Figeac Aéro veut construire une usine entièrement robotisée dans le Lot

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Figeac Aéro produit de nombreuses pièces dans ses usines du Lot
Figeac Aéro produit de nombreuses pièces dans ses usines du Lot (Crédits : ON / Rémi Benoit)
Le sous-traitant aéronautique a décidé d'injecter 35 millions d'euros pour concevoir une nouvelle usine ultra-moderne à Figeac. Cet investissement doit permettre d'honorer la commande d'un demi-milliard de dollars reçue fin octobre 2014 pour la construction des moteurs Leap des A320neo. L'entreprise a l'ambition de devenir le leader européen de la sous-traitance aéronautique.

La petite entreprise lotoise fondée en 1989 a depuis bien grandi. Le sous-traitant aéronautique compte aujourd'hui près de 1 600 salariés répartis sur 7 sites à travers le monde et a enregistré 162 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2014. Par ailleurs, avec 320 millions d'euros, son PDG Jean-Claude Maillard constitue même la plus grande fortune professionnelle de Midi-Pyrénées du classement annuel établi par le magazine Challenges.

Prochain axe de développement annoncé le 10 mars dernier par le groupe : la robotisation d'une partie de ses activités. Figeac Aéro construit actuellement sur le site de son siège social, dans le Lot, une première usine entièrement robotisée pour un investissement total de 35 millions d'euros.

Une commande de 500 millions de dollars pour les moteurs d'A320neo

Cette nouvelle structure, qui devrait voir le jour d'ici à la fin de l'année, fabriquera des pièces pour le nouveau moteur Leap qui équipera les Airbus A320neo et les Boeing B737 Max. Des robots seront utilisés à toutes les étapes de la conception des pièces : du chargement de métal aux contrôles des produits. "L'usine n'emploiera que 40 personnes chargées du pilotage et de la surveillance au lieu de 120 sans cette automatisation", a expliqué le 10 mars lors d'une conférence de presse le PDG du groupe Jean-Claude Maillard. Le fondateur de Figeac Aéro précisait à cette occasion que la robotisation permettait de "vendre 20 % moins cher".

La nouvelle usine permettra d'honorer la commande géante décrochée fin octobre 2014 par le groupe. Figeac Aéro a signé un contrat d'un demi milliard de dollars avec la Snecma (Safran) pour la construction de moteurs Leap des A320neo et Boeing B737 Max sur les 10 prochaines années.

Le groupe vise 205 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2015

Figeac Aéro a annoncé par ailleurs le 12 mars dernier une activité en forte croissance pour l'exercice en cours.

"Au 3e trimestre, le chiffre d'affaires consolidé de Figeac Aéro s'élève à 51,2 M€, en progression de 21 % par rapport au 3e trimestre de l'exercice précédent, souligne ainsi le groupe dans un communiqué. Le groupe bénéficie toujours de la montée en cadence des grands programmes aéronautiques et profite, entre autres, de son positionnement fort sur le programme A350 d'Airbus, rentré en phase de commercialisation."

Pour 2015, Figeac Aéro vise désormais 205 millions d'euros de chiffre d'affaires. "En 2014, nous avons posé des bases solides pour notre développement futur avec la mise en œuvre d'un plan stratégique audacieux dont les principales étapes ont été l'implantation aux États-Unis et à Saint-Nazaire, et le gain de nouveaux contrats commerciaux emblématiques, analyse le PDG. Forts de ces succès, nos nouveaux objectifs de croissance rentable à horizon mars 2018 sont en adéquation avec notre ambition de devenir le leader européen de la sous-traitance aéronautique."

Le sous-traitant prévoit d'ici à 2018 d'atteindre 500 millions d'euros de chiffre d'affaires assorti d'un taux de marge compris entre 23 % et 25 %. Le 13 mars dernier, le groupe a annoncé en parallèle une levée de fonds de 20 millions d'euros après avoir émis plus d'un million d'actions auprès d'investisseurs institutionnels. Outre la construction de la nouvelle usine de Figeac, le groupe compte développer son activité via l'ouverture de filiales au Maroc et au Mexique.

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Commentaires
a écrit le 24/03/2015 à 10:21 :
L'investissement dans la robotisation de la production est le levier principal du développement de la productivité pour les entreprises françaises. La marge d'amélioration est immense par rapport à l'Allemagne et l'Italie qui sont déjà nettement mieux équipées. C'est là que les entreprises qui veulent se développer au lieu de disparaître doivent utiliser leurs marges qui se reconstituent.

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