiffres, la région, qui compte deux métropoles, dispose de territoires très hétérogènes. "Si la demande en logements sociaux est très forte à Toulouse et Montpellier, nous observons dans certains territoires 10 à 30 % de vacance dans le parc de logements sociaux et ce depuis plusieurs années", a décrit le président de l'USH. C'est vrai dans certains territoires ruraux de la région, comme le sud de la Haute-Garonne ou du Tarn, l'Aude ou la Lozère.

Sur le territoire de Midi-Pyrénées, l'USH avance le nombre de 220 logements vacants. "Un chiffre communiqué à la préfecture qui nous a récemment sollicité pour connaître le nombre de logements vacants dont nous disposions pour loger éventuellement des migrants. Mais ces logements vides ne sont pas situés dans la métropole", ont assuré les professionnels de l'USH.

Par ailleurs, si l'antenne midi-pyrénéenne met l'accent sur la rénovation de son parc avec 2 500 rénovations/an pour un montant moyen de 30 000 à 40 000 euros par logement, l'antenne de Languedoc-Roussillon mise plutôt sur la construction neuve.

Pourtant, les deux organisations professionnelles (l'USH Midi-Pyrénées et son homologue en Languedoc-Roussillon), qui ont prévu de fusionner fin 2017, devront dans les deux ans homogénéiser leur politique et tenir les objectifs fixés par l'État.

Dans l'agglomération toulousaine, 3 ans pour obtenir un logement

Si la production est en hausse, avec un nombre record de logements locatifs livrés en 2015 sur l'ensemble de la région, dans l'agglomération toulousaine, la demande est en revanche extrêmement tendue et progresserait de façon continue.

"En 2015, nous avons enregistré 29 000 demandes de logements sociaux, dont 32 % sont des demandes de mutation. Elles émanent donc de gens déjà logés dans le parc HLM. Ces dernières demandes augmentent même de façon exponentielle", souligne Sabine Veniel-Le Navennec, la directrice de l'USH Midi-Pyrénées, qui y voit une difficulté de plus en plus fréquente pour les locataires du parc social de basculer vers le privé.

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Commentaires
a écrit le 28/02/2016 à 1:13 :
J'entame ma 5ème année d'attente de logement et je n'ai jamais eu de propositions.
Je vis dans un vieil appartement du parc privé avec un loyer très cher et j'ai des enfants à charge.
J'ai déposé à 2 reprises un dossier Dalo avec pour résultat : refus.
Quand j'ai retrouvé un emploi, mon dossier n'a pas plus avancé. Que je travaille ou ne travaille pas, cela n'a rien changé. A qui je peux m'adresser pour que l'on me prenne au sérieux ?
Mes appels aux différents organismes HLM ne trouvent que réponses négatives. Je ne comprends pas tout ce temps à attendre sans savoir jusqu'à quand !
Alors quand je vois que le délai d'attente moyen est de 3 ans à Toulouse, je me demande comment se fait-il que ma demande dépasse largement ce délai moyen ????
A quand une proposition de logement ?

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